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"Le Chantier du DMP : point d'étape"

Ass_nationale_1 Le Mardi 23 mai 2006 se déroulera à l'Assemblée nationale la deuxième édition des Rencontres parlementaires sur le DMP.

Celes-ci s'organiseront autour de deux tables rondes :

- 1°) quelle structure pour le DMP afin d'optimiser la qualité des soins?
- 2°) l'intégration du DMP dans le système de soins existant : quel cadre organisationnel? quels défis à relever?

Organisées par Yves BUR (député et président du Groupe d'études sur le médicament et les produits de santé) et Jean-Marie LE GUEN (député et vice-président de l'Office parlementaire des politiques de santé).

En présence de Xavier Bertrand (ministre de la santé).

Pour les inscriptions, débrouillez-vous (n'ayant pas reçu de demandes d'affichage de la part des organisateurs). Pour ma part, j'y vais (c'est gratuit.../ faut quand même y consacrer sa journée!) et je vous présenterai un compte-rendu. Vu les intervenants, je m'attends - je peux me tromper - à ce qu'on nous joue un air de "tout va bien Mme la Marquise"...

ISIS-ESSEC "Matins de l'innovation" sur le DMP (entre autres sujets)

Les professeurs, associés de recherche et étudiants de la Chaire et de l’Institut pour l’Innovation et la Stratégie dans les Services

présentent les "Matins de l'innovation"

http://www.essec-serviceinnovation.com/fr/index.html

le JEUDI 6 AVRIL 2006 de 8h30 à 10h30

A LA MAISON DES ESSEC – 70, RUE CORTAMBERT – Paris 16eme

sur le thème principal :

Productivité et personnalisation du service : le levier technologique

 

 

Dans ce cadre, plusieurs responsables témoignent de leur expérience :

 Fabio del Giudice, Manager, CSC

« Dématérialisation des factures, quand la technologie permet un réel retour sur investissement »

         Thierry Abiven, Directeur Associé, Hygie France

« Dossier Médical Personnel : une personnalisation accrue des services de santé»

            Sébastien Richer, Directeur Commercialisation et Organisation Service, BMW 

« Personnalisation du service grâce au levier technologique dans le domaine de l’après-vente chez BMW »

Animé par Hervé Mathe et David Morin

Renseignements :

[email protected]

Tél. : 33 (0) 1 34 43 28 29

Fax : 33 (0) 1 34 43 30 01

Lire la suite "ISIS-ESSEC "Matins de l'innovation" sur le DMP (entre autres sujets) " »

Identité médicale numérique : État des lieux

Stocker, consulter les données médicales, qui exécute et qui autorise ces opérations? Alors que quatre décrets sur le dossier médical sont en voie d'adoption et six consortiums sélectionnés pour mettre en œuvre les phases de préfiguration, la Commission juridique du Chapitre français de l'Internet Society (www.isoc.fr/) vous invite à en débattre le jeudi 15 décembre 2005, entre 19h00 et 21h00, au cabinet Iteanu & associés, 164 rue du Fbg-St-Honoré.

Jean-Pierre Blouet, Directeur de mission à la CNAM-TS (www.ameli.fr), et Philippe Vacheyrout, membre du Chapitre et Président de l'association Capucine, la Carte à puce Citoyenne (www.capucine.net ), lanceront le débat. François Coupez, Chargé des affaires juridiques NTIC à la Société Générale et spécialiste de la signature électronique ( www.societegenerale.fr), nous rappellera le contexte juridique de la carte à puce et de la signature électronique. Jean-Christophe Vignes animera la soirée qui se concluera par un pot de l'amitié.

Le nombre de places étant limité, merci de nous confirmer votre participation en remplissant ce formulaire. Indiquez en titre: <conférence 15.12.2005>. Priorité sera donnée aux adhérents Isoc. Vous n’êtes pas encore membre ? Adhérez !

Une participation aux frais de 5€ sera demandée sur place aux membres, de 10€ aux non-membres.

===============

Récapitulatif:
Qui : Commission juridique Chapitre français de l'Isoc
Quoi : identité médicale numérique
Quand : le jeudi 15 décembre 2005, entre 19h00 et 21h00
Où : cabinet Iteanu & associés, 164 rue du Fbg-St-Honoré
Participation aux frais à acquitter sur place : 5€ pour les membres, 10€ pour les non-membres

Le DMP comporte de nombreuses étapes successives, chacune essentielle à réussir...

A l’occasion du colloque organisé par Décision & Stratégie Santé (voir une note précédente à ce sujet / catégorie « compte-rendu d’événements »), Manuel BLOCH (directeur technique du GIP-DMP depuis mai 2005) a présenté un topo sur les « objectifs et calendrier de travail du GIP-DMP ».

En voici une synthèse qui se veut aussi fidèle que concise.

I/ Les objectifs du DMP

A – favoriser la coordination, la qualité et la continuité des soins ;

B – attribuer à chaque bénéficiaire de l’assurance-maladie, un dossier informatisé en 2007 ;

C – introduire de profondes innovations dans l’organisation des soins :

- partage d’informations entre professionnels de santé

- sous le contrôle du patient,

- via des hébergeurs de données de santé.

Attention : le décret « hébergeur » paraîtra bien ce 29 novembre mais son décret d’application va mettre au moins 6 mois à être publié, ce qui pose un nouveau problème au GIP-DMP qu’il va tenté de résoudre en accélérant les discutions avec

la CNIL

(voir note à ce sujet) et avec le ministère de la santé.

 

II/ Phases et calendrier du projet

Agenda_1Phase 1 : préparation et validation des « démonstrateurs »

Celle-ci se subdivise en plusieurs sous étapes :

1°) sélection des hébergeurs (le 5/10/2005) avant l’interruption du processus (référé / voir note à ce sujet) et son redémarrage le 8/11/2005.

2°) validation des démonstrateurs (fin programmée pour fin novembre).

Le but de cette deuxième partie consiste à valider la préparation technique et organisationnelle des hébergeurs. Elle se fondera sur des dossiers médicaux fictifs. Un critère sera examiné à la loupe : l’interopérabilité et la conformité aux normes internationales retenues par le DMP.

Précision utile et inédite à ce jour : au terme de la phase 1, des consortiums seront écartés s’ils ne satisfont pas aux conditions requises fixées par le GIP-DMP.

 

Phase 2 : Déploiement de préfiguration

Le but est ici de préciser, puis valider le contrôle des conditions de déploiement : sécurité, qualité et organisation.

3000 dossiers réels sur 14 sites retenus via 6 hébergeurs seront testés.

L’effet de cette phase sera la rédaction du cahier des charges de la généralisation.

Deux conditions seront indispensables au lancement : les décrets « Hébergeurs » et « Confidentialité ».

 

Phase 3 : Déploiement progressif

Selon les modalités économiques / juridiques, cette phase est prévue pour le 2eme trimestre 2006 / 1er trimestre 2007.

Il s’agit ici de mettre véritablement en place le DMP qui concernera dans un premier temps que les population ALD (bien que cet aspect ne soit pas encore fixé, à cette date).

Des décrets supplémentaires seront nécessaires au lancement de la phase 3 : décrets « DMP » et « Identifiants » (voir une note future sur ce dernier aspect).

Cette phase 3 est la plus délicate à réussir tant il s’agit de passer de 0 à 40 millions de dossiers médicaux e quelques mois, ce qui va nécessiter une organisation très robuste de gestion des montées en charge !

 

Phase 4 : Généralisation

Cette phase porte sur l’ensemble de la population française et repose en grande partie sur l’acceptation du projet par les professionnels de santé, l’adaptation et la qualité des services d’appui :

- hot line « on a tout à apprendre dans ce domaine, les comparaisons avec les services existants ne sont pas pertinentes » selon Manuel BLOCH.

- Accès effectif et simple pour les patients

- Accès possibles pour les patients handicapés,

- Cas des patients qui n’ont pas de moyens informatiques.

Ces 4 phases, on le voit, ne seront pas simples à traduire dans la réalité, les obstacles à leur réalisation peuvent être nombreux.

Enfin des réponses sur le DMP!

LoupeDécision & Stratégie Santé organisait – jeudi 17 novembre 2005 – un colloque intitulé «  Le DMP, techniques, expériences et enjeux ».

Vous étiez peu nombreux à avoir fait le déplacement et vous avez eu tord. Parmi les participants, on notait la présence du Syndicat Interhospitalier du Limousin, de Bretagne, l’Université de Montpellier, la Mainh, l’A.R.H. de Picardie et de Navarre, le Mgen-Union, le Syndicat Informatique Hospitalier de Picardie, etc.

Vous avez eu tord car des réponses tangibles concernant le futur DMP ont été (enfin) données par les différents intervenants qui avaient tous pour dénominateur commun, la clarté et la concision, aidés il est vrai par une organisation aussi charmante qu’efficace (chapeau à Madame Bissery ,-).

Monsieur Manuel BLOCH (directeur technique du GIP-DMP) a ouvert les débats. Les objectifs, les phases et calendrier du projet DMP et son organisation étaient les thèmes qu’il a développés. Son intervention a été très riche en informations (voir une note future la semaine prochaine à ce sujet intitulée « Tout incident peut être mortel au DMP ! »)*.

Le Docteur François MENNERAT (expert européen en normalisation des systèmes d’information en santé) a quant à lui développé les notions d’interopérabilité et de normalisation à l’échelle européenne et a permis de comprendre que ce problème n’est en aucun cas réglé pour le DMP (voir une note future intitulée « le défi de l’interopérabilité pour le DMP»)*.

Monsieur Gilles TROUESSIN (expert de la sécurité des systèmes d’information en santé & social) nous a donné une grille de lecture et d’appréciation de la notion de sécurité rapportée à un système d’information (voir une note future « Sur quels critères se fonder pour apprécier la sécurité effective de notre DMP ? »)*.

Madame Marthe WEHRUNG (directrice du GIP-CPS) a centré son intervention sur l’identification et l’authentification des utilisateurs du dossier partagé (voir une future note « la gestion des droits d’accès est sous le contrôle du patient »)*.

Le Docteur Gilles CIZERON (directeur de l’Institut pour le développement de l’informatique des systèmes de santé de la Croix-rouge française), Gilles CHAMBERLAND, (chargé de mission Télésanté à l’ARH de Basse-Normandie), Dominique PON (directeur informatique de la clinique Pasteur de Toulouse) ont évoqué leur large expérience en matière d’implantation et développement de dossiers médicaux partagés (sur laquelle je vais revenir le mois prochain).

La moisson a été excellente et à la hauteur de l’expertise des intervenants qui ont su avec humour et exemples concrets à l’appui partager leur expérience riche en faveur du DMP.


* les notes annoncées feront toujours mention du colloque et de l’intervenant (en précisant ses coordonnées quand ils ont été publié sur l’excellente brochure mise à la disposition des participants).

Décision & Stratégie Santé
21 rue Camille-Desmoulins
92789 Issy-les-Moulineaux Cedex 9
http://www.décision-sante.com/
email : [email protected]
Contact : Isabelle Bissery
(à noter un prochain colloque sur «  Systèmes d’information et pilotage de l’hôpital » le 19 janvier 2006).

6ème édition de la Journée Interrégionale de la Télésanté

ATTENTION – REPORT – ATTENTION – REPORT – ATTENTION REPORT


En raison des fortes difficultés de transport prévues la semaine prochaine, liées à la

GREVE SNCF qui est annoncée à partir du lundi 21 novembre au soir

La 6ème édition de la Journée Interrégionale de la Télésanté

et l'Assemblée Générale du CATEL 

programmées le mercredi 23 novembre prochain

sont reportées au JEUDI 19 JANVIER 2006


Le thème de la Journée Interrégionale de Télésanté de cette année a été choisi pour être au plus proche de l’actualité. Cependant ces jours-ci, c’est l’actualité qui rattrape le CATEL et ses partenaires avec le préavis de grève déposé à partir de lundi soir par la SNCF. Cette grève s’annonce particulièrement suivie et nous savons tous quels désagréments en découlent.

Parmi les animateurs, intervenants et congressistes inscrits à cette journée, beaucoup s’inquiètent déjà de ne pouvoir se rendre sur le site choisi ou d’arriver avec du retard.

La qualité de notre manifestation organisée sur plusieurs villes en France risque fort d’en pâtir !

L’organisation de l’Assemblée Générale annuelle du CATEL prévue à partir de 9h risque d’être perturbée également.

 

C’est donc à contrecoeur, mais jugeant cela plus sage et professionnel, que nous prenons aujourd’hui la décision de reporter cet évènement.

Les intervenants, animateurs, organisateurs sur les différents sites et bien entendu les congressistes inscrits pour la journée du 23 novembre vont être contactés individuellement.

A VOS AGENDAS 2006 :

RESERVEZ DES MAINTENANT LA DATE DU JEUDI 19 JANVIER 2006

et INSCRIVEZ VOUS ! (suivez le lien)

 

Nous tenons à vous exprimer notre désappointement (certainement partagé) d’avoir à reporter cette journée, et espérons pouvoir compter sur votre présence à cette nouvelle date.

Très cordialement,

Les Membres du Conseil d'Administration et toute l'équipe du CATEL.

CATEL (Club des Acteurs de la TELésanté)
Immeuble Piren - CP 04 -
Parc Innovation Bretagne Sud
56 038 Vannes Cedex
Tel : 02-97-68-14-03
Fax : 02-97-68-29-56
www.portailtelesante.org

«on en est à l'âge de pierre» selon le sénateur J.J. Jégou

 Le système de santé français est sous informatisé !

Jegou_jean_jacques_3Jean-Jacques Jégou (sénateur UDF et auteur d’un rapport sur « l’'informatisation du système de santé français » ), constate que 80% à 85% des professionnels de santé libéraux sont informatisés, mais que leur équipement sert essentiellement à envoyer à l'assurance-maladie des feuilles de soins électroniques. Seul un praticien sur deux, environ, tient un dossier médical informatisé pour ses patients. A l'hôpital – privé et public confondus – le retard est plus important encore : 75% à 80% des établissements utilisent un bon vieux dossier médical «papier». Et les réussites notables de quelques rares établissements comme l’Hôpital européen Georges Pompidou n’ont pas été étendues. On peut faire le même constat en matière de gestion électronique de l’imagerie médicale (qui semble-t-il, reste encore exclue du projet !!!).

Les investissements prévus ne sont pas à la hauteur de la situation telle que constatée et des enjeux réels !

Le plan «Hôpital 2007» ne consacre que 275 millions d'euros sur 5 ans, soit 3% de son enveloppe totale, aux systèmes d'information – et encore les crédits ne sont-ils pas tous consommés... De surcroît, le projet de Loi de financement de la sécurité sociale (plfss) ne permet pas d’identifier suffisamment les sommes consacrées au développement du DMP. Le plfss prévoit d’affecter globalement 90 millions d’euros au DMP en 2006 via le Fonds d’aide à la qualité des soins de ville (Faqsv), là où le sénateur Jégou estime que les besoins sont de 100 millions d’euros supplémentaires.

De quoi parle-t-on ?

Les orientations du GIP, chef d’orchestre désigné du DMP sont également remises en cause. Et en privé, les sénateurs se montrent très critiques à l’égard du GIP. Il « n’est pas un vrai pilote qui dirige le projet de bout en bout, fait respecter le calendrier et analyse les blocages ». Le GIP consulte peu les médecins, selon le sénateur. Il cohabite avec un Groupement pour la modernisation du système d'informatisation hospitalier (GMSIH) qui n'a lui-même pas compétence sur la médecine de ville. Et l'assurance-maladie prépare «en parallèle» du DMP son projet «Web médecin» qui permettra de consulter les derniers relevés de prescriptions d'un malade, déplore l'élu.

Quand au contenu du DMP, les sénateurs (sont-ils les seuls ?) sont encore plus sceptiques. « De quel DMP parle-t-on ? Quel contenu veut-on y inclure ? Sera-t-il synthétique ou exhaustif ? Comprendre-t-il l’imagerie médicale ? Autant de questions que tout le monde se pose depuis deux ans, sans jamais obtenir le moindre début de réponses. Les six consortiums retenus sont dans la même position d’attente…

Politique d’affichage…

Mr Doust-Blazy fait au moins l’unanimité (tant dans sa « majorité » que dans l’opposition !). Il « s’est imaginé qu’il était suffisant d’inscrire le DMP dans la Loi pour qu’il se mette en place tout seul ». « Aujourd’hui, on est en droit de se demander si on veut vraiment mettre en place le DMP en France ». Et avant de fustiger la « politique d’affichage » du gouvernement et de revenir sur « l’absence de pilotage global », les sénateurs font l’amère constat « qu’on ne s’est pas encore mis au travail » alors que l’échéance (toujours officielle !) reste le 1er juillet 2007 ! Reste au sénateur du Val-de-Marne de balayer ce calendrier en fustigeant son «manque de sérieux».

La France compte réussir en moins de trois ans ce que l'Angleterre a fait en douze ans !

La Grande-Bretagne a lancé son projet de DMP en 1998 pour le généraliser en 2010 avec une enveloppe budgétaire correspondant à 10 fois la mise française. Le retard constaté aujourd’hui par les anglais sur le calendrier prévu est de l’ordre de 18 mois (partiellement rattrapable d’après mes sources). « Comment avons-nous pu penser que nous pourrions faire la même chose en trois ans ? » s’interroge le sénateur Jean-Jacques Jégou (et nous avec ;-).

Pour le sénateur, l’objectif 2007 est irréaliste, voire impossible : « En Juillet 2007, chaque patient ne disposera pas d’un dossier médical personnel substantiel ! ». Au moins, c’est clair (pour une fois). Et au sénateur de donner quelques pistes pour faire aboutir le projet qui passent par une task force, des moyens financiers supplémentaires, une vraie communication entre les professionnels de santé et les pouvoirs publics, la formation des professionnels et la sensibilisation des patients.


Note établie d’après le Figaro et le Quotidien du Médecin du même jour et… quelques coups de fils au Sénat et chez quelques consortiums retenus.

Lire sur le même sujet

Voir aussi ceci

Congrès Dossier 2005 - Nancy Juin 2005

Les 3 et 4 juin 2005, à Nancy, un congrès portant sur le DMP a eu lieu. En voici un compte rendu sommaire.

L'idée de ce congrès, issu de l'entente entre le Conseil Départemental de l'Ordre des Médecins de Meurthe et Moselle, la Faculté de Droit de Nancy et la Faculté de Médecine de Nancy, a naturellement émergé suite à la parution de nombreux textes, dont la Loi du 13 août 2004, concernant le dossier patient, le dossier personnel, encore appelé dossier patient informatisé, permanent et partagé, voire permanent et personnel... Chacun aura mesuré l'intensité des débats au sein de l'opinion publique et des professionnels concernés au sujet de ce qu'il est convenu de désigner le DMP.

II apparaît pertinent de faire le point sur les aspects juridiques et déontologiques du DMP afin de produire une réflexion collective. Les actes de ce congrès seront utiles et nécessaires à la construction et à la mise en œuvre des textes législatifs et réglementaires à venir.

Lire la suite "Congrès Dossier 2005 - Nancy Juin 2005" »

Les Multiples facettes de l'internet santé

L'Union des Annonceurs et Isidore (association de sites internet santé) organisaient ce jeudi 20 janvier 2005, à Paris, un colloque sur les "multiples facettes de l'internet santé".

Il s'agissait en fait d'examiner d'une part, les divers usages de l'internet santé

(information pour les professionnels, pour les patients, formations professionnelles en ligne, présentations de laboratoires, d'associations de malades, aide contextuelle à la pratique médicale) et d'autre part, l'impact d'une action de communication quand cette dernière est associée à un site santé et la façon de l'optimiser en fonction des cibles, des messages, de la nature des sites, etc.

Près de 100 personnes étaient ainsi réunies, pour la plupart des représentants des agences de communication (santé), des annonceurs (produits pharmaceutiques) et des éditeurs (de sites web santé). L'organisation a invité votre serviteur, qu'elle en soit remerciée de tout coeur!

A l'occasion de ce colloque, le DMP a été souvent évoqué. Henri PARENT - directeur de recherche et valorisation à la Haute Autorité de Santé, a précisé que celle-ci était en cours de mise en marche. On retiendra surtout, l'intervention de Michel VILLAC - chef de la Mission pour l'informatisation du système de santé - au ministère des solidarités, de la santé et de la famille.

Michel VILLAC a rappelé les 4 objectifs pour l'e santé :
1°) améliorer la continuité des soins avec le DMP,
2°) faciliter l'accès à la connaissance en matière de recherche médicale et des usages thérapeutiques,
3°) étendre la connaissance en matière de santé publique,
4°) rembourser les soins plus vite et mieux.

L'idée est que l'on constate une forte asymétrie entre le médecin (détenteur du savoir) et le patient (en demande de savoir et de soins). L'internet peut réduire ce fossé et améliorer ainsi le dialogue nécessaire médecin - patient. Eric de Keyser - directeur de la communication de SOS hépatites - a d'ailleurs souligné que pour cette pathologie, le patient devient quasiment aussi informé que le médecin.

A l'issu de ce colloque, on comprend en quoi le DMP va devenir le pivot de l'internet santé, de part l'implication massive de patients et de médecins - à ce jour jamais égalée - de part le rôle modérateur de l'Etat (fortement impliqué dans le DMP), de part les usages nouveaux qu'il va engendrer - dans l'internet santé et dans la pratique médicale et la façon de recevoir des soins pour les patients.

PS : un seul journaliste était présent à cet événement intéressant. Heureusement que les blogs sont là ... surtout votre blog favori (un peu d'auto satisfaction pour commencer la semaine ;-)). Si ISIDORE publie un compte-rendu, je le placerai sur le blog.

Un débat sur les dangers du DMP

Urgent

Bonjour,

Nous vous rappelons qu'il ne vous reste que quelques jours pour vous inscrire à notre débat sur "la maîtrise des dangers du dossier médical numérisé." Voir http://www.eurotechnopolis.com .

Début des années 90, une enquête révélait que plus de 5% des accidents mortels de l’armée américaine était du à des erreurs de documentation. Alors que d’ici à deux ans plus de 50% des documents seront digitalisés, les entreprises découvrent que la production de documents numérisés fait problème. Le nombre puis les processus inefficaces et coûteux ne font qu’accroître les effets pervers d’une surproduction numérique non maîtrisée.
Face aux projets de numérisation de la Santé avec le « dossier médical » le secteur hospitalier va devoir faire face aux risques déjà connus des industries alimentaires, pharmaceutiques, de l’aviation, du secteur nucléaire en matière de traçage et de mise à jour des données et des documentations sensibles. La plupart des hôpitaux ont d'énormes problèmes pour recruter les compétences nécessaires et gérer des dossiers médicaux à la circulation de plus en plus complexes. Comment réduire les risques de dysfonctionnements à l'origine d'incidents ou d'accidents mortels? Comment éviter de faire supporter au secteur hospitalier des charges nouvelles? Comment suivre le nomadisme médical dans le dédale des actes et des interventions des praticiens les plus divers?
Notre débat tentera d’éclairer certains aspects mal connus des problèmes à résoudre. Il tentera d'éclairer quelques pistes originales qui pourraient faciliter la résolution de difficultés grâce à l'évolution de l'état de l'art technique mais aussi en s'interrogeant sur des approches organisationnelles différentes des réseaux de santé.
Notre débat du 18 janvier au soir ,qui se retransmis sur le web, se tiendra au milieu d'une exposition de Pascal Moscovtiz sur le Jazz., Galerie Espace Châtelet Victoria, 19 avenue Victoria à partir de 18 heures 30.

Bien à vous

Denis Ettighoffer
Président Eurotechnopolis Institut

Un débat sur le DMP

Denis Ettighoffer, Président d'Eurotechnopolis Institut,
     Louise Guerre, Présidente de SERDA, Directrice de la publication Archimag
Jimmy Barens, Directeur des Services & Partenaires d'Adobe

Vous invitent à débattre...

Le mardi 18 janvier 2005, de 18 h 30 à 22 heures
Espace Victoria Châtelet

Le débat sera retransmis par webcam sur Internet

SANTE ET MAINTRISE DU RISQUE DU DOSSIER MEDICAL NUMERISE

LIEN :
http://www.eurotechnopolis.com/fr/santenumerique.html

IB Sud publie son compte-rendu 3/3

La journée de réflexion autour du DMP, organisé par IB Sud à Marseille, a été, je le rappelle, une réussite. Vous avez pu prendre connaissance de deux compte-rendus sur ce blog. En voici le dernier, provenant d'IB Sud.
http://www.ib-sud.com/club/rencontre/cr.php?id=1

Areques ou un programme sur le DMP

Areques

AREQUES, Assises de la REsponsabilité et de la QUalité des Etablissements de Santé) à Montpellier les 20 et 21 janvier 2005, propose un programme :
- 4 conférences dont 2 liées au DMP ("du droit médical au droit du patient : état des lieux et perspectives" et "les réseaux de santé et le DMP"
- une table ronde : la H.A.S missions et attributions.

Voi le programme complet : Download ProgrammeAREQUES.pdf

Pour ma part, j'y serai le 21 afin de modérer la session  "les réseaux de santé et le DMP"

Journée de réflexion sur le dossier patient : partie 2/3

Voici un apercu du programme développé lors de cette journée à Marseille (en provenance directe du booklet remis à chaque participant).

Ib_sud_3



SESSION 1 : NORMES ET STANDARDS

A1 : "Un dossier médical en Ardèche" par L.Prax et Y. Kerein

A2 : "IHE : intégrer le SI dans le domaine de la santé : le profil XDS" par K. Bouquard

IHE (Integrating The Healthcare Enterprise), créé en 1998, a pour objectif de favoriser la mise en place d’échange d’informations médicales entre systèmes provenant d’éditeurs différents en utilisant des standards opérationnels. Basé sur des groupes de travail réunissant des utilisateurs et des industriels, IHE va à partir des besoins exprimés spécifier les processus d’échange d’informations et choisir les standards les plus appropriés pour réaliser ces fonctions.

Dans le cadre du partage de documents, IHE a défini un nouveau profil (XDS) qui définit la manière d’alimenter un « dossier médical » à partir de document et de les consulter. Pour cela quatre acteurs ont été identifiés : un premier acteur qui émet les documents qui seront consignés dans un index de documents et stockés dans un répertoire. Enfin le dernier acteur va utiliser les documents après une recherche multicritère.

Ce profil peut s’appliquer pour tout type de dossier médical, en intrahospitalier, pour les réseaux de santé mais aussi bien pour le Dossier Médical Personnel (DMP).

Il sera testé sur la prochaine plateforme de test IHE (le connectathon) qui aura lieu en avril 2005.

A3 : "Comment partager l'information et par qui doit-ele être partagée" par G. Domas

Les conditions sont plus que jamais favorables au partage de l’information en matière de Santé.

La possibilité d’utiliser les normes et standards existants est renforcée par la démarche très pragmatique d’IHE. Plusieurs domaines ont déjà bénéficié des travaux conduits au niveau international mais de grands chantiers nous attendent, dont le dossier patient. Pour atteindre un objectif de cohérence, de fiabilité et de sécurité, deux voies peuvent être suivies : améliorer les échanges entre systèmes indépendants ou déployer progressivement des outils intégrés couvrant tous les besoins.

Quel que soit le chemin suivi, il sera indispensable d’intégrer une approche workflow en définissant les acteurs et en automatisant les processus.

Cette approche est déjà une réalité dans 600 établissements de soins européens pour 250 000 professionnels utilisateurs.

A4 : "Le web sémantique : iner-opérabilité entre les systèmes" par M. Cuggia

Lire la suite "Journée de réflexion sur le dossier patient : partie 2/3" »

Rappel des notes les plus lues en 2004 : journée de réflexion autour du DMP : partie 1/3

IB sud organisait jeudi 9 décembre 2004 à Marseille, une journée de réflexion sur le dossier patient. Plus de 170 personnes y participaient avec un parterre d'intervenants fort intéressants.

Ibsud1










L'assistance nombreuse et studieuse

Professionnalisme et rigueur de l'organisation

Dès l'arrivée au campus universitaire de Luminy, sur les hauteurs de Marseille, l'accueil professionnel laissait présager une organisation rompue à ce type de manifestation. Cela a été le cas du début à la fin : signalétique parfaite pour circuler dans le campus, horaires des sessions et maîtrise du temps des intervenants, organisation du déjeuner, audiovisuel dans l'amphithéâtre, tous ces aspects étaient réglés comme du papier à musique! Monsieur LENTINI, responsable de l'organisation, a su faire preuve de tact et de rigueur, afin de faire de cette journée sans couac, une réussite exemplaire.

Il était aidé par la qualité des interventions regroupées en sessions (4 intervenants par session en moyenne) : la qualité des propos étaient à la hauteur des compétences réunies. L'auditoire posait des questions pas toujours faciles qui donnaient lieu à des échanges instructifs.

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Votre serviteur et le Pr Cinqualbre

Des diaporamas powerpoint rébarbatifs

Les intervenants illustraient leurs exposés par des diaporamas powerpoint, projetés à l'écran. Parfois, certaines illustrations auraient méritées un temps de passage plus important afin de bien en saisir le contenu riche et dense. Il est vrai que la projection successive d'une vingtaine de diaporamas par participant finissait par lasser un peu. Il aurait été plus judicieux d'ouvrir une connexion sur l'internet, meilleure façon de démontrer certains procédés exposés, au lieu de présenter des copies écrans! Bref, tout ceci n'a rien de rédhibitoire à surmonter, surtout en cas de réédition de l'événement dans le courant de l'année prochaine, comme le suggérait certains participants.

Partie 2 : le programme  (publiée lundi prochain)

lien avec Ib Sud news : http://www.ib-sud.com/news.php

Le DMP pour thème?

Informedica/Medec 2005
15-18 mars-Paris

Le 22e salon de l'informatique et des NTIC santé au Medec aurait pour thème principal le dossier médical partagé en s'adressant tant aux praticiens libéraux qu'à l'univers hospitalier.
Un congrès permettrait en huit sessions de faire le point sur la santé en ligne en Europe, la sécurisation et la confiance autour du DMP, le dispositif juridique du DMP, l'avenir de la télémédecine, le projet Hôpital 2007 et les SIH, de dossier communiquant du plan cancer (rien que ça...).

Lieu : Palais des Congrès de la Porte Maillot, renseignements [email protected] (j'ai demandé des infos) et www.informedica.tm.fr (URL défaillant à ce jour!).
Dès que je dispose de plus d'infos, je vous les comunique.

Compte-rendu colloque DMP : des questions en suspens.

Point_interrogationCe samedi était organisé un colloque intitulé « le DMP en pratique : les médecins posent leurs questions », organisé par la conférence nationale des URML et animé par le Dr Jean-François THEBAUT (président de la commission système d'information URML IDF). L'objectif de cette réunion consistait à mettre en exergue les thèmes importants liés au DMP auxquels il faudra apporter une réponse concrète avant, pendant ou (par défaut) après sa mise en oeuvre.

Le principe du colloque était simple : dix exposés successifs réalisés par dix médecins en provenance des URML régionaux ont développé dix thèmes variés. Une brochette de sept grands témoins avait pour tâche de réagir au contenu des exposés et répondre aux éventuelles questions de l'assistance.

  • Les thèmes les plus intéressants portaient sur le contenu du DMP, son impact dans la pratique quotidienne du médecin, les mécanismes d'identification du patient ainsi que les modalités de consultation et traitement des données du DMP par le médecin.

  • Parmi les grands témoins, se trouvaient Mr Jean Luc Bernard (président du Collectif Inter-associatif sur la santé), le Professeur Jean-Michel Dubernard (président de la commission des affaires sociales à l'Assemblée Nationale), Mr Alexandre Moatti (conseiller NTIC au cabinet du ministre de la santé).

Pour conclure sur le principe du colloque, on regrette simplement que le contenu des exposés se répétaient parfois (quand ils ne se contredisaient pas) malgré une animation intelligente des débats menée par le Dr Thébaut.

 

Des thématiques abordées par les intervenants (exposants et témoins) on retiendra surtout cinq points essentiels (avant que le compte-rendu détaillé soit communiqué sur ce blog à une date non précisée).

En premier lieu, si le DMP s'adresse à tous, un effort conséquent en matière de communication reste à faire pour le faire savoir. Car, d'un mini sondage réalisé le Dr Pencole au sein de son cabinet (en Bretagne), il résulte que le grand public méconnait à 60% l'existence du DMP.  Trois aspects inquiètent les 40% informés sur le DMP : le stockage des données, la consultation (unique?) via le poste du médecin et son usage rendu obligatoire.

En second lieu, le DMP peut (il s'agit d'une éventualité à l'étude actuellement) avoir deux tiroirs : l'un pour le patient (version allégée et vulgarisée du contenu médical) et l'autre pour les pros, les connaisseurs, les savants! Mr Moatti s'est même livré à un éclairage singulier en décrivant le DMP en trois zones : une verte (tout le monde y accède), une orange (on sait qu'il y a une infos mais on n'en sait pas plus...), une rouge (pour les IVG et/ou la psychiatrie). A ceci, un intervenant s'est interrogé sur le masquage des infos compte tenu du fait que le patient a le droit de rejeter le DMP! L'allégorie du feux de la route n'a, en tous les cas, pas l'heur de plaire au député (et professeur) Dubernard qui a maintes fois insisté sur l'impératif de simplicité.

Ensuite, les débats ont porté sur l'identification du patient tant il est vrai que le DMP rend indispensable la mise en place d'un identifiant unique et fiable.

Le point intéressant suivant portait sur un ensemble de questions essentielles posées par le DR Grichy. Qui va créer le DMP? Qui en aura accès (total ou partiel)? Qui supprimera les informations? Quid du refus du médecin à adopter le DMP? En considérant ce dernier point comme acquis d'avance, la salle (composée pour l'essentiel de médecin) est devenue houleuse...

Dernier point : le transfert des données entre le poste informatique du médecin et le serveur (hébergeant les datas du DMP). Le Dr Alexandre, après avoir expliqué que la double-saisie (entre DMP et dossier médecin) serait inévitable, a posé divers problèmes complexes : 20% des médecins resteront sous connexion RTC (rendant la récupération des données difficile), 10% des médecins resteront en zone inaccessible à l'ADSL, etc. Après avoir définit le DMP comme au centre de multiples systèmes d'information (hôpital, radio, biologie, pharmacie, cabinet médical, etc), il a exposé les trois qualités de fond du DMP : regrouper les informations en provenance de systèmes divers, les classer et les synthétiser.

Ce colloque aura permis, sans aucun doute d'apporter des réponses à des thèmes cruciaux pour l'avenir du DMP du point de vue du médecin.
Il aura surtout posé de vraies questions qui devront faire l'objet d'études (terrain) sérieuses (incluant médecins et patients) afin d'éviter les réponses soit trop complexes ou technocratiques, soit inadéquates comme autant de grains de sables évitables dans le déploiement d'un DMP d'un usage simple et donc véritablement pour tous.

Autre compte-rendu disponible "le quotidien du médecin" : http://www.quotimed.com/journal/index.cfm?fuseaction=viewarticle&Dartidx=199240&dnews=136496&Newsid=20041117

Compte-rendu d'Annuaire-secu.com par J.P. Lierville  http://medical28.org/version_2/discussion.asp?id_contribution=738