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MG France face aux questions de la commission des finances du Sénat

Informatisation et DMP : les réponses du syndicat de généralistes MG France aux questions de la commission des finances du Sénat. Le 04 octobre 2005, la Mission de contrôle sur l’informatisation dans le domaine de la santé a interrogé Pierre Costes, président de MG France.

Quel regard MG France porte-t-il sur l’informatisation du système de santé français ?

MGF : Contrairement à d’autres organisations professionnelles qui se sont clairement positionnées contre l’informatisation et la télétransmission des FSE pendant des années, avec boycott organisé, MG France s’est fortement impliquée dans l’informatisation des cabinets de médecins généralistes, en tant qu’outil d’amélioration des pratiques même si les aspects « facturation » (FSE) en ont été le prétexte. Malheureusement les développements des logiciels métiers sont passés au deuxième plan devant la lourdeur et la fréquence des mises à jour obligées du dispositif de facturation, aboutissant à un certain rejet d’un outil pourtant indispensable à la pratique moderne de la médecine.
Pour ce qui est de l’informatisation globale du système de santé, force est de constater, et de regretter, qu’il existe peu de communications entre les différents systèmes et les différents acteurs. Les systèmes hospitaliers eux même sont loin d’être exemplaires sur ce plan.

2. Disposez-vous de données sur l’informatisation des cabinets de médecins généralistes ?

MGF : D’après une enquête Sofres, en 1998, 25% des généralistes étaient informatisés, contre 35% des spécialistes. En 2001, après les mesures conventionnelles signées par MG France, ce taux était passé à 86%.
Mais l’informatisation recouvre des utilisations très diverses : pour ce qui est de la télétransmission des feuilles de soins en 2005, 79% des généralistes l’assurent (contre 53% des spécialistes), parmi lesquelles 10% environ n’ont pas de fichier patient informatisé.

3. Pensez-vous que l’organisation administrative actuelle soit adaptée aux enjeux de l’informatisation du système de santé ?

MGF : Ce qu’on peut surtout constater c’est que les pans « administrés » du système de santé n’ont pas le système informatique le plus performant ou celui qui pourrait servir de modèle...

4. Quel regard portez-vous sur la mise en place du dossier médical personnel (DMP), prévue par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie ?
Pensez-vous que le déploiement de ce dossier sera effectif à l’horizon 2007 ? Quelle relation MG France entretient-il avec le GIP-DMP ?

MGF : Le partage d’informations de santé, autour du patient, entre les divers acteurs ne peut qu’être bénéfique. Mais la mise en place à marche forcée de ce qui n’est qu’un outil ne garantit pas que cet outil sera efficace.
Comme nous l’avons dit avec trois autres organisations de PS et deux organisations de patients (communiqué de presse du 07 juillet 2005 ), ce projet est trop « contraint » pour aboutir efficacement, la contrainte de date ne sera tenue qu’en dégradant massivement les caractéristiques souhaitées du produit final.
MG France fait partie du Comité d’Orientation et participe activement à toutes les réunions et groupes de travail. Nous considérons que notre rôle ne peut pas se réduire à la formulation d’avis consultatifs. Nous pensons par ailleurs qu’il est illusoire d’espérer obtenir l’adhésion des PS si ces avis ne sont pas plus écoutés.

5. Quel sera, selon vous, le coût pour les professionnels de santé en général et pour les médecins généralistes en particulier, de la mise en place du DMP ?

MGF : En matière d’informatique médicale, les professionnels ont constaté à leurs frais que chaque modification imposée au système aggravait considérablement le coût de leurs installations sans améliorer les conditions pratiques de leur prise en charge du patient. Le DMP risque de ne pas déroger à cette règle. Les contraintes et risques d’un éventuel changement de fournisseur limitent par ailleurs le « libre choix » du client-PS, celui qui contribuerait à stabiliser les coûts répercutés par les éditeurs.
Mais le coût ne sera pas que financier. Le DMP risque d’augmenter considérablement le temps de travail déjà très important des PS.

            

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Tous les hopitaux seront informatisés ...

VillepinExtrait (concernant la santé) :

"Au cœur de notre modèle social, il y a une mission à laquelle les Français attachent une importance particulière, parce qu’elle touche à ce qu’ils ont de plus essentiel : la santé.

Je suis convaincu que nous devons faire un effort particulier dans ce domaine.

Car l’hôpital un service public irremplaçable :
Il est le recours des français en cas de difficulté grave. Chaque année 14 millions d’entre eux font appel au service des Urgences.
C’est un service public moderne qui doit être en permanence à la pointe du progrès. Il dispose des équipements les plus performants, il a réformé son financement, sa fonction publique montre la voie en matière de mobilité et de disponibilité.
C’est un lieu unique où la solidarité nationale a toute sa place : il est ouvert à tous sans aucune forme de discrimination, jour et nuit.

Pour conserver ce haut niveau de service public qui est rendu par des hommes et des femmes particulièrement compétents, les réformes engagées pour moderniser l’hôpital doivent être amplifiées et mises en œuvre avec plus de résolution.

Pour cela, je fixe deux priorités : D’abord, je veux amplifier l’effort d’investissement.
Dans le cadre du plan hôpital 2007, plus de 1.000 opérations de restructuration et de développement des hôpitaux sont en cours de réalisation. Cela représente un doublement annuel du rythme d’investissement.

Nous devons maintenant mettre l’accent sur deux domaines d’avenir :
Il faut d’abord mettre en place un système d’information hospitalier plus performant à l’échelle du pays. Tous les hôpitaux seront informatisés et reliés entre eux pour que les informations médicalisées, le dossier médical personnel, soient toujours disponibles en tout point du territoire.
Ensuite, nous devons développer la télémédecine, qui permet la transmission à distance de radiographies et d’analyses biologiques d’un hôpital de proximité à un centre de haute technicité.

Je veux qu’un effort particulier soit fait dans ce domaine. L’Etat veut l’encourager et l’accélérer.
C’est une de mes priorités pour les prochains mois. J’y affecterai les marges de manœuvre dont je disposerai.

Ensuite, nous devons améliorer l’organisation de l’hôpital pour mieux gérer les dépenses et offrir un service de meilleure qualité au meilleur coût.

Cela signifie d’abord que nous devons rationaliser les achats à l’hôpital. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2006 prévoit des dispositions en ce sens.

Cela signifie ensuite de développer l’évaluation et le partage de l’information entre gestionnaires hospitaliers, professionnels, administration et assurance-maladie, qui doivent travailler ensemble dans le cadre d’instances renouvelées de gouvernance.

Améliorer l’organisation de l’hôpital, cela implique également de mettre en place des réseaux de soins hospitaliers, qui relient les médecins de ville et l’hôpital et les hôpitaux entre eux, de l’hôpital rural aux plateaux techniques spécialisés.

Dans les hôpitaux locaux, les soins les plus courants doivent pouvoir continuer à être dispensés et même se développer.

Pour les prises en charge les plus délicates, la mise en réseau des hôpitaux doit permettre un accès facile à des établissements performants dotés des meilleures technologies. Enfin, je souhaite améliorer les conditions de travail à l’hôpital. J’ai demandé à Xavier BERTRAND d’engager rapidement des concertations avec les partenaires sociaux sur les conditions de travail à l’hôpital, afin de mieux reconnaître la diversité des activités, mieux prendre en compte la charge de travail et améliorer l’environnement des personnels.

En conclusion, vous savez que ces dernières semaines ont été intenses. Mais je ne voudrais pas que nous perdions de vue l’essentiel : la modernisation de la France, l’adaptation du modèle français".

Belgique : Tous les dossiers médicaux on line...

« BeHealth » est un projet visant à permettre un accès aux données médicales de tous les patients.
L’Absym s’inquiète de la protection de la vie privée...

Big brother ou gigantesque simplification administrative ? Syndicats médicaux et experts du cabinet du ministre de la santé, Rudy Demotte (PS), s’opposent durement sur un avant-projet de loi qui vise à permettre la transmission à grande échelle de données de santé relatives à chaque Belge.

L’idée du cabinet Demotte est la suivante : il s’agit d’encourager, au niveau local, la constitution de bases de données gérées par les associations de médecins de la région. Sur ces différents serveurs locaux-régionaux, on retrouverait des « dossiers médicaux partagés » reprenant les données de santé des patients et auxquels auraient accès les médecins de la région.

De telles initiatives existent déjà à Bruxelles ou à Verviers. L’intention est de les étendre à tout le pays et de les mettre en réseau. A terme, il devrait dès lors être possible de permettre à un médecin actif à Ostende et devant traiter un patient inconscient originaire de Verviers d’avoir accès au dossier médical du malade pour prendre connaissance des informations dont il a besoin pour l’opérer : ses antécédents, ses éventuels traitements en cours, etc. « Je peux aller avec ma voiture chez n’importe quel concessionnaire de Belgique, argumente l’un des co-auteur du projet, il entre le numéro de châssis dans son ordinateur et il sait quand le dernier entretien a été fait, qui l’a fait, etc. En Belgique, les patients sont moins bien traités que les voitures. »

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IBM et les dossiers médicaux de son personnel

IbmIBM a (aux Etats-Unis) proposé àses salariés (133 000 quand même!) de mettre en ligne leurs dossiers médicaux. Ainsi, ceux qui le voudront, pourront consulter leur dossier médical sur Internet. Ils pourront choisir ou non de mettre ce dossier en ligne, et auront même la possiblité de le faire pour les personnes qu'ils ont à charge, comme leurs enfants, par exemple.

IBM assure que Ces données seront bien sûr strictement privées, conformément aux différentes lois protégeant la confidentialité des données personnelles. Ainsi, seul l'intéressé disposera de la consultation de ces informations en ligne. Chaque employé d'IBM pourra consulter son historique médical, ses allergies et autres détails cruciaux, et ce où qu'il soit. Le procédé peut être pratique en cas de problème médical urgent, ou même à l'étranger. L'intention est bonne, mais il faudra faire face aux problèmes de piratage en tout genre. En fait, l'opération d'IBM est aussi (et surtout ?) marketing. La firme veut par là promouvoir l'automatisation de différents systèmes, dont celui de la santé et de l'industrie médicale. Et puisque l'automatisation peine à voir le jour face aux craintes de vols de données sur les réseaux, IBM souhaite montrer que le système n'est pas si risqué.

IBM à long terme, voudrait dans l'idéal voir ce genre de données totalement sécurisées et accessible facilement par le personnel de santé compétent, comme les médecins et particulièrement les urgentistes, qui pourraient alors avoir des informations cruciales en temps voulu.

Au Danemark déjà, IBM a pu organiser un système de santé national utilisant le même type de données électroniques. Le géant pourrait ainsi s'ouvrir de nouveaux marchés très juteux...

L'imagerie médicale et le DMP

RadioLe syndicat de l'industrie des technologies médicales (Snitem) et la société francaise de radiologie (SFR) (soutenus par la Fédération hospitalière de France - FHF - et la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) et la fédération nationale des centres de lutte contre le cancer / cela fait du monde!) souhaitent que le DMP contienne de l'imagerie dès sa mise en place.

Il est vrai que 70% des personnes qui entrent à l'hôpital passent des radios. L'abscence d'images ferait en ce sens gravement défaut à la consolidation du diagnostic (difficile d'affirmer le contraire).

Techniquement, l'intégration de l'image ne pose pas de difficultés : des "pointeurs" selon les opérateurs, peuvent aller chercher des images utiles dans un serveur où elles sont stockées, le tout interopérable... (si vous avez des précisions là dessus, merci de laisser un commentaire argumenté).

Il est certain que la radio fait partie intégrante de la pratique médicale. Pour certaines spécialités, elle est fondamentale (comme le suivi des tumeurs par exemple). Il est également vrai que l'intégration des radios - immédiatement - aura certes un surcoût mais moindre que s'il s'agissait de l'intégrer après demain (alors que le DMP aura été structuré sans radio).

De toute façon, seul le cahier des charges - prévu pour le printemps 2006 et rédigé par le GIP DMP - tranchera, alors que plusieurs projets intègrent déjà l'imagerie à leur prototype.

Votre avis : pur ou contre l'intégration de l'image au DMP?


6eme sujet : Dossier médical personnel et/ou professionnel?

Aaaa_5Nous poursuivons l'analyse du futur DMP point par point et proposons un nouveau sujet : le dossier médical personnel et le dossier médical professionnel.

Note de
P. Millet ((Médecin de DIM à Montbéliard (Doubs) & Médecin détaché auprès du GCS EMOSIST) qui s’est proposé de fournir le dit sujet, en se fondant sur sa propre expérience de mise en place d’un DMP en Franche-Comté 'voir article sur le sujet).

Le positionnement du DMP (Dossier Médical Personnel) par rapport aux dossiers médicaux des professionnels n'est pas évident. Certains commentaires évoquent l'idée d'un DMP qui serait en fait un dossier médical professionnel, en quelque sorte géré par le patient pour le compte des professionnels de santé. D'où une opposition logique (dans cette vision)  à ce que le patient y intervienne autrement que pour le lire.

Il est vrai que la loi du 18 août 2004 est un peu ambiguë puisqu'elle parle d'outil au service de la coordination des soins. Autant on le comprend pour la plupart d'entre nous qui n'avons, Dieu Merci, que des épisodes ponctuels de maladie, autant cela parait un peu  présomptueux pour la prise en charge de la plupart des maladies chroniques (pourtant cibles prioritaires du DMP).

En tant que médecin de DIM (Département d'Information Médicale) je connais les listes interminables de consultations, hospitalisations etc. de ces patients (notamment les cancéreux) qui se traduisent dans leur version papier par des dossiers de plusieurs kilogrammes. Est cela que nous voulons pour le DMP?

Souvenons nous que le DMP a longtemps balancé entre "partagé" et "personnel". Est ce que le choix de personnel impose la fin du partagé ? Je pense que non.

Il existe des dossiers professionnels de cabinet, d'hôpital, de réseau etc. Il est clair que ces dossiers devraient dans certains cas et avec l'accord du patient partager des données, par exemple les radiographies dans le cadre d'un réseau d'imagerie, la prise en charge des chimiothérapies etc.  Il s'agit alors d'un dossier patient partagé entre professionnels

Nous en avons l'exemple quand un hôpital s'informatise et que des dossiers médicaux de service, qui menaient jusque là une vie autonome, deviennent partagés dans tout l'établissement. Il n'y a pas de changement dans le statut de chacun de ces fichiers (ils restent dossiers médicaux) mais partage.

Rappelons que la tenue d'un dossier médical (papier ou informatisé) est imposé à tout professionnel de santé, pour tout épisode de soins. Il est donc essentiel que chaque professionnel de santé gère pour chaque patient un dossier médical qui lui "appartient" (non au sens de la possibilité d'en disposer à sa guise) mais en tant qu'il a l'initiative de la création et la responsabilité de ce qu'il contient. Le patient dispose certes d'un droit d'accès (lecture) et rectification mais par l'intermédiaire d'une procédure définie, et il ne peut demander la modification que des informations inexactes, inutiles etc.

Regardons le DMP (Personnel). Appartient il au professionnel ?  Il appartient clairement au patient, qui passe contrat avec l'hébergeur de données. Qui en a la garde, la responsabilité, l'accès direct? Le patient. Le DMP est donc différent du dossier médical professionnel et constitue bien un Dossier Médical nouveau, qui se rapprocherait plutôt du carnet de santé (en version informatisée et considérablement enrichie). De plus, son contenu est plutôt synthétique. Il n'a pas la vocation à contenir des milliards d'octets, comme le dossier médical professionnel à l'hôpital.

Je crois donc qu'il est nécessaire de ne pas transformer le DMPersonnel en Dossier Professionnel Partagé. Les deux ont leur place. Ils doivent évidemment échanger leurs données et pour la plupart d'entre nous le DMP (Personnel) pourra constituer par défaut un DMPro Partagé acceptable. Mais la confusion doit s'arrêter là. Quand il faudra traiter des données nombreuses et complexes pour une maladie grave ou chronique, ce dont le médecin a besoin c'est d'un dossier médical professionnel partagé. Ce DMproPartagé donnera au DMP (Personnel) toutes les informations nécessaires. Mais le DMP Pro partagé sera géré, avec l'accord du patient, par les professionnels de santé, le DMP (personnel) par le patient.

Un dernier point. La notion de Dossier Médical Minimum Partagé. C'est un dossier professionnel partagé qui comprend les informations minimum sur la santé de la personne, quelle que soit la spécialité du professionnel de santé. A l'heure où l'on parle de médecine "globale" voire "holistique", ce serait le minimum que tout accès à un dossier de spécialité médicale concernant un patient passe par le DMMP, pour ne pas oublier que le diabète, le colon ou l'artère coronaire n'est qu'un des éléments d'un malade entier.

P Millet

Wraptor

Wraptor confirme son expertise dans le monde de la santé en se positionnant sur le marché du dossier médical psychiatrique

Présent sur le secteur de la santé depuis plus de quinze ans, Wraptor, éditeur majeur de solutions d’intégration d’applications d’entreprises (EAI), a su développer une plate-forme unifiée (Jeebop Santé) spécialement adressée aux établissements hospitaliers traditionnels et spécialisés.

 

Dans le cadre de l’application du projet gouvernemental portant sur le dossier médical partagé, le traitement des dossiers médicaux psychiatriques représente aujourd’hui un enjeu majeur pour les établissements spécialisés dont le traitement des « dossiers patients » exige la mise en oeuvre d’un processus de suivi personnalisé.

En effet, outre la prise en compte d’informations comparables aux dossiers médicaux traditionnels (médecine, chirurgie, obstétrique), les dossiers psychiatriques intègrent un ensemble de données complémentaires qui émanent de structures extra-hospitalières (centres de soins...). De plus, la spécificité des pathologies rencontrées dans ces établissements nécessite un recours assez systématique à un mode de traitement ambulatoire (présence hospitalière de jour) qui génère quotidiennement l’intégration et l’échange de nombreuses données additionnelles.  

 

A ces premiers éléments s’ajoute l’intégration d’un ensemble d’informations spécifiques, de dictionnaires et de grilles de données dédiées ou encore de modules PMSI psychiatriques ( Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information)

 

 

Afin de dématérialiser ces différentes données et de les regrouper en un même dossier, Wraptor met sa plate-forme d’intégration Jeebop Santé à disposition des établissements spécialisés pour leur permettre de s’interfacer aisément avec l’ensemble des applications métier du marché et de s’ouvrir vers les systèmes d’information de leurs partenaires.

 

Ces éléments ont conduit différents éditeurs de progiciels de gestion   de dossiers médicaux à s’appuyer sur Wraptor pour offrir à leurs clients une réponse globale réunissant compétences métier et interopérabilité. Parmi ses clients, Wraptor compte aujourd’hui différents établissements comme le CHS BRON-Le Vinatier

 

En phase avec les applications métier du secteur, l’offre de Wraptor se positionne comme une véritable plate-forme d’échanges électroniques assurant l’automatisation et la traçabilité de l’ensemble des flux médico-sociaux des centres hospitaliers.

 

 

 

A propos de Jeebop Santé :

Jeebop Santé intègre l’ensemble des normes réglementaires et standards propres à l’industrie de la santé ( HL7,DICOM, HPRIM...). Son architecture ouverte, 100% Java lui permet de s’intégrer aisément au sein de tout SIH (Systèmes d’Informations Hospitaliers), et d’assurer la gestion   informatisée de nombreuses applications stratégiques (métier, administratives, financières, RH…). Disponible depuis l’origine sur l’ensemble des plates-formes du marché (Windows, Linux, Unix), JEEBOP Santé offre à ses utilisateurs une large bibliothèque de connecteurs (bases de données, Web Services, Mainframe et AS400), des bibliothèques de formats hospitaliers prédéfinis et des connecteurs vers les applicatifs les plus répandus de la santé : SOL, Axya, Evoluance (McKesson), Actipidos (Ares/Stylus), Santé 400 (SHS, Convergence (Mipih)...

Enfin Jeebop Santé contribue à améliorer les processus d’échanges de données avec les organismes externes, en prenant en compte l’ensemble des protocoles et standards utilisés : CCAM, T2A, PMSI...

 

A propos de Wraptor  :

La société Wraptor, fondée officiellement en janvier 1998, propose des solutions dans le domaine de l'intégration de systèmes hétérogènes et de l'ouverture non intrusive des applications existantes vers les technologies et activités modernes, notamment autour de l'internet. Les fondateurs de Wraptor sont issus de la société Apilink Technologies, et ont participé à la conception, à la réalisation, à la mise en oeuvre et au support du produit d'intégration Apilink depuis sa naissance (1990). Aujourd’hui, Wraptor compte de très nombreux clients en France et à l'étranger dans le domaine bancaire, administratif, hospitalier, industriel. Cette base de clientèle témoigne du sérieux et des compétences des équipes de Wraptor . Pour plus d’informations rendez-vous sur les sites Internet www.wraptor.fr et www.jeebop.com

Franck TUPINIER
TEL: 06 74 68 37 93

Medasys

La réussite du déploiement du DMP, pour lequel 6 consortiums viennent d'être désignés, repose largement sur l'existence de Dossiers Patients Informatisés au sein des hôpitaux.

En effet, comment peut-on instaurer avec succès le DMP à l'échelle nationale sans que tous les établissements de santé, qui pratiquent 60% des actes médicaux, dont la quasi-totalité des interventions lourdes, ne soient eux-mêmes dotés de systèmes informatisés de production de soins à même d'alimenter systématiquement le DMP avec les données essentielles du patient ?

Fort de 7 millions de Dossiers Patients opérationnels dans 40 hôpitaux, Medasys, se positionne, d'une part, en tant que fournisseur privilégié de contenu et, d'autre part, doit bénéficier de la nécessité pour les établissements de santé de s'équiper en systèmes d'informations cliniques afin de répondre aux exigences de la généralisation du DMP.

Medasys occupe aujourd'hui une place de choix dans le domaine des logiciels médicaux hospitaliers et se mesure avec succès aux plus grandes entreprises multinationales, que ce soit en Biologie, en Radiologie ou en Dossier Médical Patient, en se différenciant par une offre globale, complète et homogène de systèmes modernes. Aussi, dans un contexte de mutation du marché de l'informatique médicale, le Groupe se positionne-t-il comme le principal moteur de recomposition de cette industrie en France face à l'arrivée de concurrents étrangers, notamment américains. A ce titre, Medasys a activement entrepris une démarche de fédération des compétences nationales par croissance externe.

Dans cette dynamique, Medasys entend améliorer sa rentabilité en menant à bien son expansion tant organique que par acquisitions, en France d'abord et en Europe ensuite.

A propos de Medasys :

Medasys est une société française spécialisée en Technologies de l'Information et en tant que tel un éditeur important de logiciels médicaux pour hôpitaux et fournisseurs d'équipement de diagnostic dans les domaines de l'imagerie médicale, de la radiologie, de la biologie, du dossier médical patient, du dossier de soins et de la prescription connectée.

Le groupe a des filiales au Japon et en Belgique. Il emploie 135 collaborateurs et son chiffre d'affaires dans le domaine des systèmes d'informations médicales s'est élevé à 13,2 ME en 2004.

Les 8 principes de la consultation du dossier médical selon le Data Protection Act 1998 (UK)

BookLe dossier médical britanique repose sur les huit grands principes suivants :

1°) Les données personnelles seront traitées selon les règles de droit et de justice et, en particulier comme des données personnelles sensibles.

2°) Les données personnelles seront obtenues seulement dans un but spécifique et ne seront pas traitées de manière incompatible avec ce but.

3°) Les données personnelles seront adéquates, pertinentes et en relation avec l'objectif pour le quel elles sont traitées.

4°) Les données personnelles seront précises et si nécessaire, actualisées.

5°) Les données personnelles ne seront pas gardées plus qu'il n'est nécessaire à l'objectif poursuivi.

6°) Les données personnelles seront traitées en accord avec les droits relatifs aux données visées par ce texte.

7°) Des mesures techniques et organisationnelles appropriées seront prises contre les personnes non autorisées qui traiteraient les données personnelles, et contre la destruction ou la perte accidentelle de ces données ou leur détérioration.

8°) Les données personnelles ne seront pas transmises en dehors d'un pays ou d'un territoire situé hors de la Communauté européenne, sauf si ce pays assure un niveau de protection des donées personneles suffisant et en acccord avec le droit européen relatif au traitement des données personnelles.

Reférence : Department of Health - Guidance for access to health records requests under the Data Protection Act 1998 (version 2) juin 2003

Le dossier médical et les Etats-Unis

3clichs_us_1Une récente étude (voir références plus bas) a tenté d'évaluer l'impact du dossier de soins électroniques sur l'usage et la qualité des soins ambulatoires.

Elle a porté sur les patients du Kaiser Permanente, un système intégré de délivrance des soins, dans deux régions : la région du Colorado (376 795 membres) et la région nord-ouest (449 728 membres). Le Kaiser Foundation Health Plan rassemble 447 médecins généralistes et 749 médecins spécialisés.

Les résultats sont instructifs. Deux après l'achèvement de l'instauration du dossier électronique, le nombre de consultations médicales a baissé de 9% dans les deux régions étudiées. Les consultations de spécialistes ont diminué de 5% dans le Colorado et 6% dans le nord-ouest. Le pourcentage de celles et ceux qui consultaient plus de trois fois par an a diminué respectivement de 10% pour le Colorado et 11 le nord-ouest.

On note une augmentation significative des contacts téléphoniques entre le médecin et son patient, passant de 1,26 par personne (avant le dossier électronique) et par an à 2,09. Le simple contact téléphonique permet d'apporter une réponse rapide et appropriée, en se fondant sur la vision globale de la situation avec le dossier électronique.

La question de savoir si le dossier médical numérique génère des économies n'est pas traitée par l'étude qui se contente de démontrer que le dossier électronique n'altère en rien la qualité des soins.

Référence : Ganido T, Jamieson L, Zhou Y, Wisenthal A, Liang L, Effect of electronic health records in ambulatory care : restrospective, serial, cross sectional study. BMJ 2005; 330 : 581-586.

L'Ordre propose un document en ligne

BooksLe site de l'Ordre des médecins et ce, depuis le début de l'été, traite des "questions sur l'informatisation des dossiers médicaux, le partage et l'hébergement des données".

Ainsi 66 pages (au format pdf) abordent quelques questions élémentaires (dans une première partie) comme les avantages - inconvénients d'un dossier en ligne, la multiplication des dossiers (papiers, électroniques, personnels). La suite traite du DMP, Loi, éthique, déontologie, etc.

La conclusion de Jean-Marie Faroudja est quant à elle TRES intéressante : elle insiste sur la distinction que le praticien doit faire entre le DMP d'une part et son dossier professionnel d'autre part (qui peut "rester le lieu des confidences intimes" et "être organisé selon sa méthode, ses habitudes et ses convictions"

Cette conclusion vous semble anodine, banale, sans intérêt? Si c'est votre opinion, je pense que ce n'est pas le cas! Affirmer que le DMP peut et doit même COEXISTER avec d'autres dossiers médicaux, celui du médecin en premier lieu et celui du patient (dossier médical personnel) en second lieu, relève à la fois du bon sens et d'une réelle ouverture d'esprit (d'autant que c'est la première fois que je lis de tel propos, depuis le début de la saga "DMP").
Chaque dossier peut parfaitement exister sans cannibaliser les autres, chacun ayant son utilité, sa logique, son organisation propre.

Votre avis là dessus nous intéresse, que  VOUS soyez médecin ou patient!

Télécharger le rapport : Download dmp.pdf son annexe : Download dmpannexe.pdf
Aller sur le site de l'Ordre des médecins : http://www.conseil-national.medecin.fr/

Lire la suite "L'Ordre propose un document en ligne" »

Patatra pour ARES

Le groupe ARES a fait pas mal de communication ces 9 derniers mois sur le DMP ceci, le DMP cela!

Bien entendu ARES nous était présenté comme LE groupe du DMP, celui qui allait proposé LA solution, etc, etc. Patatra pour ARES! Il n'est même pas retenu pour le "groupe expérimental". Et toc : évincé! Exit, dehors ARES! La déception pour le groupe est à la hauteur de la chute de son cours de bourse. Et oui, car il y avait un cours à maintenir! Et le DMP était tout de même une perspective alléchante!

Que le groupe ARES se rassure (et par là même les boursicoteurs) : le fait de ne pas participer au DMP deviendra (avec le temps et PEUT ETRE) un énorme avantage. L'évolution dudit DMP, son acceptation par le public et les professionnels, sa propagation, etc, en décideront. Patience donc. Mais il est vrai que les boursicoteurs privillègient toujours le court terme, tant il leur est difficile de voir plus loin que le bout de leur nez!

Voir aussi sur le sujet un entretien avec le boss d'Ares

Rappel : les 6 consortiums sélectionnés

Le conseil d’administration du GIP DMP, réuni le 5 octobre 2005, a approuvé le choix de six consortiums sélectionnés pour mettre en œuvre les phases de préfiguration.

Il s’agit des consortiums suivants (par ordre alphabétique):
- Cegedim - Thalès
- D3P (RSS - Microsoft - Medcost / Doctissimo)
- France Télécom - IBM - CAP GEMINI - SNR
- inVita – Accenture - La Poste – neuf cegetel - Intra Call Center- Jet Multimedia – Sun microsystems
- Santeos (Atos- Unimédecine – HP – Strateos – Cerner)
- Siemens- Bull - EDS

Les étapes à venir :

Une première réunion de travail sera organisée dans les jours qui viennent avec ces consortiums. Mi-octobre, le GIP DMP commencera le contrôle de validation des «démonstrateurs», et l’analyse des infrastructures techniques et des organisations proposées par les six consortiums sélectionnés.

Ces opérations seront effectuées sur la base de 10 000 dossiers fictifs. A la fin du mois d’octobre, en fonction du résultat de ces contrôles, le GIP DMP établira la liste définitive des consortiums intervenant dans la deuxième phase de préfiguration. La liste définitive des sites d’expérimentation sur le terrain sera proposée par les consortiums après concertation avec le GIP.

Cette phase de préfiguration est prévue pour se dérouler de début novembre 2005 au 31 mars 2006 sur la base de 5 000 dossiers médicaux réels de patients par consortiums sélectionnés.
Une évaluation approfondie aura lieu à l’issue de cette phase d’expérimentation sur le terrain. Le suivi du déroulement de l’opération ainsi que cette évaluation permettront de rédiger au début du printemps 2006 le cahier des charges pour la phase de généralisation du DMP.
Le lancement de la phase de généralisation devrait commencer à l’été 2006 pour atteindre en 2007 les objectifs prévus dans la loi du 13 août 2004.

Voir aussi sur ce même sujet :
http://www.universalpressagency.com/Sante,Dossier-medical-personnel-six-hebergeurs-informatiques-pre-selectionnes_a2253.html
http://www.vnunet.fr/actualite/tpepme_-_business/vie_publique/20051007012

The Personal Medical File Revolution in progress

Divers1The call for tenders to host personal medical files (called DMPs in France) was published at the end of July in the Official Bulletin of Public Market Announcements as well as on the website (dmp.org) dedicated to project advancement put on line by the public interest grouping responsible for its implementation (GIP DMP). A true challenge has been launched in the field of e-health as deployment of the DMP remains on the agenda for 2007!

DMP implementation has been organized in four stages: development of a prover, prefiguration, progressive deployment and generalization. The calendar appears to be tight due to the technical difficulties in personal medical files such as their interoperability, as well as for the safety and confidential constraints with regard to the hosting of health data. Hoster applicants have until September 16 to present their solutions in reply to the publication of the call for tenders and specifications. They must firstly present a DMP prover, a prototype aiming to prove the pertinence and reliability of the computer systems proposed. Only the hosters with a validated prover can go into the prefiguration phase. This second stage consists in launching first deployment in a real situation on a "prefiguration" site, which means a group of health establishments and professionals presented by the hoster with the approval of the latter. Here again, the solution proposed by the hoster will be assessed by the GIP DMP as regards security, compliance with specifications, the actors' acceptability as well as the service quality level. This pilot phase must enable GIP to draw up specifications for DMP generalization, to be used as a basis for new consultation. The progressive deployment phase is then scheduled for 2005 based on the second specifications. This is to be followed by the general use of DMPs in 2007. The web site for the GIP DMP already presents a series of data sheets to be used to prepare the future specifications for the general use of personal medical files: document format, patient identification definition and management, identification of health professionals and establishments, security, connection with health networks, etc.

DMP aims to foster the coordination and quality of healthcare concerning the patient by enabling health professionals to access information on the patients they are treating (diagnostic, treatment, procedures, etc.) According to the French National Health System, this improved system of coordination must lead to annual savings of 3.5 billion euros, particularly by decreasing redundant care and procedures. As announced by the government, only the patient will be able to control access to his file. Now we need to see what health data are to appear in the files of each insured party, as well as the latitude each one will be given to hide any piece of information he does not wish to convey. This difficult task lies in defining the data to appear in DMPs, in connection with health professionals and associations. Even more than the technical constraints, significant changes in medical practice may represent a true challenge for the future implementation of personal medical files!

Faute médicale et DMP

La faute médicale consiste à exercer sur un patient un acte contraire aux règles de l'Art ou en tous les cas, qui ne va pas dans le sens de sa guérison ou de l'amélioration de son état.

La faute médicale est commise de façon non intentionnelle par un ou plusieurs individus en charge de la santé d'un patient.

Elle n'existe - réellement - que dans la mesure où, d'une façon ou d'une autre, il est possible, à un moment donné, de se rendre compte de la faute médicale effective et de cerner les responsabilités. Ceci peut être un processus lent entre la faute commise et sa révélation.

La question est : le DMP peut-il contribuer à raccourcir ce délai?

La réponse est normande. Oui si le report des actes médicaux a été fidèlement reporté dans le DMP. Dans ce cas, il est possible de conserver une trace, datée et renvoyant à un médecin. Ceci devrait, en toute hypothèse, plaider en faveur du médecin consciencieux qui a annoté ses actes.

Non si le report ne se fait pas ou de façon partielle : la trace sera également parcellaire.

En tous les cas, dans la perspective (toujours réaliste) d'une découverte d'une faute médicale (toujours possible), il est clair que le médecin entrera les données au sein du DMP de son patient, en conservant à l'esprit que celle-ci vont avoir une finalité juridique aux fins d'une ou plusieurs  expertises visant à confirmer ou pas la validité de son acte.

Je souhaite très vivement lire vos commentaires sur ce sujet -rarement abordé - et pourtant essentiel!