mercredi, 23 février 2005

Intervention de P. Douste-Blazy -ministre de la santé - au forum des psy

"Alors, le dossier médical personnel. Soyons clair. Le dossier médical personnel, ce n’est pas un «état médical ouvert».

La mise en place du dossier médical personnel (DMP) ne se fera qu’à la condition que le secret soit préservé et, bien sûr, tout particulièrement, en ce qui concerne la santé mentale, l’approche psychique, la psychiatrie. Elle sera assortie, bien sûr, d’un contrôle.

Mais, moi, j’ai envie de vous dire : je ne veux pas qu’il y ait, sur le dossier médical, des données de l’ordre du psychique, du psychologique et du psychiatrique.
Lorsque j’ai réfléchi au dossier médical personnel, et que j’ai pris la décision de le mettre dans la loi, j’ai bien sûr pensé à cela.
Mais j’ai pensé à d’autres relations qui sont terribles :
- Relation entre dossier médical personnel et médecine du travail.
- Relation entre dossier médical personnel et médecine prédictive.

Aujourd’hui, on peut savoir si une petite fille de 10 ans, de 11 ans, a une prédisposition au cancer du sein. On peut savoir si un garçon de 10 ans a une prédisposition au diabète, à l’hypercholestérolémie. Et tout ça, c’est évidemment majeur, pour la suite des évènements, ces évènements personnels. Et si, la médecine du travail, et si l’assureur, connaissaient cela ?
Alors, ce serait le début d’une atteinte profonde de la liberté individuelle, à ce que nous sommes profondément.
Donc bien sûr, la psychiatrie, la maladie mentale, la psychologie, mais d’autres choses aussi. Nous n’en sommes qu’au début, en réalité.
Donc, moi, qui suis un épidémiologiste, un médecin de santé publique, j’ai envie du dossier médical, des donnés scientifiques mais, en mettant, au départ, des barrières et des limites à ne pas enfreindre.

Enfin, je voudrais vous dire que le dossier médical, pour moi, ce n’est sûrement pas le dossier médical d’un hôpital, le dossier médical d’un médecin, le dossier médical d’une clinique, c’est le dossier médical d’une personne humaine. Et donc, c’est absolument majeur de pouvoir réfléchir dans ce sens".

Discours prononcé le samedi 5 février 2005 devant 1200 psys au Forum des psys

Posted by Thierry Abiven on février 23, 2005 at 08:55 AM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mercredi, 09 février 2005

Le dossier RESIC VINGEANNE, "c'est tranquillisant"

M. et Mme Galotte n'ont jamais quitté Cirey-les-Pontalliers, dont ils sont natifs tous les deux. Sabotier de son métier, il a cessé de fabriquer des sabots quand les gens ont cessé d'en porter, et il est allé terminer sa vie active dans la fabrique de poudre locale. Il a aujourd'hui 85 ans, sa femme 81 ans. Ils attendent le retour des beaux jours pour bichonner les rosiers de leur jardin, objet de tous leurs soins et de leur fierté.

Quand elle a été hospitalisée l'année dernière, Mme Galotte est partie à l'hôpital avec son dossier RESIC. Sous autocoagulant, elle porte chaque jour les doses qu'elle prend quotidiennement sur une fiche conçue à cet égard. "L'interne qui a rempli mon dossier, et une infirmière du service ont trouvé ça très bien, très adéquat". Elle s'est aperçue qu'elle avait omis de faire noter sa hernie hiatale, Nadine, la secrétaire du réseau lui assure qu'il sera facile de réparer cet oubli.

Quand il a dû être hospitalisé lui aussi, M. Galotte n'avait pas encore son dossier RESIC. Mais depuis le malaise qu'il a eu en mai dernier et qui a paniqué sa femme, il l'a! "A l'hôpital, ça évite d'avoir à répéter les mêmes choses d'un service à l'autre. C'est tranquillisant ce dossier", clonclut Mme Galotte.

Source : Le Généraliste numéro 2317 vendredi 28 janvier 2005

Posted by Thierry Abiven on février 9, 2005 at 08:54 AM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

lundi, 20 décembre 2004

Accès aux soins

Jean-Luc Bernard, président du Comité interassociatif sur la santé (CISS)   

"Les inégalités dans l'accès aux soins risquent de s'aggraver"

Jean-Luc Bernard, président du Comité interassociatif sur la santé (CISS)
      

Le collectif interassociatif sur la santé -qui regroupe 25 associations de malades et d'assurés- est-il favorable à l'instauration du "médecin traitant"?

Sur le fond, nous n'avons rien contre l'idée selon laquelle un médecin pourrait jouer le rôle de pivot central du système. Une meilleure coordination des soins présente un réel intérêt pour les patients. Mais là où le bât blesse, c'est dans l'application d'un dispositif théoriquement simple et pratiquement compliqué.

Un exemple : la France a un sérieux problème de démographie médicale et, dans certaines régions ou dans certaines professions, plus aucun spécialiste n'exerce en secteur 1 -sans dépassements d'honoraires-. Dans ce cas, les patients n'auront pas le choix : ils seront moins remboursés et devront payer plus. Sauf à imaginer que le spécialiste consulté ait opté pour ce que l'Uncam appelle une "option de coordination". Mais le spécialiste en question y a-t-il financièrement intérêt ? Ce n'est pas évident.

A quelles autres difficultés vous attendez-vous ?

Nous redoutons que les patients adressés à un médecin "correspondant" n'aient le plus grand mal à être reçus dans les bons délais. La réforme n'apporte pas assez de garanties dans ce domaine, alors que notre système de soins est déjà très inégalitaire.

Tel praticien hospitalier, qui ne peut pas vous donner de rendez-vous à l'hôpital avant six mois, vous proposera un rendez-vous dans la semaine à son cabinet privé avec des dépassements d'honoraires... Les inégalités dans l'accès aux soins risquent de s'aggraver.

Que vous inspire la création du dossier médical personnel ?

Là aussi, sur le principe, nous sommes tout à fait d'accord. Le DMP constitue, par exemple, une véritable chance pour les patients victimes d'une affection de longue durée. Mais sa mise en place lente et progressive ne se présente pas sous les meilleurs auspices.

Si le gouvernement et l'assurance-maladie veulent que le DMP fonctionne comme prévu en 2007, ils devront mettre les bouchées doubles et choisir une certaine simplicité. Un groupement d'intérêt public devrait par ailleurs piloter le dossier. Le CISS souhaite y participer.

Avez-vous été associés à la préparation de la réforme ?

Très peu. C'est d'autant plus dommageable que nos réseaux pourraient guider les patients dans le nouveau système de santé, qui ne sera pas particulièrement limpide. La loi du 13 août 2004 nous a donné trois sièges au conseil de la Cnam -Caisse nationale d'assurance-maladie-et nous sommes en train de désigner nos représentants dans les caisses primaires. C'est un premier pas, qui permet de faire entendre la voix des malades. En revanche, le conseil de l'Uncam ne nous a pas associés à ses travaux.

Propos recueillis par Claire Guélaud

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU MONDE EN DATE DU 19.12.04

Posted by Thierry Abiven on décembre 20, 2004 at 10:00 AM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mardi, 14 décembre 2004

MEDISCS : support off line de données de santé pour chaque patient

MediscsMr DELBOURG (51 ans) est directeur associé d'une société innovante MEDISCS. Il propose une solution inédite, complémentaire au DMP, articulée autour de l'auto-appropriation de ses données de santé par le patient.

 

Présentez-vous brièvement.

Mr DELBOURG : J'assure la promotion d'un nouveau système de sauvegarde de l'information, destiné aux patients, futurs utilisateurs du DMP. La société MEDISCS créée en avril 2004 sur une idée du professeur Pierre RABISCHONG a développé un système breveté de back up des data du patient.

L'idée est de rendre possible la pleine possession des informations santé du patient par le patient lui même. Avec notre solution, le patient les transporte avec lui en toutes circonstances (y compris en cas d'urgence).

 

Comment ça marche précisément?

Mr DELBOURG :MEDISCS est un support off line de data. Cela peut être un CD, un DVD, une clé USB. Le patient présente celui-ci à son médecin. Le médecin va le prendre, l'introduire dans son lecteur afin de prendre connaissance des informations dont il a besoin.

Le médecin fait sa consultation. Il tape son ordonnance (cela est valable également pour les radios numériques et les examens biologiques).

A ce moment, deux possibilités :

soit, le médecin grave directement ces informations là sur le CD. Dans ce cas, MEDISCS se connecte au serveur automatiquement pour le mettre à jour.

Soit le médecin les transfert au serveur de données de santé personnel. Dans ce cas, MEDISCS rapatrie les informations additionnelles du serveur au support off line.

 

Tout cela a l'air très simple d'emploi! Pouvez-vous nous décrire le procédé en question?

Mr DELBOURG : Le CD (si c'est un CD) contient une application de démarrage, compatible Mac et PC. En fait, cette application démarre un serveur local http entièrement écrit en java et fonctionnant sur un URL local.

Pour lire les informations, on se contente de communiquer avec ce serveur local.

Pour s'assurer du transfert des informations du support off line (donc du serveur local) au serveur externe (le fameux hébergeur de données de santé personnel), on établit une connexion sécurisée « maison ».

Ensuite, il reste à contrôler le différentiel de contenu entre l'un et l'autre et assurer la mise à jour du serveur qui dispose le moins d'information. Dans les faits, on compare les numéros d'enregistrement. Si le serveur local affiche 100 enregistrements et le serveur distant, 104, on rapatrie l'enregistrement 101, 102, 103 et 104 du serveur distant au support off line MEDISCS. Le procédé de gravure est géré automatiquement, y compris la taille restante sur le support par rapport au besoin de la gravure.

 

Décrit comme cela, votre procédé semble ingénieux et vraiment novateur! Mais, il risque de coûter cher à l'utilisateur?

Mr DELBOURG : Pas du tout! Les hypothèses actuelles oscillent entre 10 et 15 euros, en précisant qu'il s'agit d'un règlement une fois pour toute! MEDISCS est donc accessible à tous et garantit une réelle possession de ses informations santé.

 

Comment est reçue votre procédé par les décideurs institutionnels?

Mr DELBOURG : Très bien, une démonstration concrète du procédé MEDISCS est toujours meilleure qu'une explication simplement orale. Nous avons rencontré Mr COULOMB et Mr Alexandre MOATTI. En plus, les associations de patients sont très positives à notre égard.

 

Et les perspectives commerciales sont-elles bonnes?

Mr DELBOURG : On ne peut rien dire pour le moment mais des partenaires industriels ont déjà fait connaître leur vif intérêt étant donné la compatibilité de MEDISCS avec la prestation d'hébergeur de données de santé.

Entretien réalisé par T. Abiven le 2 décembre 2004 par téléphone. Les visiteurs du blog www.dossier-medical.info/ seront tenus au courant de l'évolution de ce procédé novateur. Un compte-rendu du colloque organisé par MEDISCS (voir le programme et les intervenants plus bas) sera diffusé sur le blog dès sa parution.

 

Coordonnées de MEDISCS :
Tel : 04 99 63 68 30 - Fax : 04 99 63 68 39

 

Posted by Thierry Abiven on décembre 14, 2004 at 08:58 AM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

vendredi, 10 décembre 2004

Chat sur le DMP

Le secrétaire d'Etat, Monsieur Xavier Bertrand a participé à un chat sur l'internet. Il a ainsi répondu aux questions des nombreux présents derrière leur clavier.

Lire l'intégralité du dialogue : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/discours_9/reforme_assurance_maladie_texte_51800.html

Jeff : À quoi va servir le DMP ? Quels sont les exemples concrets d’utilisation ? Est-ce que mon médecin connaîtra tout mon passé médical ?

Xavier Bertrand : Quand Jeff ira voir son médecin, il aura sa carte vitale avec photo, que nous aurons tous dès 2006. Il mettra sa carte dans le lecteur de carte du médecin, le médecin mettra sa carte professionnelle de santé, et il aura sur l’écran tous les renseignements sur Jeff : ses allergies, ses traitements en cours, etc. On commencera le DMP à partir de sa constitution (en 2007 sur tout le territoire), on ne connaîtra pas tout le passé. Nous visons deux objectifs principaux. Eviter la iatrogénie, c’est-à-dire les interactions médicamenteuses, les médicaments qui ne fonctionnent pas bien entre eux et causent de réels problèmes. 350 personnes par jour en France rentrent à l’hôpital à cause de problèmes de médicaments, ce qui occasionnerait environ 8 000 décès par an ! Nous voulons que le médecin sache exactement ce que le patient prend, ce qui a été prescrit par d’autres médecins... L’autre objectif : éviter les examens inutiles. Beaucoup d’examens, 15 %, sont faits en double. C’est 1,5 milliard d’euros par an. Ce dossier médical personnel, c’est comme si, chaque fois que vous allez chez le médecin, vous emportiez votre dossier. Ce système sera sûr, simple et confidentiel. La carte vitale 2 sera la clé d’entrée de ce dossier. Les gens qui ont Internet pourront aussi consulter leur dossier médical personnel. Le patron du dossier médical, ce sera le patient.

Karine : Je m’inquiète de l’informatisation des dossiers médicaux. Dans quelle mesure la vie privée sera bien protégée ? On peut malheureusement envisager des ventes de données médicales personnelles à des entreprises... Merci par avance de votre réponse.

Xavier Bertrand : Surtout pas, c’est d’ailleurs prévu dans la loi, nous avons apporté toutes les protections nécessaires. Nous avons travaillé d’ailleurs avec l’Ordre des médecins de manière à garder la confidentialité des données. Pour nous, la sécurisation, c’est la priorité des priorités. Tout ceci, c’est marqué noir sur blanc dans le texte de loi, nous sommes très vigilants sur cette question. Il n’y aura pas la possibilité de transmettre à qui que ce soit les informations de ce dossier, ni employeurs ni assurances.

Ortho : Toutes les professions de santé auront-elles accès aux données et à entrer des données du dossier médicales ou bien l’accès sera-t-il hiérarchisé ?

Xavier Bertrand : Dans en premier temps, le dossier médical, ce sera le médecin et le patient. Mais le dossier médical personnel, c’est comme un escalier qu’on monte marche par marche. En 2007, ce sera la première marche : lutter contre la iatrogénie, éviter les examens redondants. Il faudra ensuite que d’autres acteurs puissent alimenter ce dossier. Il semble que les pharmaciens puissent y figurer. Mais le coeur de ce dossier médical personnel, ce sera la relation de confiance entre le patient et le médecin.

140 : Les pharmaciens auront-ils accès au DMP ?

Xavier Bertrand : Si on veut lutter contre la iatrogénie, les problèmes de santé liés aux médicaments, je ne vois pas comment on pourrait exclure les pharmaciens. La question que nous leur posons, c’est : vouloir renseigner le dossier médical, très bien, mais de quelle façon ? Les pharmaciens sont en train de regarder comment ils pourront y collaborer.

Coy : On se souvient tous du cuisant échec du carnet médical papier, pourtant d’un fonctionnement simplissime. Quels sont les moyens financiers que vous allez déployer pour éviter un deuxième revers, en sachant que l’élaboration du DMP est d’une élaboration bien plus sophistiquée ?

Xavier Bertrand : Maintenant, avec l’informatique, on sait répondre à toutes les questions. Le carnet de santé n’était pas obligatoire, alors que le dossier médical personnel le sera. S’il le veut, le patient pourra ne pas l’avoir, mais il sera moins bien pris en charge. 89 % des Français se disent prêts, aujourd’hui, à utiliser le dossier médical personnel. Le dossier médical personnel, c’est avant tout un meilleur outil pour la qualité des soins. Si je tombe inanimé dans la rue, il est important de savoir, par exemple à quels médicaments je suis allergique. C’est avant tout la qualité des soins qui est au coeur de ce dossier médical personnel. Ce ne sera pas comme le carnet de santé, car il sera obligatoire.

Ortho : Le DMP a-t-il pour objectif la réduction des dépenses ou bien une réelle coordination des soins ?

Xavier Bertrand : La meilleure coordination des soins et la qualité des soins avant tout. Mais on voit que ce qui est bon pour soi est aussi bon pour la sécurité sociale. Si on évite 15 % d’examens inutiles et qu’on économise 1,5 milliard d’euros, je préfère les utiliser pour la prise en charge d’une maladie nouvelle. Nous voulons dépenser mieux, et il y a des dépenses inutiles, je préfère les économiser.

.....

Jeff : Si je comprends bien, le DMP est fait pour améliorer la sécurité de la prescription des médicaments et éviter de refaire des examens inutiles. Le système informatique envisagé est basé sur l’équivalent électronique de l’ordonnance papier ou du compte rendu papier d’examen de labo. Ne pensez-vous pas qu’il faudrait plutôt utiliser des données que des documents, car il est plus facile de comparer des données entre elles, par exemple pour la prescription d’un nouveau médicament en la comparant avec les précédentes prescriptions pour éviter des interactions médicamenteuses ?

Xavier Bertrand : C’est technique, mais c’est tout à fait ça. L’idée, c’est que c’est le médecin qui va rentrer les données dans le dossier médical personnel. Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir les éléments diagnostiqués et la prescription du médecin. Cela a beau être informatisé, nous voulons que l’humain passe dans ce dossier. En plus, il faut savoir que le dossier médical personnel n’est pas conçu dans le bureau d’un ministère, nous le mettons en place avec les professionnels et les associations d’usagers. Nous voulons que ce dossier soit simple à utiliser et qu’il réponde aux questions dont nous avons parlé tout à l’heure.

Floréal : J’ai cru comprendre que les patients pourraient masquer certaines infos qu’ils voudraient garder secrètes. Exemples : maladies mentales, IVG, toxicomanie...

Xavier Bertrand : C’est vrai, comme aujourd’hui. Aujourd’hui, quand on va chez un médecin, on n’est pas obligé de tout lui dire. Ce sera la même chose dans le dossier médical personnel. J’ai tendance à croire que plus on dit de choses au médecin, mieux c’est, mais on garde le choix et la liberté de le dire ou pas. La réforme, c’est une évolution dans notre système de santé, pas une révolution.

Favreuse : Dans d’autres pays les investissements destinés au dossier médical personnel sont beaucoup plus importants que ce que l’on a lu pour le mettre en place en France. Comment expliquer cette différence ?

Xavier Bertrand : C’est parce que, dans ces pays-là, ils ont voulu tout construire tout de suite. Je pense qu’il vaut mieux avoir une démarche très pragmatique, évolutive. On dit parfois que le mieux est l’ennemi du bien. Nous avons décidé d’y aller progressivement, avec les professionnels.

Paul Soque : Combien va coûter le DMP ?

Xavier Bertrand : Je ne peux pas répondre aujourd’hui à Paul, car, comme on est en train de réfléchir à ce que l’on va mettre exactement dans ce dossier, avec les médecins et les autres professionnels. Nous aurons au début de l’année le cahier des charges, et là, nous interrogerons les industriels. Aujourd’hui, nous n’avons donc pas d’idée précise. Je suis désolé.

Sab : Comment les données du DMP seront-elles protégées des regards et des usages abusifs alors qu’elles transiteront par Internet ?

Xavier Bertrand : Est-ce qu’on fait confiance à Internet ou pas ? Avec le code personnel et confidentiel, avec un hébergeur qui devra répondre à des normes de sécurité importantes, je pense que nous avons toutes les garanties. Par ailleurs, pour pouvoir le lire chez le professionnel de santé, il faudra cette double entrée : votre code et le code professionnel de votre médecin. Il y a une double sécurisation. Je fais confiance au système informatique, d’autant plus que les normes de sécurité seront renforcées d’ici 2007.

Caladois : Les médecins devront-ils changer leur matériel informatique pour lire le DMP ?

Xavier Bertrand : Aujourd’hui, il y a un certain nombre de matériels utilisés par les médecins qui sont compatibles. En général, on change un ordinateur au bout de trois ou quatre ans. Le parc informatique sera donc en partie renouvelé d’ici 2007. Concernant Internet, le haut débit est en train de progresser rapidement. Aujourd’hui, nous avons un parc informatique de 85 %, le chiffre d’utilisation chez les médecins n’est pas tout à fait celui-ci, mais ils disent qu’ils sont prêts à mettre le turbo.

Posted by Thierry Abiven on décembre 10, 2004 at 06:09 PM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

lundi, 29 novembre 2004

Entretien avec l'animateur du blog anglophone sur le dossier médical partageable

Philippe Collet propose un nouveau blog, anglophone, centré sur le dossier médical partagé, tel qu'il va être pratiqué dans le monde anglo-saxon et plus particulièrement aux Etats-Unis, Canada, Irlande et Royaume Uni.

L'entretien que nous avons avez lui ici a pour but de faire connaissance et d'en connaître d'avantage sur ses intentions.

Question : Présentez-vous brièvement...

Réponse : 50 ans, père de deux enfants, franco-britannique, ancien élève de Sciences-Po, diplômé d'HEC, ancien manager au sein de multinationales, aujourd'hui conseil en entreprise.

Question : Pourquoi un blog anglophone sur le dossier médical partageable?

Pour se concentrer sur les spécificités anglophones, tant dans la mise en oeuvre des projets que dans les finalités, pour apporter un éclairage particulier en établissant des comparaisons entre les univers dans lesquels ces mesures seront appliquées, la façon dont chacun est impliqué.

Question : Comment concevez-vous un blog sur le dossier médical partageable aujourd'hui?

C'est un lieu virtuel accessible, simple d'utilisation, offrant une réelle possibilité de dialogue, d'échanges. Il n'exclut pas professionnalisme et rigueur de tous les jours.

Question : Allez-vous simplement proposer la version américano-anglaise du blog français ou allez-vous dans une direction différente?

IL commencera par se fonder sur l'expérience française, puis la version US et UK va mener sa propre vie, en respectant les demandes des visiteurs et allant dans le sens d'une information condensée afin de permettre à chacun d'en prendre connaissance rapidement.

Question : Selon vous, les anglo-saxons sont-ils mieux préparé au dossier médical partageable que les français?

Réponse : En vérité, personne n'est vraiment préparé à la nouveauté quand celle-ci implique des changements de comportement, de perception intenses. Les anglo-saxons ont ceci de particulier par rapport aux français notamment, c'est le fait qu'ils intègrent les NTCI plus facilement dans leur démarche, que leurs méthodes de travail sont fondées sur le groupe, et qu'ils restent sensibles naturellement à des arguments de rentabilité, de maîtrise des dépenses (ce qui a été loin d'être le cas en France...). Ces éléments peuvent les aider à intégrer le dossier médical partagé plus facilement, d'autant que sa mise en oeuvre fera l'objet d'un plan réaliste, en se donnant le temps de l'adaptation, voire de la correction des objectifs s'il y a lieu. Ces deux derniers points ne semblent pas acquis en France.

Posted by Thierry Abiven on novembre 29, 2004 at 08:50 AM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

vendredi, 12 novembre 2004

Entretien avec le Dr M. Gortchakoff (diffusé dans la newsletter n°1)

Le docteur Michel GORTCHAKOFF, président du comité national d'information contre la drogue, s'est manifesté très tôt à nous, via un article favorable au dossier médical personnel.
Il m'a semblé naturel de lui demander d'ouvrir une série d'entretiens sur le dossier patient partagé.

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" Si le patient ne se sent pas directement propriétaire et acteur de son propre dossier de santé, je crains fort que celui-ci n'intéresse que les gestionnaires administratifs pour surveiller le bien fondé des remboursements". Michel Gortchakoff
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Question : Comment vous présentez en quelques mots?
Réponse : J'ai 52 ans, je suis père de deux enfants, j'ai un cabinet de radiologie à Paris et depuis six mois, j'ai pris la présidence du C.N.I.D., fondé il y a 25 ans par le professeur LECHAT, le président de l'académie de médecine et le président de l'académie de pharmacie.
J'ai abordé les problèmes d'alcoolisme à l'hôpital Broussais chez le professeur François BESANCON dès 1973.  Et je me suis aperçu dans cette pathologie à quel point un dossier médical bien tenu, était primordial pour le suivi du patient.

Question : Alors, puisque vous introduisez le sujet, quel était le contenu de ces dossiers médicaux et comment étaient-ils tenu, avant d'aborder leur phase d'informatisation et de mise en ligne?

Réponse : On y trouvait une multitude de détails : détails de l'interrogatoire du patient, description de la survenu de la maladie, description des symptômes, détail de l'examen clinique revu et corrigé à mesure des visites successives, le tout manuscrit sur le bord d'un lit et donc souvent difficilement déchiffrable. Dans la deuxième partie, on pouvait avoir la chance de trouver un courrier de synthèse du chef de service et les examens complémentaires.

Le dossier médical de cette époque représentait le pensum pour les étudiants en médecine. En effet, ils devaient remplir ces dossiers concernant leurs malades et l'examen de ce dossier par le chef de service était source de remontrance publique, en règle générale. On aurait pu se demander si ce « dossier » n'était pas simplement un exercice pour les étudiants. Au bout de plusieurs hospitalisations du même patient, son dossier devenait difficilement utilisable.
Dans les services de radiologie par la suite, j'ai pu voir avec quel difficulté, on pouvait extraire d'un dossier, les éléments indispensables au radiologue pour conduire son examen.

Question : On se situe au début des années 70,  quelle a été l'évolution du dossier médical?
Réponse : Le dossier médical a beaucoup changé en même temps que la médecine. Les multiplications des spécialisations et la dévalorisation du statut du médecin généraliste (entre les années 70 et 80) ont rendu nécessaire une bonne communication des informations autrement que par  un simple courrier d'accompagnement. Parallèlement, l'informatisation a commencé à se développer. Ainsi ont vu le jour des dossiers médicaux dont l'archivage a été informatisé (plus que les dossiers eux mêmes) dans chaque hôpital et clinique. Mais il n'y avait aucun suivi de dossier pour les patients en médecine de ville.

Question : Mais des logiciels de dossiers médicaux sont apparus?
Réponse : Ces dossiers ne sont en fait que des outils du médecin où il note ses observations et ordonnances avec classement par patient. On ne peut pas vraiment appeler cela un dossier du patient.

Question : Alors, pour vous docteur, qu'est ce que le dossier du patient?
Réponse : J'ai appris de mes maîtres qu'un être humain, ce n'était pas un système nerveux, plus un coeur, plus un tube digestif, etc. Un être humain forme un tout. Si l'on veut un dossier patient, il faut avoir toutes les données rassemblées. On n'opère plus un coeur sans connaître l'état dentaire du patient, ni une hanche sans regarder s'il y a des calculs dans la vésicule. Certains patients très ordonnés classent parfaitement leurs documents médicaux et font même des fiches de synthèse de leur pathologie. Mais je n'ai jamais vu jusqu'à présent, sauf quelques vieux médecins, des praticiens consigner autre chose que ce qui concerne leur spécialité.

Question : Mais le dossier du médecin généraliste, ce n'est pas le dossier du patient?
Réponse : Malheureusement aujourd'hui, les gens n'ont plus qu'un seul médecin généraliste mais vont voir l'un ou l'autre et en général à l'insu des uns et des autres. D'où l'absence de dossier complet.

Question : Donc, si je vous suis, le médecin référent représente la réponse à ce « désordre »?
Réponse : Le médecin constitue certainement une nécessité pour qu'un dossier médical rempli par un médecin ressemble à quelque chose. Mais le patient devient otage de ce médecin référent qui le « tient » par son dossier.

Question : Je ne comprends plus : le référent, c'est bien ou pas du tout?
Réponse : Le médecin référent est une bonne chose dans une médecine de caisse ou d'établissement public. Il devient très sujet à caution dans le cadre d'une médecine libérale. Par contre dans le cadre d'une médecine de santé publique (et le problème de la toxicomanie qui m'intéresse particulièrement aujourd'hui entre dans ce cadre) l'intérêt de la centralisation des informations du patient, devient primordial.

Question : Pouvez-vous développer ce qu'est une médecine de caisse?
Réponse : C'est par exemple le système anglais où le médecin où les médecins deviennent des fonctionnaires.

Question : Vous voulez dire que le dossier médical partagé devient l'outil de la fonctionnarisation de la médecine?
Réponse : Je pense surtout qu'il risque de devenir un repoussoir vers une médecine où les patients ne seront plus que peu ou mal remboursés.

Question : C'est très grave ce que vous dites car le dossier médical partagé, c'est aussi la possibilité de mieux servir le patient. Ne risque-t-on pas de passer à coté?
Réponse : Dans mon expérience, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, les meilleurs dossiers que j'ai vu étaient tenu par les patients eux mêmes. Je sais que c'est difficile à concevoir mais si le patient ne se sent pas directement propriétaire et acteur de son propre dossier de santé, je crains fort que celui-ci n'intéresse que les gestionnaires administratifs pour surveiller le bien fondé des remboursements.

Question : Le patient doit-il détenir les clefs de son dossier?
Réponse : Quand un patient consulte un médecin, celui-ci est bien forcé de faire confiance dans ce que lui dit son patient. Et parfois, le médecin se trompe car le patient n'a pas toujours la preuve d'un ancien diagnostic ou d'un traitement. C'est donc bien au patient qui vient en consultation avec son dossier et avec sa maladie, de faire coïncider les deux pour que son médecin le comprenne. Il n'y a pas plus intéressé que le malade à la bonne gestion de son dossier, ceci, en dehors des fous ou des resquilleurs contre lesquels aucun système informatique permettra de se prémunir de façon fiable. Par ailleurs, le projet de réforme veut lutter contre le nomadisme médical des patients, mais il faut tenir qu'aujourd'hui les populations sont de plus en plus nomades par obligation professionnelle la plupart du temps. C'est pourquoi je suis convaincu que c'est au patient de détenir les clefs de son dossier.

Question : Comment s'y prendre pour un patient détenteur de son dossier, pour le tenir et l'enrichir correctement et de façon utile?
Réponse : Tout d'abord, on parle de patient alors qu'un dossier concernant l'état de santé de quelqu'un ne signifie pas obligatoirement qu'il est malade. Ce dossier doit être le prolongement du dossier de santé des nouveaux nés. Si certaines contraintes légales (vaccination) doivent être certifiées par un médecin, les antécédents familiaux et personnels, ainsi que le suivi de certaines données (taille, poids, etc), constituent des éléments qui peuvent être aisément pris en charge par le propriétaire du dossier. Pour le reste, il s'agit d'un archivage de données médicales : diagnostics, ordonnances, traitements, compte-rendus d'hospitalisation, etc. Je pense que des patients bien organisés et motivés, peuvent très bien gérer leur dossier médical par eux même avec un petit coup de main de temps en temps de leur médecin.

Question : Vous incitez les gens à s'investir dans le dossier patient, à se l'approprier?
Réponse : Je verrai assez bien un dossier médical sécurisé accessible par l'internet (comme les comptes bancaires) avec des informations santé, des conseils d'utilisation, des alarmes sanitaires, ainsi que bien sûr des fonctionnalités simples à mettre en oeuvre pour gérer son dossier. Certes, le médecin peut se sentir déposséder mais la Loi va dans ce sens.

Question : Et le secret médical?
Réponse : Le secret médical consiste à préserver la vie privée des individus. Qu'un dossier soit sur l'internet, dans le tiroir du bureau du médecin ou sur l'armoire de la chambre à coucher, je pense que c'est peut être encore plus dans un serveur informatique et sécurisé dans les règles de l'art qu'il encore le mieux protégé.

Fin de l'entretien

Rappel : le médecin référent constitue une disposition de la nouvelle loi.

Posted by Thierry Abiven on novembre 12, 2004 at 08:21 AM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

lundi, 08 novembre 2004

L'hôpital se prépare

[ INTERVIEW ]
C.-H. Tonneau (Groupe hospitalier du Havre) : « Nous avons fusionné DSI et direction informatique médicale »
Le Groupe hospitalier du Havre refond son système d'information pour accueillir le dossier médical partagé. Il réorganise ses données médicales avec la base Oracle HTB et les stocke sur des serveurs à haute disponibilité HP Trucluster.

Lire la suite http://www.01net.com/article/251286.html

Posted by Thierry Abiven on novembre 8, 2004 at 08:41 AM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

vendredi, 05 novembre 2004

Madelin le libéral ne voit toujours rien venir...

La réforme de l'assurance-maladie est un succès politique, mais elle ne convainc pas le député d'Ille-et-Vilaine. Loin s'en faut.

Par Gilles Denis Figaro Magasine
[09 octobre 2004]

Alain Madelin est catégorique : il abandonnera la politique... si la réforme Douste-Blazy réussit. Le goût du risque serait-il toujours le trait majeur de caractère du député d'Ille-et-Vilaine ? Pas sûr. «J'avais pris le même pari lors de la réforme Juppé», confesse, dans un éclat de rire, le très libéral ancien ministre de l'Economie. Et Madelin est toujours là, bien là et en pleine forme. Disert avant l'annonce de la réforme, discret lors du débat parlementaire, il n'a pas renoncé à sa liberté de ton et de parole que savourent depuis hier en Avignon les 500 présidents de commissions médicales des cliniques du groupe Générale de Santé, réunis en congrès pour parler de la T2A (traduction : la «tarification à l'activité», nouveau mode de financement des établissements de santé) et de la réforme de l'assurance-maladie.

La réforme, justement. Il en sourirait presque. S'il concède qu'il s'agit d'un beau succès politique, il est beaucoup plus sévère sur le fond : «On a fait semblant de réformer, les opposants ont fait semblant de s'opposer...»

Il ne s'agit finalement selon lui que d'une «perestroïka médicale», avec pour credo la transparence (celle de la Haute Autorité de santé, chargée d'examiner la pertinence des actes remboursés) et un acte de foi : la croyance dans la puissance informatique, grâce au dossier médical personnel et partagé, permettant, entre autres, d'éviter les actes redondants, inutiles et coûteux.


On aurait pourtant pu croire qu'une réforme prônant la responsabilisation des acteurs trouverait grâce à ses yeux. Mais non. L'Union nationale des caisses d'assurance-maladie chargée de piloter le système ? Elle ne sera peut-être qu'un futur «lieu de marchandages, où si l'on ne peut plus payer, on discutera avec les assurances complémentaires et les mutuelles». Sa crainte ? Qu'elle instaure un mécanisme de «déremboursement progressif», basé sur un écrémage du risque, le plus lourd étant à la charge de l'Etat, le reste, du ressort des mutuelles.


Autre mesure phare, l'euro par consultation à la charge du patient : il ne le condamne pas, mais n'est pas sûr de son impact économique. Par contre, il est certain qu'il ne peut constituer «un instrument de régulation». En clair : les instruments choisis ne sont pas les bons. Un seul paraît réellement efficace à Madelin, l'économiste libéral : la délégation de gestion de service public. Une utopie ? Pas forcément. Des expériences sont menées au Portugal ou dans le Piémont italien, où la gestion d'un hôpital public a été confiée à un groupe privé (qui n'est autre que... la Générale de Santé).


Il veut un vrai marché de la santé

Mais, poursuit-il, «la logique de la réforme est toujours celle d'une économie administrée, marquée par le contrôle des prix, l'encadrement budgétaire et un payeur aveugle. On reporte la charge des déficits et dans les faits on rentre dans une logique de déremboursements».


A dire vrai, il n'attend pas grand-chose de l'acte II de l'an I de la réforme, le débat sur la loi de financement de la Sécurité sociale : «La vraie ambition serait celle d'une économie de la santé, régulée par les prix.» Un marché où la concurrence jouerait pour l'assureur (dans le choix des prestataires de soins) et pour l'assuré (dans le choix des assureurs prenant en charge 100% des dépenses dès le premier euro). Une optique qui n'a pas été celle retenue par le gouvernement, ni d'ailleurs par les assureurs qui, après avoir longtemps réfléchi dans les années 90 à cette perspective, ont accompli un «roll back» spectaculaire, préférant se concentrer sur le rôle des «complémentaires».


Mais si les institutions se dérobent, ne peut-on parier, comme le fait la réforme, sur un vrai changement des comportements individuels ? «Sans doute, seulement, sera-t-il aussi vertueux qu'escompté ?» s'interroge Alain Madelin, avant de raconter une histoire qui lui plaît beaucoup : «Il y a quelques années, les communistes chinois ont lancé une campagne de dératisation. Pour chaque queue de rat, les Chinois touchaient une prime. Qu'ont-ils fait ? Ils ont élevé des rats...»

Posted by Thierry Abiven on novembre 5, 2004 at 07:37 AM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

jeudi, 21 octobre 2004

Van Roekeghem donne le ton

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Les nouveaux parcours de soins sont censés produire des économies considérables dès 2005. Comment concilier cet objectif avec les exigences des syndicats sur la rémunération du médecin traitant, du spécialiste consultant ?

Le médecin traitant et les parcours des soins ne sont pas prioritairement des outils de maîtrise des dépenses mais d'amélioration de la qualité des soins. Cela dit, il s'agit effectivement que la négociation qui s'ouvre contienne des éléments permettant à la fois de soigner mieux et d'être porteurs d'économies. La mise en place de la coordination se traduira naturellement par une optimisation médicalisée des dépenses. Quand un médecin connaîtra le dossier médical du patient et pourra accéder aux examens déjà réalisés, notamment à l'hôpital, il s'ensuivra des économies. Il s'agit aussi de valoriser les missions respectives des médecins généralistes et des spécialistes, en optimisant leur intervention dans un souci de valeur ajoutée et de santé publique.


La suite : http://65.54.244.250/cgi-bin/linkrd?_lang=FR&lah=28dcd2818d8e8c330550707cfbd2fbf8&lat=1098354870&hm___action=http%3a%2f%2fwww%2equotimed%2ecom%2fjournal%2findex%2ecfm%3ffuseaction%3dviewarticle%26Dartidx%3d195526%26dnews%3d136496%26Newsid%3d20041020

Posted by Thierry Abiven on octobre 21, 2004 at 12:42 PM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

samedi, 24 juillet 2004

Jean-Marie Le Guen (du Parti socialiste) sur RMC interrogé par O. Truchot

Vous rejetez en bloc la réforme de l'Assurance maladie. Mais si on prend dans le détail les mesures de cette réforme : le dossier médical personnel ?

- "L'idée d'avoir un dossier médical électronique est une bonne idée, la question est comment on le met en place. La première idée que nous avons, nous, c'est que les gens doivent adhérer à cette idée et que l'on ne doit pas l'imposer..."
.

Je me souviens d'un B. Kouchner, qui y était plutôt favorable...

- "Tout à fait, l'idée est bonne. Elle n'est d'ailleurs pas nouvelle et elle est présente dans toutes les expérimentations qui sont mises en place. L'idée de se servir d'Internet, de l'électronique, pour rassembler et pour faire circuler l'information est une idée, j'allais dire, d'évidence. La question est que lorsque qu'on l'impose dans haut, brutalement d'une part, et deuxièmement, quand on le fait d'une façon suffisamment brutale et rapide, c'est que l'on ne prend pas de précaution véritable, de mon point de vue, sur le secret médical, sur le droit des malades.
Nous avons beaucoup travaillé cet article du projet de loi, et il s'est amélioré un petit peu. Reste la faisabilité, pour laquelle nous avons un certain nombre d'interrogations, du moins de la faisabilité dans les délais et avec les résultats économiques qu'attend le ministre.
C'est-à-dire qu'il prétend que dans deux ans, on va avoir 2,5 milliards d'euros d'économie sur ce dossier, ce qui n'est pas sérieux. Par contre, l'idée d'avoir quelque chose qui nous permet de mieux faire circuler l'information est une bonne chose."

Posted by Thierry Abiven on juillet 24, 2004 at 11:19 AM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

vendredi, 16 juillet 2004

Allusion du Président de la République, Mr J. Chirac au dossier médical partagé, lors de son intervention du 14 juillet

>Monsieur le Président de la République, Jacques CHIRAC a commenté l'importance du dossier médical partagé, en le qualifiant de "grande affaire". Il a expliqué aux français les avantages qu'il voyait dans ce nouvel outil et fait important, Monsieur CHIRAC n'a pas réduit le dossier médical à un objectif de réduction des coûts de santé. Il a très largement insisté sur ses apports essentiels dans la gestion de santé individuelle.

Posted by Thierry Abiven on juillet 16, 2004 at 11:22 AM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack