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Du rififi au GIP

Pierre BIVAS, le directeur du Groupement d'Intérêt Public (GIP) chargé de piloter la mise en place du DMP a été limogé et remplacé par Jacques BEER-GABEL.

Dominique COUDREAU (déjà président du comité d'orientation), devrait assurer la présidence du conseil d'administration du GIP.

BIVAS, anciennement loué pour ces inombrables qualités, ne trouvent plus grâce aux yeux de nos seigneurs et maîtres... Erreur de casting, inapte à la gestion des rapports humains, complexificateur du DMP (là dessus, au moins, il n'est pas tout seul), tête de turc de l'Assurance-maladie et la Caisse des dépôts (ça fait beaucoup d'ennemis pour un seul homme!), bref, les raisons de son limogeage brutal ne manquent pas.

D'aucuns redoutent que ce "départ" mette d'avantage à mal, un DMP qui prend un retard vertigineux (seulement par rapport aux prévisions de nos seigneurs et maîtres ... et en France, on est habitué aux écarts entre ces prévisions et la réalité des faits....!!!!). Pour J. BEER-GABEL, tout va très bien (Madame La Marquise) : "Le GIP suivra le calendrier avec d'autres personnes".
L'appel d'offre pour les hébergeurs de données de santé personnelle est bientôt prêt. Les sites pilotes seront bientôt retenus (et fonctionnel pour le second semestre 2005). Leur évaluation approfondie est prévue pour le printemps 2006, le déploiement total pour mi 2007 maintenu!

La réalité est un peu différente :
- le minsitre de la santé, X. BERTRAND ne parle plus d'économies réalisées grâce au DMP mais d'"amélioration de la qualité des soins"...
- les délais fixés par la Loi sont jugés "imprudents" par D. COUDREAU...
- on manque cruellement d'argent (15 millions débloqués contre un besoin de 600!)...
- les pincipaux problèmes ne sont pas résolus : accès par le patient, contenu, fonctions, utilisations, etc. (ce blog les aidera peut être!!!?).

Bref, toujours rien de bien neuf sur la planète DMP!

2e sujet : le patient peut-il écrire dans son dossier?

Aaaa_3Note de P. Millet ((Médecin de DIM à Montbéliard (Doubs) & Médecin détaché auprès du GCS EMOSIST) qui s’est proposé de fournir le dit sujet, en se fondant sur sa propre expérience de mise en place d’un DMP en Franche-Comté 'voir article sur le sujet).

Dans la mise en place d'un DMP en Franche-Comté, le docteur Millet prévoit que le patient puisse écrire dans son DMP. Par exemple, le patient pourra enrichir son dossier d'informations anciennes le concernant. Il pourra également signaler des souhaits sur des soins potentiels.

Le risque principal consiste à introduire une fausse information, de nature à tromper le professionnel de santé. Pour contrecarrer cela, il est prévu de signaler très nettement l'origine de l'information. Mais qu'en sera-t-il en cas de lecture rapide du dit dossier?

Votre avis nous interesse...

"Médecin traitant" : les questions que chacun se pose (par le PT Parti des Travailleurs)

MISE EN PLACE DU DISPOSITIF AU 1er JUILLET 2005

"Médecin traitant" : les questions que chacun se pose

ON NE PEUT PAS OUVRIR LA RADIO SANS QU’UN MINISTRE OU UN RESPONSABLE NE VIENNE NOUS EXPLIQUER LES AVANTAGES DU DISPOSITIF DU "MÉDECIN TRAITANT". Y A-T-IL DES AVANTAGES ? Y A-T-IL DES INCONVÉNIENTS ? JUGEZ-EN VOUS-MÊMES

PT
Le Parti des travailleurs a, dès le début de l’année 2004, engagé une campagne contre le projet de loi Douste-Blazy, contre le « consensus partagé » sur lequel elle prétendait s’appuyer. Il a recueilli 100 000 signatures pour en exiger le retrait et la restitution par le patronat des 113,7 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales dont les employeurs ont bénéficié entre 1992 et 2002 (chiffre officiel du bulletin ACOSS-Stat, septembre 2003).

Les attaques contre la Sécurité sociale n’ont qu’un objectif : réduire le « coût du travail », diminuer les dépenses sociales, comme l’exige le traité de Maastricht.

Pour le Parti des travailleurs, la démocratie exige le rétablissement plein et entier de la Sécurité sociale telle qu’elle fut fondée en 1945 et la rupture avec toutes les directives et traités européens qui en ordonnent la destruction et la privatisation.

PRÉSENTATION
Le dispositif du « médecin traitant » entre en vigueur ce 1er juillet, en application de la loi Douste-Blazy du 13 août 2004 contre la Sécurité sociale.
Cette loi a déjà instauré, à compter du 1er janvier, une retenue forfaitaire de un euro sur tous les remboursements de consultations et d’analyses médicales.

LES FAITS
QU’EST-CE qu’on nous dit ? « Le médecin traitant vous aide à vous orienter vers un médecin spécialiste et coordonne votre suivi. Grâce à lui, vous évitez les consultations inutiles, les examens superflus(...). En suivant le parcours de soins coordonnés, les assurés bénéficient de conditions optimums de tarifs et de remboursements » (communiqué de la CNAM du 27 juin 2005) (1). Le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie « salue les deux innovations importantes que sont le médecin traitant et le dossier médical personnel » (Le Quotidien du médecin, 24 juin).

Tout est donc fait pour notre bien ?

Est-ce que, vraiment, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Voyons ce qu’ils disent eux-mêmes.

Le ministre Xavier Bertrand, interrogé sur le nombre de formulaires (pour le médecin traitant), vient de déclarer : « Demain, nous en serons à plus de 20 millions sur les 48 millions envoyés. C’est un succès. »

Mais, dans le même temps, la CNAM donne le chiffre de 36 961 595 formulaires envoyés.

C’est 48 millions ? C’est 36,961 millions ? C’est combien ? Un chiffre, c’est un chiffre. Un ministre, c’est un ministre. Un Haut Conseil, c’est un Haut Conseil. Pourquoi nous raconte-t-on n’importe quoi ? Qu’est-ce qu’on veut nous cacher ? Jugez vous-mêmes.

Le Premier ministre, le 23 juin, à l’Assemblée nationale, déclare à propos des dépenses de santé : « Aucun dérapage des dépenses ne peut désormais être admis. »

Qu’est-ce que cela signifie ?

Est-ce qu’il faut se soigner lorsqu’on est malade ? Ou estce qu’il ne faut pas se soigner ? Un malade âgé a-t-il le droit aux soins nécessités par son état de santé ? De quel dérapage nous parle-t-on ?

Veut-on nous dire que les médecins sont des escrocs ? Veut-on nous dire que les malades se soignent trop ?

Ils appellent cela un "parcours vertueux"

Vous le savez, il y a eu la réforme Douste-Blazy, le 13 août 2004.

Elle a mis en place une enveloppe financière fermée, calculée pour respecter les critères de Maastricht.

Y a-t-il un rapport avec le « médecin traitant » ? Encore une fois, nous ne partons que des faits.

L’AFP écrit le 29 juin à propos du « médecin traitant » : « Si le patient ne s’inscrit pas dans un "parcours vertueux", il devra y mettre de sa poche » (voir tableau).

Qu’entendent-ils par « parcours vertueux » ?

Avec le dispositif du « médecin traitant » :

- vous ne pouvez plus allez voir directement le spécialiste sans être pénalisé financièrement ;

- si vous allez directement aux urgences, vous prenez le risque de ne pas être remboursé.

Nous publions ci-dessus le tableau avec ce que cela va coûter au malade.

Ce sont les faits.

Trois mois d’attente pour une chimiothérapie

Xavier Bertrand, ministre de la Santé, explique (Le Parisien, 30 juin) : « Les médecins doivent faire des efforts (...). Il est essentiel que près d’un milliard d’euros d’économies soient au rendez-vous. »

Les médecins ne sont-ils pas là pour prodiguer aux malades tous les soins dont ils ont besoin pour guérir ? Sur quoi doivent-ils faire des économies ?

Sur les soins des personnes âgées, qui ne trouvent plus de place à l’hôpital où 83 000 lits ont été fermés dans tout le pays par les gouvernements successifs entre 1992 et 2003, selon les chiffres publiés par le Conseil économique et social ?

Sur quels malades les médecins devraient-ils faire des économies ?

La directrice de l’Assistance publique de Paris déclare au Parisien (15 juin) qu’il faut attendre « plusieurs mois » pour une chimiothérapie après le diagnostic d’un cancer.

Plusieurs mois d’attente ?

Cela représente combien de morts ?

Savez-vous que 8 millions d’entre nous présentent une affection de longue durée (cancer, diabète, maladie cardiovasculaire...) ?

Ils sont pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale. C’est pour cela qu’elle a été faite.

Or le ministre exige, dans un premier temps, et pour la seule année 2005, 455 millions d’euros d’économies sur ces malades.

On appelle cela un « parcours vertueux » ? N’est-ce pas la morgue pour les malades et les personnes âgées ?

Et tout cela au nom du déficit de la Sécurité sociale, au moment où le Premier ministre, interrogé sur les exonérations de cotisations de Sécurité sociale (Le Parisien, 28 juin), répond : « Nous faisons un effort considérable dans ce domaine : près de 20 milliards d’euros par an. Cela permet de réduire le coût du travail (2). J’ai décidé de maintenir ces allégements. »

Si ces milliards (153 milliards d’euros depuis 1991 !) étaient rendus à la Sécurité sociale à qui ils appartiennent, non seulement tous les malades pourraient être soignés sans avoir à payer, mais les lits fermés pourraient être rouverts, tout comme les écoles d’infirmières.

N’y a-t-il pas quelque chose d’impensable dans ce qui est en train de se passer ? Comme si la majorité de la population n’avait pas dit le 29 mai non à la remise en cause du droit aux soins. Ces droits ne doivent-ils pas être restitués et garantis aux malades ?

N’est-ce pas ces questions qui sont soulevées par le dispositif du « médecin traitant » ?

Dites-nous ce que vous en pensez. Si vous avez des questions, posez-les, nous y répondrons.

83 000 LITS D’HÔPITAUX ONT ÉTÉ FERMÉS ENTRE 1992 ET 2003


(1) La Caisse nationale d’assurance maladie chargée par la loi Douste-Blazy de faire respecter l’enveloppe fermée.
(2) La voilà, la vérité : réduire le « coût du travail ». C’est le chômage, la diminution des allocations de chômage, la liquidation de la Sécurité sociale.

 

Communiqué : Résultats des nouveaux indicateurs de suivi de la réforme de l’assurance maladie

Un an après le vote de la loi relative à l’assurance maladie, les mesures engagées commencent à porter leurs fruits. Mi-juillet, les indicateurs de suivi présentés par le gouvernement en avril dernier évoluent en effet favorablement.

Indicateur 1: nombre d’assurés ayant choisi un médecin traitant

Alors que le parcours de soins coordonné s’est mis en place le 1er juillet 2005, plus de 26 millions de Français ont déjà choisi leur médecin traitant, soit près de 55 % des assurés. Dans la mesure où, en six mois, seuls 60% des Français consultent habituellement un médecin, près des trois quarts de ceux qui se sont rendus chez ce dernier ont donc choisi leur médecin traitant.

Indicateur 2: part des médecins généralistes entrés dans le dispositif

Les médecins généralistes s’impliquent également activement, puisqu’ils sont 99 % à être entrés dans le dispositif. Dans plus de 99 % des cas, ce sont d’ailleurs des omnipraticiens que les patients choisissent comme médecin traitant.

Indicateur 3: nombre de bénéficiaires de l’aide à la complémentaire

Au 12 juillet 2005, près de 210 000 personnes avaient bénéficié des attestations ouvrant droit à l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé.

Indicateur 4: évolution des dépenses totales d’indemnités journalières

Les dépenses d’indemnités journalières du régime général ont reculé de près de 1 % en 2004 sur les 6 premiers mois de l’année 2005, leur décélérationa été plus rapide (– 3,7 %).

Indicateur 5: les contrôles d’arrêts maladies effectués

S’agissant de la lutte contre les abus et les fraudes, l’assurance maladie a accentué son effort de contrôle: ainsi les arrêts de travail de longue durée (supérieurs à 60 jours, et non plus 90 jours comme en 2004) feront-ils l’objet d’un contrôle systématique (à ce titre, au 30 juin 2005, plus de 250 000 arrêts de travail ont été contrôlés) et les arrêts de courte durée d’un contrôle aléatoire, avec pour objectif d’en contrôler 220 000 (contre 187 000 en 2004).

Indicateur 6: accélération de la pénétration des génériques

La pénétration des génériques continue d’augmenter. Pour l’ensemble du répertoire généricable, la proportion des boîtes de génériques délivrées par rapport au nombre total de boîtes prescrites est ainsi de plus de 50 %, contre 35 % en 2002. Le plan de redressement de l’assurance maladie prévoit de réaliser, grâce aux génériques, 1 milliard d’euros d’économiesd’ici à 2007.

S’agissant des indicateurs relatifs à la qualité du système de soins, les modalités de l’évaluation des pratiques professionnelles des médecins prévue par la loi du 13 août 2004 et le décret du 14 avril 2005 viennent d’être présentées par la Haute Autorité de santé. Deux accords-cadres d’amélioration des pratiques hospitalières, relatifs aux prescriptions d’antibiotiques et de statines dans les établissements hospitaliers, sont également en préparation.

Enfin, la montée en charge du dossier médical personnel (DMP) se poursuit: le groupement d’intérêt public chargé de son déploiement, après avoir été installé en avril, a tenu un séminaire, pour définir ses orientations et ses méthodes de travail. Des premières expérimentations auront lieu sur des sites pilotes au second semestre 2005, en s’appuyant sur les expériences existantes. Les modalités de fonctionnement de ces premiers sites feront l’objet d’une évaluation approfondie au printemps 2006 évaluation au vu de laquelle la décision définitive des lancements à l’échelle nationale sera prise afin d’atteindre l’objectif, fixé par la loi du 13 août 2004, d’un déploiement total à la mi-2007.

Ces indicateurs et les chiffres de l’assurance maladie publiés aujourd’hui, qui confirment l’infléchissement des dépenses pour le 6ème mois consécutif, marquent des signes encourageants.

L’objectif du gouvernement d’une réduction du déficit de l’assurance maladie à 8,3 milliards d’euros fin 2005 et d’un retour vers l’équilibre à l’horizon 2007 s’en trouve conforté. Il convient néanmoins de ne pas relâcher l’effort, mais au contraire de maintenir fermement l’engagement de tous dans la poursuite de l’objectif de retour vers l’équilibre, qui ne pourra être durablement atteint que si les comportements se modifient en profondeur.

Vancouver Coastal Health octroie à Sentillion un contrat portant sur des solutions de gestion de l'accès et de l'identité

Canada_2Vergence(MD) jouera un rôle clef dans le partage d'informations sur les 
    patients dans les établissements de Vancouver Coastal Health

    ANDOVER, MA, le 19 juillet /CNW-PRN/ - Sentillion, Inc., principal
fournisseur de solutions de gestion de l'accès et de l'identité au secteur des
soins de santé, a annoncé aujourd'hui que Vancouver Coastal Health (VCH)
a retenu la suite logicielle Vergence(MD) Sentillion pour intégrer les
informations de ses 556 établissements, comprenant des centres de soins
communautaires, de soins aigus et de soins en établissements. Vergence
permettra aux utilisateurs autorisés d'avoir un accès sécurisé aux dossiers
des patients à partir de n'importe quel établissement de la VCH, quelque soit
l'endroit où se trouvent le dossier.

Lire la suite "Vancouver Coastal Health octroie à Sentillion un contrat portant sur des solutions de gestion de l'accès et de l'identité" »

1er sujet : la sécurité

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Note de P. Millet ((Médecin de DIM à Montbéliard (Doubs) & Médecin détaché auprès du GCS EMOSIST) qui s’est proposé de fournir le dit sujet, en se fondant sur sa propre expérience de mise en place d’un DMP en Franche-Comté 'voir article sur le sujet).

Pour le moment nous ne prévoyons comme sécurité d'accès au DMP qu'un couple utilisateur/mot de passe, qui permet l'accès au DMP par tout poste équipé d'un navigateur.
Le risque évidemment est que ce couple ne soit très vite connu de la famille, et, pour céder à des pressions, donné par le patient à des personnes non destinataires du DMP (médecin du travail, assurance).
Nous avons prévu de faire un module sécurité "autonome" , du moins dans le développement

Les solutions potentielles sont:

1) Avec la carte vitale. Inconvénient demande un lecteur.
protection faible contre la famille et les pressions.

2) codes multiples :
par exemple code administrateur (définissant les droits d'accès)
différent du code utilisateur (en lecture des données).
ou mots de passe multiples donnés face  à un tirage aléatoire :
j'ai reçu de ma banque un tableau des mots de passe, par exemple A2= lmo24g,
A3=kjut25 etc...Quand j'interroge mon compte, je reçois une demande A2 et je dois
donner ce mot de passe.

Inconvénients :
complexité de mise en oeuvre (les développeurs sont réticents)
protection faible vis à vis de la famille
mais relativement bonne protection vis à vis des pressions
(donner un code ne permet pas systématiquementl'accès ultérieur
au DMP, si on évite la possibilité d'essais répétés qui
permettraient d'attendre que A2 soit à nouveau proposé).

3) mouchard avec surveillance des accès. (à signaler qu'il est
prévu que la personne puisse voir quelle est la dernière
personne à avoir eu accès à son dossier).bon pour le médico légal (contestation en justice) mais pas pour le "quotidien".

A vos comentaires et suggestions!

DMP décortiqué et commenté point par point

Le DMP implique la mise en oeuvre de très nombreuses fonctions et possibilités combinées. Celles-ci forment au final un ensemble complexe que trois simples lettres ne reflètent en rien!


Je crois opportun de passer en revue, fonction par fonction, possibilité par possibilité, les applications possibles offertes par le DMP, les limites que l'on doit y apporter, les réserves à émettre, les refus catégoriques à exprimer et enfin, les voies d'application concrètes et souhaitables à emprunter.

A chacun d'entre vous d'exprimer ces choix, orientations, avis motivés et fondés sur tout type d'expériences communicables. Je compte beaucoup sur vous, sur votre opinion, sur votre enthousiasme à défendre ou réfuter le DMP, point par point. Pour ce faire, une nouvelle catégorie est mise en place et intitulé : "DMP décortiqué et commenté point par point".

Je vous propose d'aborder chaque semaine UN SUJET. P. MILLET ((Médecin de DIM à Montbéliard (Doubs) & Médecin détaché auprès du GCS EMOSIST) s’est proposé de fournir le dit sujet, en se fondant sur sa propre expérience de mise en place d’un DMP en Franche-Comté. Une synthèse générale sera réalisée et rendue accessible sous la forme la plus adéquate.

Ce débat, autre forme de forum, est comme d'habitude libre et ouvert à tous, dans la mesure où vos commentaires concernent directement le sujet abordé, à l'exclusion de tout autre.

Nous commençons la semaine prochaine avec pour premier thème la loi du 6 août 2004 qui dispose que : "toute personne physique peut, pour des raisons légitimes, s'opposer à ce que ses données personnelles fassent l'objet d'un traitement".

Médecin traitant : cinq clefs pour comprendre la réforme

Médecin traitant : cinq clefs pour comprendre la réforme

Tab_bordVendredi 1er juillet, le nouveau parcours de soins installant le médecin traitant au coeur du système de santé français va progressivement devenir réalité pour les assurés de plus de 16 ans. Avec le dossier médical personnel (DMP) annoncé pour l'année 2007, le dispositif du médecin traitant, qui est censé améliorer la qualité de notre système de soins, est l'une des mesures phare de la réforme de l'assurance-maladie du 13 août 2004. Mais la multiplication des tarifs et des niveaux de remboursement qu'il entraîne, comme l'efficacité même de cette mesure, sont autant d'interrogations que partagent usagers et médecins.


La Mutualité française, la CFDT, l'UNSA, l'Union nationale des associations familiales (UNAF), l'Association des accidentés de la vie (FNATH) et le Collectif inter-associatif sur la santé (CISS) ont dénoncé le retard pris par le gouvernement dans la publication de deux décrets ­ l'un sur les contrats complémentaires dits responsables, l'autre sur les taux de remboursement ­ qui visent à "inciter le patient à respecter le parcours de soins" . Elles ont demandé le report de la hausse des honoraires médicaux, prévue le 1er juillet, au 1er janvier 2006, date à laquelle les contrats responsables vont entrer en vigueur, et ce au nom d'"un lancement de la réforme compréhensible pour tous les assurés" .

D'autres organisations restent hostiles à la logique même de la réforme et/ou à la convention médicale qui l'a mise en musique. Tel est le cas du syndicat de généralistes MG France qui dénonce "une jungle tarifaire inexplicable"  ou de la CGT qui parle d'"inégalité organisée de l'accès aux soins" .

Doit-on avoir choisi son médecin traitant au 1er juillet ? Non. On peut encore le faire d'ici à la fin de l'année, sans être pénalisé, à l'occasion d'une prochaine consultation. Toutefois, à partir du 1er juillet, si un assuré de plus de 16 ans doit consulter un spécialiste et veut être remboursé au meilleur taux, il devra passer, préalablement, par un médecin traitant. Ce dernier est le plus souvent un généraliste.

Au 28 juin, plus de 19 millions de formulaires de choix du médecin traitant avaient été retournés à l'Assurance maladie ­ soit plus de 40 % du total de bénéficiaires de plus de 16 ans ­ et 99,6 % de ceux-ci avaient désigné un généraliste. Enfin, selon la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM), "99 % des médecins généralistes ont signé avec un patient un formulaire de médecin traitant" .

Est-il obligatoire de passer par un médecin traitant pour consulter un spécialiste ? Non, mais en faisant le choix de l'accès direct au spécialiste, le patient sera moins bien remboursé. Ce sera également le cas s'il consulte directement un spécialiste à l'hôpital.

Dans son projet de rapport 2005, le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie (Le Monde  du 22 juin) relève que les spécialistes peuvent être tentés de privilégier les patients les consultant en accès direct, "qui risquent d'être, encore plus qu'aujourd'hui, les patients aisés financièrement" .

Certaines spécialités restent en accès direct : les gynécologues, pour la contraception, les interruptions volontaires de grossesse, le dépistage (les frottis) et la prévention (les mammographies) ; les ophtalmologues ; les psychiatres. Sont aussi exclus les pédiatres puisque le parcours ne s'adresse qu'aux assurés sociaux de plus de 16 ans, ainsi que les dentistes.

Puis-je changer de médecin traitant ? Oui, il suffit de le signaler à sa caisse primaire. Lorsqu'un assuré consulte un autre praticien que son médecin traitant, il doit lui demander de remplir la case, sur la feuille de soins, portant la codification "MTN" (médecin traitant nouveau). Par ailleurs, trois autres codes prévoient des exceptions qui ne font pas sortir du parcours de soins et qui ne pénalisent donc pas le patient, pour une consultation d'un autre praticien que son médecin traitant : "MTU" , en cas d'urgence médicale, "MTH" , si vous consultez hors de votre lieu de résidence habituelle (vacances par exemple) ou "MTR" , médecin traitant remplacé en cas d'absence.

Se soigner va-t-il coûter plus cher ? Oui, hors parcours de soins. En revanche, dans ce parcours, la consultation et la prescription chez le médecin traitant seront prises en charge à hauteur de 30 % par les complémentaires (contre 25 % actuellement). La Sécurité sociale continuera, elle, de rembourser 70 % des consultations, un taux qui ­ selon les déclarations du ministre de la santé, Xavier Bertrand, au Parisien  du 30 juin ­, devrait baisser à 60 %, à partir du 1er janvier 2006, pour les consultations hors parcours de soins.

Dans un sondage CSA-Espace soci al,  réalisé les 13 et 14 juin auprès de 952 personnes, 58 % des personnes interrogées jugent "pas justifié"  que la Sécurité sociale rembourse moins les patients hors parcours de soins. Et 60 % estimaient "pas justifié"  le moindre remboursement par les assurances complémentaires.

Quelles économies permettra la réforme ? "Les économies sont peu chiffrables et seront indirectes" , affirme-t-on prudemment au ministère. La CNAM avait évalué à quelque 1,5 milliard d'euros le coût des actes redondants, 10 à 15 % de l'ensemble des actes, sans compter les prescriptions supplémentaires (médicaments, examens...). Le nouveau dispositif devrait limiter la répétition d'actes médicaux. Mais c'est l'instauration du DMP en 2007, qui doit permettre au système de gagner en efficacité.

Le ministère de la santé espère que les pénalités financières hors parcours de soins inciteront les patients à utiliser celui-ci et leur permettront ainsi, à terme, d'être "mieux soignés ",  ce qui entraînerait des économies pour l'ensemble du système.

L'assurance-maladie, elle, pense que, dans un premier temps, le mise en place du dispositif du médecin traitant va lui occasionner un surcroît de dépenses. En effet, en incitant les patients à emprunter le parcours de soins ­ dans lequel ils sont mieux remboursés ­, et à éviter les consultations directes chez les spécialistes (moins bien prises en charge), la facture pour la Sécurité sociale pourrait augmenter.

Rémi Barroux  Logo_lemonde_3

Le premier Dossier Médical Partagé par les médecins libéraux

L'ARH de Franche-Comté propose à l'ensemble des professionnels de santé de la région, un DMP basé sur le Serveur d'identité Patient Idéopass réalisés par SQLI, et interopérable avec les solutions de gestion de cabinets médicaux d’Axilog.


Convaincue dès 2000 des enjeux du partage de l'information entre les acteurs de la santé pour l'amélioration de la qualité des soins délivrés aux patients, l'Agence Régionale de l'Hospitalisation de Franche-Comté s'est engagée dans la réalisation d'un socle technologique permettant la création d'un Dossier Médical Partagé (DMP) à l'échelle régionale. Aujourd'hui, l'Agence propose à l'ensemble des professionnels de santé de la région (hôpitaux, cliniques privées, laboratoires, réseaux de soins, cabinets libéraux, etc.) le premier DMP opérationnel accessible aux patients eux-mêmes.

Ce DMP sécurisé permet l'échange, la consultation et l'alimentation d'informations multiples, structurées ou non (images, signaux physiologiques, diagnostics, prescriptions, etc.), sans double saisie, via la carte CPS, pour les professionnels de santé ou une interface Web dotée d'un système d'authentification pour le patient. Il permet également d'assurer un « audit et une historisation » complets des accès pour un meilleur suivi du patient...

Les établissements de santé hospitaliers ou privés disposant de Systèmes d'Information hétérogènes, et les médecins en exercice libéral étant pour la plupart déjà équipés, l'interopérabilité des composants du DMP avec tout type d'environnements ou d'applications métier est un pré-requis incontournable pour son appropriation par les professionnels. L'ARH de Franche-Comté propose un DMP répondant aux réglementations en matière d'échange et de modèles de données, interopérable avec les logiciels libéraux via un interfaçage aux normes HL7-XDS et avec les établissements (interface Web en réponse aux requêtes lancées par une application SIH, principe des Web Services SOAP/HL7/ebXML).

L'identification est l'une des briques les plus structurantes des Systèmes d'Information communicants. SQLI a réalisé la solution IDEOPASS, un Serveur d'Identité Patient conforme aux préconisations du GMSIH et IHE-PIX. IDEOPASS permet de créer, modifier, rechercher, consulter et rapprocher l'identité du patient (suppression des doublons, fusion ou "défusion" d'identités...).

Cette solution intègre des connecteurs de type API via des composants EJB, et de type Web Services via SOAP/HTTP avec format HL7 projeté en XML (CPAGE, Résurgence, Convergence...).