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avril 2006

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« mars 2006 | Accueil

Pas de dossier patient communiquant dans les hôpitaux

Main_clavier2 Le DMP a vocation à être inter-opérationnel, c’est dire collecter toutes les informations utiles concernant un patient et ce, quelque soit le lieu de ses consultations (hôpital, clinique, médecin de ville, etc.).

Pour ce faire, encore faut-il que l’ensemble des établissements de santé disposent d’un logiciel assurant en premier lieu l’enregistrement des données de soins liées au patient et en second lieu leur communication à une plate-forme externe d’interopérabilité et liée au DMP.


Or, le constat sur le terrain, en matière d’informatisation de nos hôpitaux, semble très préoccupant. Seuls 10% de nos hôpitaux disposent d’un dossier patient partagé à l’échelle de l’établissement et 30% présentent des solutions partielles (chiffres datant de fin 2005 avec le Livre Blanc de Lesiss / Les entreprises des systèmes d’information sanitaires et sociaux).

Plusieurs facteurs expliquent ce constat :

- absence d’une politique claire et continue des Pouvoirs publics,

- faiblesse chronique des budgets consacrés aux systèmes d’information (dont l’importance stratégique n’est pas perçue !!!),

- manque d’accompagnement des projets sur le terrain,

- atomicité et fragilité de l’offre (on trouve des entreprises privées et des offres publics semblant émaner des Srih (structure régionale d’information hospitalière). C’est dire qu’avec les deniers publics, on aboutit à des éditeurs publics ! Ceci pose tout de même de très nombreuses questions : Qui les contrôle ? Pourquoi laisser faire une telle diffusion ? Est-ce la mission des hôpitaux de se lancer dans l’édition de soft ? A-t-on demander (par voie législative ou autre) son avis au contribuable ?

Porter a minima la part du budget consacré aux S.I. à 3% (contre 1,5% actuellement – ce qui place la France à l’avant dernier rang en Europe - / soit un doublement) semble relever de l’impératif ! Une autre mesure semble relever du bon sens : attribuer l’édition de soft aux éditeurs privés et concentrer la mission des Srih à un rôle de conseil, voire d’accompagnement de projet et de gestion du changement.

Il en va de l’avenir opérationnel du DMP qui ne doit pas rester isolé dans un paysage hospitalier proche du désert de Gobie en matière de système d’information performant.

La question reste donc posée de savoir si le DMP va booster les ventes de soft de gestion de patient à l’hôpital ?