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vendredi, 31 décembre 2004

Rappel de la Loi sur la réforme de l'asurance maladie et instaurant le DMP

L'année 2004 aura été marquée par une loi : LOI n° 2004-810 du 13 août 2004, relative à l'assurance maladie.

Dans ce blog, nous vous avions tenu informé des sessions à l'Assemblée nationale et des nombreuses discutions autour de cette Loi en général et le DMP en particulier.

Avec cette loi, la France manifeste ainsi sa position de leader en matière d'enregirstrement de données de santé, en généralisant son usage de façon claire (alors que les autres états comme la Grande Bretagne et les Etats-Unis n'ont pas franchi le pas de la globalisation).

CF http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnArticleDeCode?commun=CSECSO&art=L161-36-1

Posted by Thierry Abiven on décembre 31, 2004 at 09:40 AM dans Dossier santé : Droits et Loi | Permalink

jeudi, 30 décembre 2004

Les acteurs du DMP par Thierry Abiven

Networking3Le dossier médical partageable (DMP), s’inscrit dans un environnement propice à sa mise en place et à son évolution. Il est fondamental de s'intéresser aux divers acteurs et promoteurs du DMP afin de bien comprendre leurs interactions ainsi que leur rôle et poids respectif.

Il est possible de répertorier les différents intervenants suivants – à divers titre – et de les énumérer ci-après (énumération dont l’ordre ne tient pas compte des importances relatives de chacun).

En premier lieu, il y a le patient bien entendu. Après tout, c’est pour lui que le dossier médical partagé est mis en place et développé. Il tient un rôle primordial car il s’agit de son dossier médical. Il ne s’agit plus d’un patient passif face au monde médical mais d'un patient acteur de sa santé. Il maîtrise les informations le concernant et les co-gère.

On trouve immédiatement après le patient, le corps médical. Son rôle est fondamental : c’est lui qui détient le savoir nécessaire à l’enrichissement du dossier médical et ce, en accord avec le patient.

Il existe un autre type d’intervenants : les autre professions médicales : infirmiers prodiguant des soins, pharmaciens fournissant les médicaments. Un accès au dossier médical leur sera, de toute évidence, nécessaire (même s’il peut s’agir d’une partie précise du dossier, toujours avec l’accord du patient, voire de son médecin traitant).

L’Assurance maladie représente également un intervenant direct par rapport au contenu du dossier médical. Elle s’assure de l’inscription des données nécessaires (consultations et médications), elle contrôle les non-cumuls de consultations et de médicaments, elle rembourse (en fonction de ses règles strictes de remboursement). Là encore se pose la question du champ de visibilité de l’Assurance maladie…

Enfin, l’Etat joue un rôle majeur de régulation des activités liées au dossier médical partagé. Il active sa mise en place, définit les rôles respectifs de chaque intervenant ainsi que les objectifs, modalités et moyens. Il s’assure du bon fonctionnement de l’ensemble et introduit les correctifs à la suite de blocages éventuels. Sur ce point, il faut se montrer attentif - ,en excluant les approches partisanes - entre l’Etat qui impose et l’Etat qui propose et discute…

A ce stade, on pense un peu trop rapidement que la liste des acteurs du dossier médical s’arrête. Il n’en n’est rien ! Il faut rajouter trois nouvelles catégories.

D’abord, les fournisseurs d’accès internet (FAI) forme une catégorie indispensable. Sans eux, pas d’accès au dossier médical partagé sur l’internet et accessible selon une procédure de sécurité maintenant rodée (pour les consultations de comptes bancaires, déclarations d’impôts, etc.). Il faudra observer à l’avenir le rôle que veulent prendre ces FAI dans la promotion et l’usage du dossier médical (a priori, en France, ce rôle est neutre).

Ensuite, on trouve les hébergeurs de données de santé personnelles. Ces hébergeurs mettent en place un dossier médical sur l’internet, s’assurent de la fiabilité des accès et exercent un contrôle continu sur l’activité générée par la consultation et l’enrichissement des données de santé personnelle.

Enfin, il ne faut pas oublier les avocats spécialisés dans le domaine de la santé. Jusqu’ici, leur intervention était plutôt réservée aux professionnels de la santé. Avec la propagation du dossier médical personnel, il est fort à parier que les avocats seront sollicités pour régler des litiges entre les divers intervenants listés plus haut…

En conclusion, on le voit, le dossier médical partagé résulte d’une chaîne d’acteurs très différents dans leurs objectifs et modalités d’intervention. De là à penser que la réussite du dossier médical partagé repose sur le bon respect par chaque intervenant des limites de son implication, en ne perdant jamais de vue la clef de voûte du dossier médical : le patient…

Posted by Thierry Abiven on décembre 30, 2004 at 09:42 AM dans Dossier santé : Documents, Dossier santé : France, Dossier santé : environnement, Dossier santé : généralités | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mercredi, 29 décembre 2004

Face-à-face médecin - patient

Bouche_oreilleSelon l'hebdomadaire L'Express (numéro 2790),
14 face-à-face entre un médecin et un patient seront organisés par TNS/Sofres pour Xavier Bertrand, secrétaire d'Etat à l'Assurance maladie.

Posted by Thierry Abiven on décembre 29, 2004 at 02:27 PM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Un rapport fort instructif sur le système de santé français en transition

DossierLire le document complet :
Download syst_sante_transition.pdf

Posted by Thierry Abiven on décembre 29, 2004 at 09:19 AM dans Dossier santé : Documents, Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mardi, 28 décembre 2004

Les quatre serments de la cyber médecine

Il s'agit d'un document de l'Atelier (une société de BNP Paribas / http://atelier.fr/) qui dresse un état des lieux européens sur l'équipement et les usages innovants dans l'exercice du métier de médecin.

Download Les-quatre-serments-des-cybermedecins.pdf

En cette fin d'année, c'est intéressant d'aborder l'année nouvelle sur un tel état des lieux...

Posted by Thierry Abiven on décembre 28, 2004 at 09:23 AM dans Dossier santé : Documents, Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

lundi, 27 décembre 2004

L'e santé se développe en Suisse

Suisse_2Le secteur suisse de la santé se frotte aussi aux technologies de l'information. Experts, politiciens et partenaires de la branche entendent améliorer l'efficience, la qualité et la sécurité avec la mise en oeuvre de l'eHealth. Il n'en reste pas moins que pour l'heure, le projet souffre du manque de coordination.

EHealth ne constitue pas une nouveauté. En 1987, les PTT d'alors avaient déjà testé les premières applications dans le cadre du projet Modèle de communications pour les communes. Elles avaient d'ailleurs représenté l'un des rares succès de l'opération.

Aujourd'hui, l'utilisation des technologies de l'information dans le secteur de la santé est devenu une évidence, tant au niveau administratif que médical. Toutefois, celle-ci souffre notamment de doublons et de déficits en matière de coordination.

La Suisse ne représente pas en la matière un cas particulier. Ces dernières années et sur l'ensemble de la planète, les appels à une utilisation ciblée des technologies de l'information se sont multipliés, devenant au passage plus concrets. Un processus qui n'est pas non plus étranger à l'exigence de maîtrise des coûts de la santé.

Il doit aussi contribuer à accroître la qualité et la sécurité des prestations et de la prévoyance en matière de santé. Depuis, la tendance eHealth s'est aussi emparée de la Suisse. Les experts, les politiciens ainsi que les professionnels de la branche demandent à l'unisson une stratégie nationale. Le Conseil fédéral prendra pour sa part une décision en 2005.

Des associations faîtières des technologies de l'information, comme SwissICT ont créé des groupes de travail. Par ailleurs, cette année, la journée de travail de la Politique nationale suisse de la santé a été entièrement consacrée à la thématique de l'eHealth.

Les applications concrètes sont de natures très diverses. Différentes caisses maladie offrent par exemple à leurs assurés plusieurs numéros d'appels qui, lorsqu'ils se trouvent confrontés à une situation d'urgence, les informent s'ils doivent se rendre à l'hôpital, chez le médecin ou encore à la pharmacie. L'informationest transmise par l'intermédiaire d'un système informatique.

Son utilisation permet ainsi d'éviter une consultation inutile aux urgences d'un hôpital et par conséquent de réduire les coûts. Des économies qui peuvent aussi être réalisées dans le domaine administratif. Si actuellement tous les médecins, hôpitaux et caisses maladie sont informatisés, leurs équipements ne sont toutefois que peu enserrés dans un réseau.

Dans une telle situation, les données des patients doivent être à chaque fois réintroduites, ce qui conduit à des doublons, des fautes et autant de retards. De plus, bien souvent, la protection des données n'est pas garantie, ce flux d'informations n'étant guère contrôlé.

A cet effet, des discussions sont menées en Suisse en vue d'introduire les dossiers de patients électroniques ainsi que des cartes de santé lisibles sur des ordinateurs. Ces documents regroupent par exemple des informations sur les allergies et le groupe sanguin de leur détenteur qui peuvent être utilisées à l'occasion d'une consultation en urgence ou lors d'une hospitalisation.

Posted by Thierry Abiven on décembre 27, 2004 at 09:18 AM dans Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

vendredi, 24 décembre 2004

Prosodie privilégie sécurité et accessibilité des données

Lire le communiqué en pdf : Download Prosodie_CP.pdf

Posted by Thierry Abiven on décembre 24, 2004 at 08:57 AM dans Dossier santé : communiqué de presse | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

jeudi, 23 décembre 2004

Le secteur de la santé face à l'évolution informatique

Des grands laboratoires pharmaceutiques aux médecins en passant par les régimes de remboursement, examen des transformations liées aux technologies de l'information ces dernières années.

Source : Journal du net http://solutions.journaldunet.com/0412/041213_sante.shtml

Posted by Thierry Abiven on décembre 23, 2004 at 09:53 AM dans Dossier santé : Documents | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mercredi, 22 décembre 2004

Company News Group : Etat des lieux & veille européenne sur l'équipement et les usages innovants

HttpCPN - 07/12/04
Paris, le 7 Déc. 2004


Utilisateurs précoces de l'automobile et du téléphone dans les années 30, les médecins ont su très vite tirer parti de ces inventions : vitesse de déplacement chez le patient, rapidité de conversation orale avec leurs malades... Les médecins ont ainsi acquis une meilleure réactivité dans leur métier.
De la même façon, l'informatisation de leur profession s'est rapidement effectuée au cours des années 90, avec parfois l'impulsion d'un projet national, comme la Carte Vitale en France.
L'informatisation de leur cabinet leur a offert des gains de temps et d'efficacité, notamment avec les dossiers informatisés créés pour leurs patients.

Aujourd'hui, l'accès à Internet est massivement entré dans les applications informatiques des médecins.
En 2003, dans l'Europe des Quinze, ils étaient déjà 80 % à avoir accès au Réseau, et 78 % en France (Sources : Eurobaromètre, Ispos).
Mais ce très bon taux d'équipement n'est qu'une étape.
Dans les usages, le potentiel d'Internet est encore faiblement utilisé par les médecins.
Si la plupart d'entre eux utilisent le Web pour s'informer individuellement, le partage d'informations en réseau qu'il permet émerge beaucoup plus progressivement.  

Il constitue néanmoins un aspect capital pour adapter la médecine aux nécessités de son époque.
De fait, les technologies de l'information peuvent apporter des réponses à quatre enjeux de taille :

I) Enjeu relationnel : nouveaux rapports patient/médecin.

Aujourd'hui la moitié des Européens ont accès à Internet.
46 % d'entre eux l'utilisent déjà pour s'informer sur leur santé.
Les taux ne cessent de progresser, et les jeunes générations font d'Internet un média de référence en matière d'information.
Sans qu'il y ait de commerce en ligne La médecine ne pouvant en France s'exercer comme un commerce, selon l'article 19 du Code de déontologie médicale, la notion de commerce en ligne médical ne peut exister en France, ni dans la plupart des pays européens., les sites qui offrent au patient la possibilité d'interagir avec leurs médecins (informations, conseils, prises de rendez-vous, prescriptions pour certains cas bien identifiés) sont des innovations intéressantes.
Ils contribuent à rendre la médecine plus interactive.
Estampillés par des autorités certifiées, ils limitent aussi la colonisation du Web par les charlatans.
Enfin, ils accompagnent la manière dont les patients gèrent leur santé avec le Net : connaissance accrue des informations santé, demande d'avis de médecins plus rapides.

II) Enjeu démographique : les téléconsultations et les personnes âgées.

Le vieillissement de la population européenne s'accompagne d'un nombre réduit de médecins par habitants : 359 pour 100 000 habitants.
Ce ratio peut être encore plus faible lorsqu'il s'agit de médecins spécialistes.
D'où l'intérêt des solutions de téléconsultation qui limitent les déplacements des personnes âgées et des médecins spécialistes.
Elles offrent ainsi une nouvelle médecine de proximité, parfois plus réactive.

III) Enjeu budgétaire & informationnel : l'atout des systèmes informatisés des données médicales.

Les dépenses de santé représentent une part croissante des PIB nationaux.
Dans les pays de l'OCDE, elles atteignaient 5 % du PIB moyen dans les années 70, 7 % dans les années 90, puis 8 % en 2003, et parfois 10 % en Allemagne, aux Etats-Unis ou en Suisse.
Le dernier rapport de l'OCDE sur les systèmes de santé donne comme première recommandation " d'investir dans des systèmes informatisés de données médicales " pour réduire les dépenses de santé et améliorer la qualité des soins.
Lorsqu'ils sont bien conçus, ces systèmes amènent une information médicale mieux structurée et archivée.

IV) Enjeu scientifique et médical : médecine collaborative et télémédecine.

Les télédiagnostics qui recoupent l'avis de plusieurs médecins sur une maladie grave, les téléconsultations qui réunissent patients, médecins et personnels soignants, sont autant d'applications propices à l'apprentissage, au perfectionnement, à l'établissement d'une médecine plus performante.
De plus, la précision offerte par les applications de télémédecine, comme la " réalité augmentée " par les logiciels 3D, sont des éléments incontestables de progrès pour la chirurgie moderne.
Partant du principe que le serment d'Hippocrate Rédigé entre le Vème et IVème siècle avant Jésus-Christ, période d'éveil scientifique en Grèce, le serment d'Hippocrate rappelle à deux reprises que le médecin suivra les règles de son art " dans la mesure de [ses] forces et de [ses] connaissances ".
Cette proposition indique que le médecin n'outrepassera pas ses compétences, ne tentera pas de médecine " téméraire ".
Elle suggère aussi qu'il est bon d'agir toujours dans cette " mesure " : la science et les technologies peuvent évoluer, s'approfondir, il appartient au médecin d'être toujours instruit, pour utiliser au mieux les savoirs et les technologies de son temps.
incite le médecin à exercer son métier avec la meilleure connaissance des technologies de son temps, après avoir identifié ces quatre grands enjeux auxquels les technologies de l'information apportent des réponses, l'objet de cette étude est rendre compte d'une veille européenne sur les équipements et des usages innovants en la matière.

Quelques mois avant le lancement du projet hexagonal des Dossiers Médicaux Partagés (DMP), il nous a semblé essentiel de saisir l'état des équipements et des usages d'Internet chez les médecins, puis chez les patients européens.
Afin de bien mesurer le potentiel des technologies de l'information et de la communication (TIC).
Suite à ce panorama, une veille internationale sur les applications lesplus innovantes montre de quelle manière élaborer une cyber médecine qui réponde aux quatre enjeux énoncés plus haut.
Comment les TIC améliorent-elles le métier des médecins (R)
C'est ce que met en avant la seconde partie de cette étude, autour de quatre grands types d'applications :
La médecine collaborative (Enjeux scientifiques & médicaux)
Le partage des données médicales (Enjeux budgétaires & informationnels)
Les sites Web dédiés aux rapports patients/médecins (Enjeux relationnel : patient/médecin)
La télémédecine : télésurveillance, téléconsultations, télé opérations (Enjeux scientifiques & démographiques)
°La médecine ne pouvant en France s'exercer comme un commerce, selon l'article 19 du Code de déontologie médicale, la notion de commerce en ligne médical ne peut exister en France, ni dans la plupart des pays européens. Rédigé entre le Vème et IVème siècle avant Jésus-Christ, période d'éveil scientifique en Grèce, le serment d'Hippocrate rappelle à deux reprises que le médecin suivra les règles de son art " dans la mesure de [ses] forces et de [ses] connaissances ".
Cette proposition indique que le médecin n'outrepassera pas ses compétences, ne tentera pas de médecine " téméraire ".
Elle suggère aussiqu'il est bon d'agir toujours dans cette " mesure " : la science et les technologies peuvent évoluer, s'approfondir, il appartient au médecin d'être toujours instruit, pour utiliser au mieux les savoirs et les technologies de son temps.

(C) CompanynewsGroup

Posted by Thierry Abiven on décembre 22, 2004 at 08:03 AM dans Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mardi, 21 décembre 2004

Le DMP investit les espaces médicaux de la Toile

33docpro parle de votre blog préféré et des autres sources d'infos sur le DMP

http://www.33docpro.com/Medecine/Internet_Med/internet_med_index.asp?page=archc_corps&r=105&c=10246

Posted by Thierry Abiven on décembre 21, 2004 at 08:30 AM dans Blog - Pub - Divers, Dossier santé : France, Dossier santé : généralités | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

lundi, 20 décembre 2004

Accès aux soins

Jean-Luc Bernard, président du Comité interassociatif sur la santé (CISS)   

"Les inégalités dans l'accès aux soins risquent de s'aggraver"

Jean-Luc Bernard, président du Comité interassociatif sur la santé (CISS)
      

Le collectif interassociatif sur la santé -qui regroupe 25 associations de malades et d'assurés- est-il favorable à l'instauration du "médecin traitant"?

Sur le fond, nous n'avons rien contre l'idée selon laquelle un médecin pourrait jouer le rôle de pivot central du système. Une meilleure coordination des soins présente un réel intérêt pour les patients. Mais là où le bât blesse, c'est dans l'application d'un dispositif théoriquement simple et pratiquement compliqué.

Un exemple : la France a un sérieux problème de démographie médicale et, dans certaines régions ou dans certaines professions, plus aucun spécialiste n'exerce en secteur 1 -sans dépassements d'honoraires-. Dans ce cas, les patients n'auront pas le choix : ils seront moins remboursés et devront payer plus. Sauf à imaginer que le spécialiste consulté ait opté pour ce que l'Uncam appelle une "option de coordination". Mais le spécialiste en question y a-t-il financièrement intérêt ? Ce n'est pas évident.

A quelles autres difficultés vous attendez-vous ?

Nous redoutons que les patients adressés à un médecin "correspondant" n'aient le plus grand mal à être reçus dans les bons délais. La réforme n'apporte pas assez de garanties dans ce domaine, alors que notre système de soins est déjà très inégalitaire.

Tel praticien hospitalier, qui ne peut pas vous donner de rendez-vous à l'hôpital avant six mois, vous proposera un rendez-vous dans la semaine à son cabinet privé avec des dépassements d'honoraires... Les inégalités dans l'accès aux soins risquent de s'aggraver.

Que vous inspire la création du dossier médical personnel ?

Là aussi, sur le principe, nous sommes tout à fait d'accord. Le DMP constitue, par exemple, une véritable chance pour les patients victimes d'une affection de longue durée. Mais sa mise en place lente et progressive ne se présente pas sous les meilleurs auspices.

Si le gouvernement et l'assurance-maladie veulent que le DMP fonctionne comme prévu en 2007, ils devront mettre les bouchées doubles et choisir une certaine simplicité. Un groupement d'intérêt public devrait par ailleurs piloter le dossier. Le CISS souhaite y participer.

Avez-vous été associés à la préparation de la réforme ?

Très peu. C'est d'autant plus dommageable que nos réseaux pourraient guider les patients dans le nouveau système de santé, qui ne sera pas particulièrement limpide. La loi du 13 août 2004 nous a donné trois sièges au conseil de la Cnam -Caisse nationale d'assurance-maladie-et nous sommes en train de désigner nos représentants dans les caisses primaires. C'est un premier pas, qui permet de faire entendre la voix des malades. En revanche, le conseil de l'Uncam ne nous a pas associés à ses travaux.

Propos recueillis par Claire Guélaud

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU MONDE EN DATE DU 19.12.04

Posted by Thierry Abiven on décembre 20, 2004 at 10:00 AM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Dossier Médical Personnel : votre carnet de santé sur Internet

La fin de l'année approche : c'est l'heure de la synthèse. En voici une excellente proposée par le non moins excellent site Doctissimo : http://www.doctissimo.fr/html/sante/droit/assurance-maladie/8265-dossier-medical-personnel-carnet-sante.htm

Posted by Thierry Abiven on décembre 20, 2004 at 09:20 AM dans Dossier santé : Documents | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

vendredi, 17 décembre 2004

Areques ou un programme sur le DMP

Areques

AREQUES, Assises de la REsponsabilité et de la QUalité des Etablissements de Santé) à Montpellier les 20 et 21 janvier 2005, propose un programme :
- 4 conférences dont 2 liées au DMP ("du droit médical au droit du patient : état des lieux et perspectives" et "les réseaux de santé et le DMP"
- une table ronde : la H.A.S missions et attributions.

Voi le programme complet : Download ProgrammeAREQUES.pdf

Pour ma part, j'y serai le 21 afin de modérer la session  "les réseaux de santé et le DMP"

Posted by Thierry Abiven on décembre 17, 2004 at 10:33 AM dans Blog - Pub - Divers | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

jeudi, 16 décembre 2004

MEDISCS : synthèse du colloque du 8/12/04

Le 8 décembre, la Société MEDISCS organisait un colloque afin de présenter sa solution dans le cadre du Dossier Médical Personnel Portable (DMP).

A l’occasion de cette manifestation, Monsieur Bernard DELBOURG, Directeur de la société MEDISCS a eu le plaisir d’accueillir les personnalités suivantes :

Le Professeur Pierre RABISCHONG, de la Faculté de Médecine de Montpellier et Porteur du projet, le professeur Bernard GUERRIER, Président du Conseil Départemental du Conseil de l’Ordre des Médecins, Monsieur René MAZARS, Représentant du Collectif Inter Associatif sur la Santé (CIFF), le Docteur Gisèle GIDDE, Secrétaire Générale de URML-LR (Union Régionale des Médecins Libéraux du Languedoc Roussillon), Monsieur Jean-Pierre CARTAUT, Président de l’UNARS-LR (Union des Associations Régionales de Santé en Languedoc Roussillon).

Le Professeur Jacques DOMERGUE, député de l’Hérault, a également pris part au débat par audioconférence depuis l’Assemblée Nationale.

Parmi les participants, une cinquantaine d’Associations de patients et institutions du corps médical étaient représentées.

Après une présentation par le Professeur Pierre RABISCHONG de l’historique et des motivations de la Société MEDISCS, une démonstration de la solution du Dossier Médical Portable a été réalisée par Monsieur Yves ARNAIL Directeur Informatique.

Le Professeur Bernard GUERRIER a constaté que le dossier médical portable informatisé MEDISCS, pouvait répondre favorablement aux points fondamentaux de l’art.45 du code de déontologie, à savoir : rester confidentiel, obligatoire et transmissible.

Le Professeur Jacques DOMERGUE a lui-même pris l’engagement de soutenir le projet du MEDISCS en proposant la région Languedoc Roussillon à l’occasion d’une évaluation du DMP qui pourrait servir de test à l’ensemble du territoire. Pour reprendre ses mots : « Je suis d’accord pour porter le projet Languedoc Roussillon. Je crois qu’on a une spécificité dans ce dossier ; il faut l’exploiter au maximum parce que c’est un plus et ce plus peut séduire les décideurs ».

Il a également relevé une première nationale en la particularité mise au point au niveau du transfert d’images dont une sélection pourra venir alimenter un DMP.

De ce Colloque, une approbation générale et unanime est clairement ressortie sur les possibilités offertes par le MEDISCS dans la gestion du dossier médical. Ce constat est autant le résultat des réactions des Associations de Patients que des interventions des médecins.

Fin du communiqué

 

 

Posted by Thierry Abiven on décembre 16, 2004 at 06:49 PM dans Dossier santé : communiqué de presse | Permalink | TrackBack

L'assurance-maladie a conclu avec les médecins libéraux une nouvelle convention médicale

"Maintenant, la voie est ouverte à la réforme. C'est un accord équitable. S'il n'avait pas été considéré comme tel, les syndicats ne l'auraient pas accompagné", a commenté Frédéric van Roekeghem, directeur de l'Uncam (Union nationale des caisses d'assurance-maladie).

Lire la dépèche Reuters : http://www.reuters.fr/locales/c_newsArticle.jsp?type=topNews&localeKey=fr_FR&storyID=7111841

Posted by Thierry Abiven on décembre 16, 2004 at 03:23 PM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Sécu, gouvernement, Constitution Européenne : une raison de plus pour dire "NON" par Patrice Bardet

NonIl s'agit d'une approche, un point de vue argumenté, par Patrice Bardet

Prendre connaissance du sujet : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=11259

Posted by Thierry Abiven on décembre 16, 2004 at 08:10 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mercredi, 15 décembre 2004

Diraya en Espagne

Drap_espagne

L' Espagne poursuit le déploiement de ses échanges médicaux électroniques. Ainsi, après son projet de télémédecine Evisand, primé par la Commission Européenne en 2003, l'Andalousie poursuit avec Diraya la construction de son système d'information de santé intégré, articulé autour d'un dossier médical informatisé, un dispositif de prescriptions électroniques, et des services d'informations générales et administratives. Le tout associé à un calendrier dont l'ambition illustre le dynamisme ibérique.

Posted by Thierry Abiven on décembre 15, 2004 at 08:52 AM dans Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mardi, 14 décembre 2004

MEDISCS : support off line de données de santé pour chaque patient

MediscsMr DELBOURG (51 ans) est directeur associé d'une société innovante MEDISCS. Il propose une solution inédite, complémentaire au DMP, articulée autour de l'auto-appropriation de ses données de santé par le patient.

 

Présentez-vous brièvement.

Mr DELBOURG : J'assure la promotion d'un nouveau système de sauvegarde de l'information, destiné aux patients, futurs utilisateurs du DMP. La société MEDISCS créée en avril 2004 sur une idée du professeur Pierre RABISCHONG a développé un système breveté de back up des data du patient.

L'idée est de rendre possible la pleine possession des informations santé du patient par le patient lui même. Avec notre solution, le patient les transporte avec lui en toutes circonstances (y compris en cas d'urgence).

 

Comment ça marche précisément?

Mr DELBOURG :MEDISCS est un support off line de data. Cela peut être un CD, un DVD, une clé USB. Le patient présente celui-ci à son médecin. Le médecin va le prendre, l'introduire dans son lecteur afin de prendre connaissance des informations dont il a besoin.

Le médecin fait sa consultation. Il tape son ordonnance (cela est valable également pour les radios numériques et les examens biologiques).

A ce moment, deux possibilités :

soit, le médecin grave directement ces informations là sur le CD. Dans ce cas, MEDISCS se connecte au serveur automatiquement pour le mettre à jour.

Soit le médecin les transfert au serveur de données de santé personnel. Dans ce cas, MEDISCS rapatrie les informations additionnelles du serveur au support off line.

 

Tout cela a l'air très simple d'emploi! Pouvez-vous nous décrire le procédé en question?

Mr DELBOURG : Le CD (si c'est un CD) contient une application de démarrage, compatible Mac et PC. En fait, cette application démarre un serveur local http entièrement écrit en java et fonctionnant sur un URL local.

Pour lire les informations, on se contente de communiquer avec ce serveur local.

Pour s'assurer du transfert des informations du support off line (donc du serveur local) au serveur externe (le fameux hébergeur de données de santé personnel), on établit une connexion sécurisée « maison ».

Ensuite, il reste à contrôler le différentiel de contenu entre l'un et l'autre et assurer la mise à jour du serveur qui dispose le moins d'information. Dans les faits, on compare les numéros d'enregistrement. Si le serveur local affiche 100 enregistrements et le serveur distant, 104, on rapatrie l'enregistrement 101, 102, 103 et 104 du serveur distant au support off line MEDISCS. Le procédé de gravure est géré automatiquement, y compris la taille restante sur le support par rapport au besoin de la gravure.

 

Décrit comme cela, votre procédé semble ingénieux et vraiment novateur! Mais, il risque de coûter cher à l'utilisateur?

Mr DELBOURG : Pas du tout! Les hypothèses actuelles oscillent entre 10 et 15 euros, en précisant qu'il s'agit d'un règlement une fois pour toute! MEDISCS est donc accessible à tous et garantit une réelle possession de ses informations santé.

 

Comment est reçue votre procédé par les décideurs institutionnels?

Mr DELBOURG : Très bien, une démonstration concrète du procédé MEDISCS est toujours meilleure qu'une explication simplement orale. Nous avons rencontré Mr COULOMB et Mr Alexandre MOATTI. En plus, les associations de patients sont très positives à notre égard.

 

Et les perspectives commerciales sont-elles bonnes?

Mr DELBOURG : On ne peut rien dire pour le moment mais des partenaires industriels ont déjà fait connaître leur vif intérêt étant donné la compatibilité de MEDISCS avec la prestation d'hébergeur de données de santé.

Entretien réalisé par T. Abiven le 2 décembre 2004 par téléphone. Les visiteurs du blog www.dossier-medical.info/ seront tenus au courant de l'évolution de ce procédé novateur. Un compte-rendu du colloque organisé par MEDISCS (voir le programme et les intervenants plus bas) sera diffusé sur le blog dès sa parution.

 

Coordonnées de MEDISCS :
Tel : 04 99 63 68 30 - Fax : 04 99 63 68 39

 

Posted by Thierry Abiven on décembre 14, 2004 at 08:58 AM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

lundi, 13 décembre 2004

Journée de réflexion sur le dossier patient : partie 2/3

Voici un apercu du programme développé lors de cette journée à Marseille (en provenance directe du booklet remis à chaque participant).

Ib_sud_3



SESSION 1 : NORMES ET STANDARDS

A1 : "Un dossier médical en Ardèche" par L.Prax et Y. Kerein

A2 : "IHE : intégrer le SI dans le domaine de la santé : le profil XDS" par K. Bouquard

IHE (Integrating The Healthcare Enterprise), créé en 1998, a pour objectif de favoriser la mise en place d’échange d’informations médicales entre systèmes provenant d’éditeurs différents en utilisant des standards opérationnels. Basé sur des groupes de travail réunissant des utilisateurs et des industriels, IHE va à partir des besoins exprimés spécifier les processus d’échange d’informations et choisir les standards les plus appropriés pour réaliser ces fonctions.

Dans le cadre du partage de documents, IHE a défini un nouveau profil (XDS) qui définit la manière d’alimenter un « dossier médical » à partir de document et de les consulter. Pour cela quatre acteurs ont été identifiés : un premier acteur qui émet les documents qui seront consignés dans un index de documents et stockés dans un répertoire. Enfin le dernier acteur va utiliser les documents après une recherche multicritère.

Ce profil peut s’appliquer pour tout type de dossier médical, en intrahospitalier, pour les réseaux de santé mais aussi bien pour le Dossier Médical Personnel (DMP).

Il sera testé sur la prochaine plateforme de test IHE (le connectathon) qui aura lieu en avril 2005.

A3 : "Comment partager l'information et par qui doit-ele être partagée" par G. Domas

Les conditions sont plus que jamais favorables au partage de l’information en matière de Santé.

La possibilité d’utiliser les normes et standards existants est renforcée par la démarche très pragmatique d’IHE. Plusieurs domaines ont déjà bénéficié des travaux conduits au niveau international mais de grands chantiers nous attendent, dont le dossier patient. Pour atteindre un objectif de cohérence, de fiabilité et de sécurité, deux voies peuvent être suivies : améliorer les échanges entre systèmes indépendants ou déployer progressivement des outils intégrés couvrant tous les besoins.

Quel que soit le chemin suivi, il sera indispensable d’intégrer une approche workflow en définissant les acteurs et en automatisant les processus.

Cette approche est déjà une réalité dans 600 établissements de soins européens pour 250 000 professionnels utilisateurs.

A4 : "Le web sémantique : iner-opérabilité entre les systèmes" par M. Cuggia

SESSION 2 : DOSSIERS PARTAGES

B1 : Présentation d'un dossier partagé opérationnel par J. Cinqualbre

Un dossier médical électronique a été développé sur la base d’un langage interprété « LAP » (Langage d’application pratique) dont la particularité est de s’installer sans compilation spécifique aussi bien sur une plateforme PC que sur PDA type Pocket PC. Il récupère en natif toutes les évolutions logicielles de MS-DOS à Windows XP, afin d’intégrer l’historique complet des fragments de dossiers patients.  Le but est de permettre le suivi alterné de patients greffés entre le centre universitaire et un médecin référent, proche du domicile du patient. Il s’adapte à toute problématique médicale au sein d’une institution ou pour un fonctionnement en réseau. Destiné à la communication entre offreurs de soins, avec niveaux d’accès différenciés, il peut aussi être stocké sur une borne interactive placée, à titre temporaire, au domicile du patient.

Ce dossier répond aux critères communément admis, et présente des solutions originales :

  1. la sécurité avec compliance à la CNIL (fait) et à HIPAA ( en cours). Elle fait appel à un VPN et s’adapte aux systèmes de sécurité des divers protagonistes concernés.

  2. La capture des données alpha-numériques est automatique .

  3. Le système est indépendant des standards et protocoles de transmission (HL7, Hprim…) qu’il reconnaît et transforme assurant une interopérabilité totale. À cet effet, 3 dictionnaires s’auto incrémentent : sémantique, unités, échantillons.

  4. Le dossier se présente sur un écran unique rassemblant les résultats biologiques, les examens complémentaires, les rapports de sortie et les comptes-rendus d’interventions, accessibles par 3 clicks maximum.

  5. Le dossier est personnalisable au sein de l’institution, de l’unité de soins ou du praticien

  6. Le dossier est transférable par synchronisation « craddle » ou en WiFi sur tablet PC ou sur Pocket PC

B2 : "Portail de santé en cancérologie" par Hélène Cros-Le Gloan

L’Institut Paoli Calmettes : Centre Régional de Lutte contre le Cancer situé à Marseille s’est doté depuis de nombreuses années d’un dossier patient informatisé unique et partagé.

L’établissement a mis en place avec succès des alternatives à l’hospitalisation complète : hôpitaux de jour, hospitalisation à domicile. Il a eu la volonté de mettre à disposition, le dossier patient informatisé,  à l’ensemble des médecins internes ou externes à l’établissement   participant à la prise en charge du patient .

Pour développer la prise en charge en réseaux et la coordination avec la médecine de ville, un Portail de Santé en Cancérologie a été mis en place en septembre 2004 .

Il permet aux médecins, désignés par le patient d’accéder aux informations contenues dans le dossier médical de l’Institut Paoli Calmettes et concernant le patient .

Il s’agit d’un accès simple via Internet, gratuit et sécurisé par l’architecture technique et par l’utilisation de la carte CPS.

Le médecin peut s’inscrire directement via le site :

http://portail.institutpaolicalmettes.fr

B3 : "Le dossier médical informatisé et partagé" par E. Plaisant

Des progrès ont été réalisé Certaines techniques (Staffing) et l’ incorporation de thésaurus (CCAM,CIM10) ont augmenté la performance de celui-ci

La notion fondamentale du dossier est son partage.

Son intérêt est de participer à la réduction de la mortalité « médicale »

Notre communication portera sur 4 points :

  1. l’identification du patient : elle doit être unique ‘NIR ou Adresse IP)

  1. le dossier  patientest un recueild’informations et permet d’assurer la continuité des soins. Il comprend :

des consultations,

des examens complémentaires avec leurs résultats,

des dossiers d’hospitalisation avec un contenu est fixé par le décret n°92-329 du 30 mars 92

  1. la communication : diverses méthodes sont utilisées : CD rom avec viewer surtout en radiologie, le web, le client léger, ou les applications natives

  1. l’accès :seul le patient ou ses ayant droits en cas de décès donne l’accès à son dossier. Il est temporaire et sélectif et doit comprendre des possibilités d’identification et d’authentification

Malgré les désirs de notre ministre de tutelle les économies de santé viendront d’autres prélèvements…

B4 : "Technologies et interrogations autour du dossier images" par F. Piana

Cet article vise à présenter d’une part les  principales étapes néceassaires à la conception et mise en oeuvre d’un PACS et d’autre part celles conduisant au choix d’ un fournisseur.

Les principales étapes permettant de concevoir et de mettre en oeuvre un PACS sont :

  1. Identification des objectifs recherchés par l’Etablissement souhaitant mettre en oeuvre un PACS et les enjeux associés. A titre d’exemple et de façon non exhaustive : amélioration de la qualité globale des soins et de la prise en charge du patient, enjeux humains et organisationnels, enjeux économiques, enjeux médico-légaux...,

  1. Identifier de façon la plus large possible, les services “producteurs” d’images et les services cliniques qui seront les “utilisateurs” de façon à étudier de façon très précise les flux d’information entre ces différents acteurs

  1. Recenser les sources d’images à intégrer au PACS avec leurs caractéristiques, leurs statuts DICOM ou non, les volumes d’images générés par chaque source, et les flux de transmission générés.

  1. Etudier et définir les besoins des différents utilisateurs et acteurs en terme de capacité de stockage en ligne, modalités de revisualisation des images, diffusion auprès des cliniciens, intégration de votre PACS avec les systèmes d’informations existants : S.I.H, C.I.S, R.I.S....

  1. Etudier la nouvelle organisation devant etre mise en oeuvre de façon à accompagner la mise en place du PACS et à assurer les gains de productivité escomptés

  1. Analyser l’impact économique (économie de films, d’équipements de développement, augmentation de la qualité des soins....)

  1. Définir un planning de déploiement en fonction de vos objectifs et contraintes budgétaires

Les éléments techniques permettant de vous guider dans le choix du fournisseur sont :

  1. Capacité à proposer une solution vous permettant de gérer l’acquisition de tous types d’images : DICOM ou non, dynamiques ou statiques, signaux physiologiques (ECG, pressions), objets (fichiers sons....)

  1. Capacité à vous permettre de déployer un PACS qui à terme sera un outil pour l’ensemble de votre Etablissement et qui ne soit pas limité technologiquement  uniquement à certains services.

Vous devrez par ailleurs analyser les capacités techniques des différents fournisseurs en terme de :

  1. Choix technologique du serveur de stockage proposé : NAS, DAS, SAN...

  1. Choix du média d’archivage long terme  : SDLT, DVD et capacité à gérer la base de données des examens archivés

  1. Stratégie de sécurisation proposée

  1. Interfaces avec les systèmes d’information existants

B5 : "Diffusion de l'imagerie médicale hospitalière intra et extra muros" par P. Charlier

La présentation parcourt les différents aspects de ces nouveaux moyens de diffusion des images.

Entre autres, elle aborde les pré-requis, les standards et la chronologie des étapes à respecter afin de mettre en place un réseau d’image performant.

Les différents modes de diffusion des images sont également abordés et en conclusion quelques questions sont posées au sujet du financement et de l’intégration dans le DMP.


SESSION 3 : PROCESUS ET SYSTEMES D'INFORMATION

C1 : "Projet de télémammographie à Bruxelles" par Pr A-R Grivegnée

Tous les systèmes de santé sont confrontés à des difficultés croissantes de financement. Sous la triple pression des progrès médicaux et technologiques, du vieillissement de la population, du développement des moyens d’information et de communication, la demande médicale explose de même que les coûts des services.

Cette situation pousse les pouvoirs publics, les prestataires de soins et les organismes assureurs à envisager des stratégies qui permettent de contrôler les coûts tout en préservant l’accès aux progrès médicaux. Cette recherche d’efficience implique de rationaliser les pratiques et d’optimiser l’allocation des ressources.

Les progrès en imagerie médicale (passage à l’image numérique) et en technologie de l’information (transfert à haut débit) offrent désormais des possibilités diagnostiques plus sûres, plus rapides, plus performantes, ainsi que des solutions nouvelles pour les organisations hospitalières (stockage informatisé, services de garde télé-radiologique, exploitation de systèmes experts d’aide au diagnostic etc …). Le projet de recherche de télé mammographie financé par le Gouvernement de la Région Bruxelles-Capitale a pu montrer que de telles applications rencontrent des besoins réels.

Mais l’accès à ces technologies demande des investissements coûteux. Ceux-ci ne sont envisageables que dans une optique de partage de ressources. Un tel dispositif nécessite une structure centrale hautement qualifiée, indépendante des firmes leader dans le domaine et économiquement autonome.

A l’heure actuelle, une structure de ce type n’existe pas en Région bruxelloise.  Le présent projet à pour objectif la création d’une entreprise qui comble cette lacune.  Cette entreprise spécialisée en imagerie médicale et en télé médecine se donne pour missions de réaliser les investissements technologiques nécessaires, d’assurer leur exploitation commerciale et leur maintenance. Ce projet devra aussi créer  et développer des solutions répondant aux besoins des institutions de soins. Nous donnons à ce projet le nom de BruMedIm  («  Brussels Medical Imaging »).

C2 : "Pertinence de l'approche processus avant, pendant et après la mise en place d'un SI

La connaissance des processus de l’entreprise est un des principes fondateurs de la mise en place d’une démarche d’amélioration continue de la qualité des soins, selon la norme ISO 9000 version 2000.

Dans le domaine de l’évaluation des organisations de soins, le référentiel de la procédure d’accréditation des établissements de santé a évolué pour intégrer cette dimension dans sa deuxième version. Aujourd’hui, la qualité doit être totale ou globale.

Elle doit donc concerner le produit mais aussi les services associés, voire l’image que le client peut en avoir.

La motivation du personnel joue un rôle essentiel pour atteindre une bonne qualité perçue par le client.

La maîtrise des processus commence par une bonne connaissance des tâches et de leur enchaînement pour pouvoir mesurer leur efficacité individuelle et globale.

L’amélioration permanente passe par une organisation de l’entreprise qui favorise la prévention au détriment de la correction.

Il est désormais bien établi que les attentes et les besoins des utilisateurs doivent être appréciés dès les premières phases de conception d’un système d’information :

1)« cette difficulté est-elle nécessaire ? » est souvent la meilleure question possible ;

2) la difficulté peut souvent être contournée pour atteindre simplement le résultat ;

3) l'environnement ou la relation avec l'environnement peut être modifié ;

4) une personne ayant une vision globale, un point de vue nouveau, une expérience différente peut réévaluer les solutions, au contraire d'une personne plongée dans son problème habituel ;

5) une sédimentation de paperasses, programmes informatiques, procédures, règlements, peut être remplacée par une solution à la fois simple et adaptée à l'évolution des besoins ;

6) poser constamment la question « pourquoi ? » peut démanteler un problème.

Et surtout, il est possible de reculer d'un pas, et encore d'un pas, pour repenser en amont la difficulté, la recadrer.

Le problème de base dans les efforts de développement des systèmes importants est la communication ; non pas la communication technique entre le matériel et les logiciels, mais la communication sociale entre les partenaires.

Plutôt que de centrer les efforts sur les utilisateurs, on doit faire en sorte que le système s’adapte à l’environnement dans lequel il sera placé. Tout ceci vient du fait que de nombreuses personnes sont nécessaires au développement du système, mais chacune ayant son propre point vue et ne reconnaissant pas le fait que les autres puissent avoir des vues différentes.

C3 : "e-patient : quand la virtualité dépasse la réalité" par R. Bourret

C4 : "Les programmes de gestion de la relation patient au service de l'observance et du bon usage des traitements" par P. Leurent

La gestion des maladies chroniques (diabète, asthme, maladies cardiovasculaires, cancer…) représente un enjeu clef :

  • Pour les payeurs des systèmes de santé occidentaux: 50%-70% des dépenses totales, en croissance soutenue du fait du vieillissement de la population, d’une montée de la sédentarisation et des nouveaux comportements alimentaires.

  • Pour les industriels des produits de santé : 80% du chiffre d’affaires, et un manque à gagner très important du fait de la non-observance aux traitements prescrits (50% selon l’OMS).

L’approche de la gestion de la relation patient (ou PRM, pour « Patient Relationship Management ») est issue de la convergence entre les initiatives des organismes payeurs (le « disease management » américain), des industriels des produits de santé (programmes de compliance) et des institutionnels (projets de télémédecine).

Les programmes de gestion de la relation patient ont les caractéristiques communes suivantes :

  • Un accompagnement du patient en dehors des consultations, orchestré, en fonction des profils de malades, via différents canaux de communication, et permettant un suivi à distance par des professionnels de santé.

  • Une infrastructure technologique basée sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, permettant un recueil électronique des données des patients, couplé à des interventions personnalisées apportant un soutien tout au long du traitement : aide à la détection de situations à risque et à l’adaptation du traitement, rappels aux malades et aux professionnels de santé…

Les bénéfices des programmes de gestion de la relation patient varient en fonction des acteurs:

  • Pour les fournisseurs de soins et les payeurs : un meilleur contrôle des dépenses via une réduction des hospitalisations et des situations d’urgence dues à des complications évitables en amont, ainsi qu’une meilleure utilisation des ressources humaines et logistiques.

  • Pour les industriels : un renforcement des ventes via une augmentation de la persistence et de l’observance aux traitements, ainsi qu’une visite médicale dynamisée et valorisée.

  • Pour les professionnels de santé : un gain de temps dans la pratique quotidienne, la constitution de registres à des fins de recherche et d’évaluation de la qualité des soins.

  • Pour les patients : une amélioration de la qualité de vie, via un renforcement de l’éducation et de l’observance thérapeutique, ainsi que de la relation patient-médecin

Plusieurs exemples de programmes déjà déployés en Europe et en Amérique du Nord, dans plusieurs aires thérapeutiques, fournissent des résultats concluants en termes d’impact pour chacun des acteurs.

Le Diabcarnet, premier programme français de suivi en ligne du diabète mis en place par l’association d’Aide aux Jeunes Diabétiques et Voluntis, est démonstratif de l’approche qui peut être mise en place en France.

Aujourd’hui, la gestion de la relation patient offre de nombreuses opportunités, mais rencontre des freins à sa démocratisation : financiers, techniques, réglementaires, culturels et organisationnels. Ces obstacles multiples sont cependant en passe d’être surmontés.

C5 : "Un modèle de collaboration générique pour les réseaux de santé" par B. Guisiano

La logique de réseau est fondée sur le postulat que l’efficacité d’une structure repose sur un meilleur niveau d’intégration et de coordination des actions individuelles de chaque partenaire. Si tous s’accordent sur le caractère structurant des outils de coordination pour les réseaux de santé, les approches de cette notion de coordination diffèrent d’un réseau à un autre, voire parmi les acteurs de santé engagés au sein d’un même réseau. Le groupe ENOSIS ("Echanges Normalisés, Organisés et Sécurisés des Informations de Santé") s'est particulièrement intéressé à la coordination des collaborations entre les acteurs, en tant qu'un des  rôles primordiaux du coordinateur d'un réseau de santé. Son but était de proposer un outil d'assistance à cette coordination qui favorise le respect des procédures et des bonnes pratiques propres au réseau avec suffisamment de souplesse pour que ses utilisateurs puissent facilement se l'approprier.

Cet outil est un moteur de workflow dont le modèle permet aux acteurs du réseau de suivre le fil des messages qu'ils échangent entre eux sous la forme de "collaborations". Une collaboration est ici définie comme une séquence structurée de messages (demande, promesse, livraison, réception, etc) entre deux acteurs dont l'un joue le rôle de demandeur (solliciteur) tandis que l'autre est susceptible d'offrir un service (sollicité). Les scénarii récurrents de collaboration font l'objet de "template de collaboration" à partir desquels pourront être créées des instances de collaborations dans un contexte spécifique. La description générique des templates de collaboration au sein du dispositif ENOSIS repose sur un modèle issu de la théorie des actes de langage, le modèle "Conversation For Action" proposé en 1992 par Terry Winograd et Fernando Flores.

Dans le cadre d’ENOSIS, chaque “acte de langage” est supporté par un message électronique. Ce modèle générique permet de décrire une conversation comme une séquence coordonnée d'actes de langages reposant sur :

1) un scénario prototypal (déroulement "normal" de la collaboration) :

  • L'acteur A sollicite l'acteur B.

  • L'acteur B analyse la demande de l'acteur A. (objet et conditions de satisfaction de la demande).

  • L'acteur B s'engage à répondre à la sollicitation de l'acteur A.

  • L'acteur B livre à l'acteur A une réponse à sa sollicitation.

  • L'acteur A valide la livraison effectuée par l'acteur B et clôture ainsi la collaboration.


2) des variantes (succès de la collaboration mais sur un un scénario alternatif) :

  • L'acteur B peut, après analyse de la sollicitation, négocier d'autres conditions de satisfaction à travers l'expression d'une "contre-offre".

  • L'acteur A peut accepter cette contre-offre, la refuser, proposer une nouvelle contre-offre..

 

3) des extensions (actes conduisant à un échec de la collaboration).

  • L'acteur B peut refuser de s'engager à répondre à la sollicitation de l'acteur A.

  • L'acteur A peut annuler sa sollicitation.

  • L'acteur B peut abandonner en cours de réalisation.

Chaque acte de langage est ainsi situé par rapport à l'état de la conversation et l’a fait évoluer en en modifiant l'état qui peut prendre les valeurs suivantes :

- selon le scénario prototypal : en préparation, en cours d'analyse, en cours de réalisation, en cours de réception, achevée ;

- selon ses variantes et extensions : en cours de renégociation, annulée, abandonnée.

Le modèle de workflow d’ENOSIS introduit aussi le concept de "processus" comme un ensemble de collaborations qui se rattachent à un même thème d'action et à un même contexte (patient, acteurs, dates, lieux). Les modèles de processus sont décrits dans des "templates" de processus qui sont instanciés ensuite dans un contexte particulier.

Même si l'on ne dispose pas d'un moteur de workflow, ce modèle peut inspirer une organisation efficace de l'utilisation de la messagerie électronique dans un réseau de santé. Dans un "contrat d'usage" établi entre les acteurs, des règles consensuelles peuvent préciser la façon de composer les messages et de remplir leur champ objet lorsqu'il est utile d'expliciter la nature transactionnelle
des échanges et donc de suivre l'état de la collaboration à laquelle ils participent

SESSION 4 : CARTES DE SANTE ET SECURITE DES ECHANGES

D1 : "La carte vitale et le dossier patient" par P. Bédère

D2 : "Le GIP-CPS : son positionnement et ses évolutions par O de Poyferré

Présentation du GIP-CPS, sa composition et sa mission : Répondre aux besoins de sécurité des échanges électroniques et du partage des données dans le secteur de la santé.

Pour répondre à sa mission, le GIP-CPS a pris la forme d'une ICP (infrastructure à clés publiques) avec ses 3 composantes : une autorité d'enregistrement, une autorité de certification et un service de publication.

L'offre du GIP-CPS en terme de certificats et en terme de services

L'offre du GIP-CPS au travers des industriels : éditeurs et intégrateurs

D3 : "La sécurité des données médicales lors de l'échange entre l'hopital et la médecine de ville" par L. Frigara

Enovacom

Enovacom se positionne en tant qu’éditeur de solutions d’échanges électroniques dans le secteur santé- social. Ces solutions permettent aux acteurs du monde de la santé d’organiser et de sécuriser les échanges avec l’ensemble de leurs partenaires médicaux et administratifs.

L'équipe Enovacom possède l'expérience de nombreux projets d'échanges électroniques du secteur santé social et ses compétences sont reconnues sur l'ensemble des échanges médico-sociaux entre les Etablissements de Santé, les Caisses d'assurance maladie, la Trésorerie Générale, les banques, les réseaux de santé ou les Établissement Français du Sang. Grâce à la combinaison de compétences techniques spécifiques au secteur santé et de ses connaissances sur ses métiers et ses enjeux, la société a développé un savoir faire unique sur le marché.

Les échanges électroniques Professionnels

Enovacom s’appuie, d'une part, sur sa connaissance des technologies traditionnelles d'échanges installées sur la plupart des sites en production mais aussi sur les standards actuels, qui remplacent progressivement les configurations plus anciennes souvent moins rapides et moins sécurisées. Cette double compétence permet à Antares, la plateforme d'échanges, de s’intégrer naturellement dans les systèmes d’information existants.

La sécurité des données médico-sociales

Enovacom possède des compétences pointues nécessaires à la prise en compte de la sécurisation des échanges. Cela concerne les échanges de messages électroniques entre professionnels de santé, les échanges entre différentes applications métiers du Système d'Information Hospitalier, Inter hospitalier ou avec les médecins de Ville, et la sécurisation des accès à un extranet médical.

Objet de la présentation

Nous aborderons les différents points clés de la sécurité lors de la mise en œuvre d’échanges  électroniques visant à améliorer les collaborations entre l’hôpital et la médecine de ville. Nous établirons ainsi une liste de solutions à intégrer aux SIH ainsi que des erreurs à éviter.

D4 : "Les annuaires dans le domaine de la santé" par E. Bouchard

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Posted by Thierry Abiven on décembre 13, 2004 at 03:51 PM dans Dossier santé : compte-rendu événement | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

La Haute Autorité de santé est sur le point d'être installé

La Haute Autorité de santé devrait être installée d'ici au 1er janvier. Les avis de cette autorité publique indépendante pèseront lourd sur les choix de l'assurance maladie et du gouvernement en matière de remboursement, l'objectif étant de légitimer des décisions sensibles politiquement.

La composition du collège de cette Haute Autorité, limité à huit membres, était dès lors très attendue. "Le choix des membres du collège a été le fruit de savants équilibres". La présidence devrait revenir à Laurent Degos, professeur à l'hôpital Saint-Louis et président du conseil d'administration de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Le journal évoque les noms de Bernard Guiraud-Chaumeil, président du conseil d'administration de l'Anaes, Gilles Bouvenot, président de la commission de la transparence, le docteur Claude Maffioli, président de l'Unapl, Pascale Briand, directrice de recherche à l'Inserm et pilote du plan cancer, Elisabeth Fery-Lemonnier, de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Raoul Briet, ancien directeur de la Sécurité sociale, et Etienne Caniard, chargé des questions de santé à la Mutualité française.

Source : les Echos du 10 décembre

Voir aussi les Recommandations de l'Institut Montaigne au gouvernement sur cette haute autorité : Download hasdec2004.pdf

Posted by Thierry Abiven on décembre 13, 2004 at 11:24 AM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Panorama du médecin

Un dossier complet pour commencer la semaine
Source : Panorama du médecin
Télecharger : Download panorama_du_mdecin.pdf

Posted by Thierry Abiven on décembre 13, 2004 at 08:54 AM dans Dossier santé : Documents | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

vendredi, 10 décembre 2004

Chat sur le DMP

Le secrétaire d'Etat, Monsieur Xavier Bertrand a participé à un chat sur l'internet. Il a ainsi répondu aux questions des nombreux présents derrière leur clavier.

Lire l'intégralité du dialogue : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/discours_9/reforme_assurance_maladie_texte_51800.html

Jeff : À quoi va servir le DMP ? Quels sont les exemples concrets d’utilisation ? Est-ce que mon médecin connaîtra tout mon passé médical ?

Xavier Bertrand : Quand Jeff ira voir son médecin, il aura sa carte vitale avec photo, que nous aurons tous dès 2006. Il mettra sa carte dans le lecteur de carte du médecin, le médecin mettra sa carte professionnelle de santé, et il aura sur l’écran tous les renseignements sur Jeff : ses allergies, ses traitements en cours, etc. On commencera le DMP à partir de sa constitution (en 2007 sur tout le territoire), on ne connaîtra pas tout le passé. Nous visons deux objectifs principaux. Eviter la iatrogénie, c’est-à-dire les interactions médicamenteuses, les médicaments qui ne fonctionnent pas bien entre eux et causent de réels problèmes. 350 personnes par jour en France rentrent à l’hôpital à cause de problèmes de médicaments, ce qui occasionnerait environ 8 000 décès par an ! Nous voulons que le médecin sache exactement ce que le patient prend, ce qui a été prescrit par d’autres médecins... L’autre objectif : éviter les examens inutiles. Beaucoup d’examens, 15 %, sont faits en double. C’est 1,5 milliard d’euros par an. Ce dossier médical personnel, c’est comme si, chaque fois que vous allez chez le médecin, vous emportiez votre dossier. Ce système sera sûr, simple et confidentiel. La carte vitale 2 sera la clé d’entrée de ce dossier. Les gens qui ont Internet pourront aussi consulter leur dossier médical personnel. Le patron du dossier médical, ce sera le patient.

Karine : Je m’inquiète de l’informatisation des dossiers médicaux. Dans quelle mesure la vie privée sera bien protégée ? On peut malheureusement envisager des ventes de données médicales personnelles à des entreprises... Merci par avance de votre réponse.

Xavier Bertrand : Surtout pas, c’est d’ailleurs prévu dans la loi, nous avons apporté toutes les protections nécessaires. Nous avons travaillé d’ailleurs avec l’Ordre des médecins de manière à garder la confidentialité des données. Pour nous, la sécurisation, c’est la priorité des priorités. Tout ceci, c’est marqué noir sur blanc dans le texte de loi, nous sommes très vigilants sur cette question. Il n’y aura pas la possibilité de transmettre à qui que ce soit les informations de ce dossier, ni employeurs ni assurances.

Ortho : Toutes les professions de santé auront-elles accès aux données et à entrer des données du dossier médicales ou bien l’accès sera-t-il hiérarchisé ?

Xavier Bertrand : Dans en premier temps, le dossier médical, ce sera le médecin et le patient. Mais le dossier médical personnel, c’est comme un escalier qu’on monte marche par marche. En 2007, ce sera la première marche : lutter contre la iatrogénie, éviter les examens redondants. Il faudra ensuite que d’autres acteurs puissent alimenter ce dossier. Il semble que les pharmaciens puissent y figurer. Mais le coeur de ce dossier médical personnel, ce sera la relation de confiance entre le patient et le médecin.

140 : Les pharmaciens auront-ils accès au DMP ?

Xavier Bertrand : Si on veut lutter contre la iatrogénie, les problèmes de santé liés aux médicaments, je ne vois pas comment on pourrait exclure les pharmaciens. La question que nous leur posons, c’est : vouloir renseigner le dossier médical, très bien, mais de quelle façon ? Les pharmaciens sont en train de regarder comment ils pourront y collaborer.

Coy : On se souvient tous du cuisant échec du carnet médical papier, pourtant d’un fonctionnement simplissime. Quels sont les moyens financiers que vous allez déployer pour éviter un deuxième revers, en sachant que l’élaboration du DMP est d’une élaboration bien plus sophistiquée ?

Xavier Bertrand : Maintenant, avec l’informatique, on sait répondre à toutes les questions. Le carnet de santé n’était pas obligatoire, alors que le dossier médical personnel le sera. S’il le veut, le patient pourra ne pas l’avoir, mais il sera moins bien pris en charge. 89 % des Français se disent prêts, aujourd’hui, à utiliser le dossier médical personnel. Le dossier médical personnel, c’est avant tout un meilleur outil pour la qualité des soins. Si je tombe inanimé dans la rue, il est important de savoir, par exemple à quels médicaments je suis allergique. C’est avant tout la qualité des soins qui est au coeur de ce dossier médical personnel. Ce ne sera pas comme le carnet de santé, car il sera obligatoire.

Ortho : Le DMP a-t-il pour objectif la réduction des dépenses ou bien une réelle coordination des soins ?

Xavier Bertrand : La meilleure coordination des soins et la qualité des soins avant tout. Mais on voit que ce qui est bon pour soi est aussi bon pour la sécurité sociale. Si on évite 15 % d’examens inutiles et qu’on économise 1,5 milliard d’euros, je préfère les utiliser pour la prise en charge d’une maladie nouvelle. Nous voulons dépenser mieux, et il y a des dépenses inutiles, je préfère les économiser.

.....

Jeff : Si je comprends bien, le DMP est fait pour améliorer la sécurité de la prescription des médicaments et éviter de refaire des examens inutiles. Le système informatique envisagé est basé sur l’équivalent électronique de l’ordonnance papier ou du compte rendu papier d’examen de labo. Ne pensez-vous pas qu’il faudrait plutôt utiliser des données que des documents, car il est plus facile de comparer des données entre elles, par exemple pour la prescription d’un nouveau médicament en la comparant avec les précédentes prescriptions pour éviter des interactions médicamenteuses ?

Xavier Bertrand : C’est technique, mais c’est tout à fait ça. L’idée, c’est que c’est le médecin qui va rentrer les données dans le dossier médical personnel. Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir les éléments diagnostiqués et la prescription du médecin. Cela a beau être informatisé, nous voulons que l’humain passe dans ce dossier. En plus, il faut savoir que le dossier médical personnel n’est pas conçu dans le bureau d’un ministère, nous le mettons en place avec les professionnels et les associations d’usagers. Nous voulons que ce dossier soit simple à utiliser et qu’il réponde aux questions dont nous avons parlé tout à l’heure.

Floréal : J’ai cru comprendre que les patients pourraient masquer certaines infos qu’ils voudraient garder secrètes. Exemples : maladies mentales, IVG, toxicomanie...

Xavier Bertrand : C’est vrai, comme aujourd’hui. Aujourd’hui, quand on va chez un médecin, on n’est pas obligé de tout lui dire. Ce sera la même chose dans le dossier médical personnel. J’ai tendance à croire que plus on dit de choses au médecin, mieux c’est, mais on garde le choix et la liberté de le dire ou pas. La réforme, c’est une évolution dans notre système de santé, pas une révolution.

Favreuse : Dans d’autres pays les investissements destinés au dossier médical personnel sont beaucoup plus importants que ce que l’on a lu pour le mettre en place en France. Comment expliquer cette différence ?

Xavier Bertrand : C’est parce que, dans ces pays-là, ils ont voulu tout construire tout de suite. Je pense qu’il vaut mieux avoir une démarche très pragmatique, évolutive. On dit parfois que le mieux est l’ennemi du bien. Nous avons décidé d’y aller progressivement, avec les professionnels.

Paul Soque : Combien va coûter le DMP ?

Xavier Bertrand : Je ne peux pas répondre aujourd’hui à Paul, car, comme on est en train de réfléchir à ce que l’on va mettre exactement dans ce dossier, avec les médecins et les autres professionnels. Nous aurons au début de l’année le cahier des charges, et là, nous interrogerons les industriels. Aujourd’hui, nous n’avons donc pas d’idée précise. Je suis désolé.

Sab : Comment les données du DMP seront-elles protégées des regards et des usages abusifs alors qu’elles transiteront par Internet ?

Xavier Bertrand : Est-ce qu’on fait confiance à Internet ou pas ? Avec le code personnel et confidentiel, avec un hébergeur qui devra répondre à des normes de sécurité importantes, je pense que nous avons toutes les garanties. Par ailleurs, pour pouvoir le lire chez le professionnel de santé, il faudra cette double entrée : votre code et le code professionnel de votre médecin. Il y a une double sécurisation. Je fais confiance au système informatique, d’autant plus que les normes de sécurité seront renforcées d’ici 2007.

Caladois : Les médecins devront-ils changer leur matériel informatique pour lire le DMP ?

Xavier Bertrand : Aujourd’hui, il y a un certain nombre de matériels utilisés par les médecins qui sont compatibles. En général, on change un ordinateur au bout de trois ou quatre ans. Le parc informatique sera donc en partie renouvelé d’ici 2007. Concernant Internet, le haut débit est en train de progresser rapidement. Aujourd’hui, nous avons un parc informatique de 85 %, le chiffre d’utilisation chez les médecins n’est pas tout à fait celui-ci, mais ils disent qu’ils sont prêts à mettre le turbo.

Posted by Thierry Abiven on décembre 10, 2004 at 06:09 PM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

Toutes les infos devront être conservées

Poubelle"Personne (ni le patient, ni le médecin) ne supprime rien dans le DMP. Si les médecins veulent revenir sur une donnée, un diagnostic, l’information précédente est gardée avec mention du fait qu’elle est modifiée. Toutes les pièces doivent être conservées".

Suite et source : http://www2.fulmedico.org/a/article.php?id_article=153

Posted by Thierry Abiven on décembre 10, 2004 at 08:46 AM dans Dossier santé : généralités | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

jeudi, 09 décembre 2004

Le parti socialiste et le DMP

Rose_psPour les députés socialistes, le dossier médical est "certes une mesure positive", mais la définition qu'en donne le ministre est "emblématique des ambiguïtés de son projet de loi" : "Nous prédisons et nous redoutons un échec", affirme Jean-Marie Le Guen, pour qui "M. Douste-Blazy est en train de tuer une bonne idée".

La suite : http://www.parti-socialiste.fr/tic/spip_tic/article.php3?id_article=157

Posted by Thierry Abiven on décembre 9, 2004 at 08:35 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mercredi, 08 décembre 2004

Le DMP : outil de coordination




Résultats  de la négociation entre l'Union Nationale des Caisses d'Assurance Maladie et les syndicats médicaux représentatifs

mardi 7 décembre 2004, par medito


Conformément à la loi, les médecins conventionnés consulteront et mettront à jour le dossier médical personnel (DMP) des patients qu'ils prennent en charge.

Le DMP a vocation à suivre le patient tout au long de son parcours de soins, aussi bien en ville qu'à l'hôpital, dans le respect des règles du secret médical.

Dans l'attente de la mise en œuvre du DMP, le médecin traitant établit son dossier médical en conformité avec le parcours de soins coordonné.

A cet effet, ce dossier comporte les éléments d'information suivants : 

- une synthèse actualisée des éléments du dossier nécessaires à la continuité des soins,
- les protocoles de soins, notamment les protocoles relatifs aux soins de longue durée et les protocoles de dépistage,
- les documents transmis par les professionnels participant à la coordination des soins : courriers de réponses, protocoles de soins proposés, résultats d'examens complémentaires, comptes rendus d'hospitalisation, comptes rendus opératoires, etc.

Les éléments ainsi colligés dans le dossier doivent permettre d'attester de la réalité de la coordination assurée par le médecin traitant. Ils sont remis au patient en cas de changement de médecin traitant. »

Note complète : http://www.00dr.com/article.php3?id_article=1302

Posted by Thierry Abiven on décembre 8, 2004 at 10:57 AM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

DMP, télémédecine, santé en ligne : Comment les TIC transforment la médecine ?

A l'avant-veille du lancement de l'appel d'offre du gouvernement sur le Dossier Médical Personnalisé (DMP), l'Atelier a souhaité faire une étude européenne sur la manière dont les TIC contribuent à améliorer les systèmes de soins et le métier des médecins.
La suite : http://www.atelier.fr/article.php?artid=28776&type=Edito

Posted by Thierry Abiven on décembre 8, 2004 at 10:53 AM dans Dossier santé : Documents, Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Maladies rares et DMP

RouagesPour améliorer l'accès aux soins des patients atteints de maladies rares et la qualité de la prise en charge, des centres de référence vont être développés, avec une labellisation nationale (les 34 premiers centres viennent d'être agréés et en 2008, une centaine seront labellisés par type de maladie rare).
Une tarification sera adaptée (dans le cadre de la réforme de la T2A) et le développement de réseaux sanitaires et médico-sociaux seront associés. Le dossier médical partagé sera expérimenté dans un ou deux centres. Il s'agit de la « mesure phare », selon Philippe Douste-Blazy.

Source : le Quotidien du Médecin
En savoir plus sur les maladies rares : http://www.orpha.net/

Posted by Thierry Abiven on décembre 8, 2004 at 08:27 AM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mardi, 07 décembre 2004

Victoires de la médecine

Lors des Victoires de la médecine, Mr DOUSTE-BLAZY, ministre de la santé évoque la loi portant réforme de l’assurance maladie qui "repose sur la responsabilisation des acteurs du système de santé et crée la haute autorité de santé".

"Cette agence indépendante définira les protocoles de soins et les bonnes pratiques auprès des professionnels de santé. Elle sera chargée d’une part d’évaluer l’utilité médicale des actes, des prestations et des produits de santé, et d’autre part de promouvoir la qualité des pratiques médicales   dans notre système de santé.
Elle prévoit également la mise en place progressive,d’ici 2007, du dossier médical personnel, qui contribuera à améliorer la qualité des soins grâce à un meilleur suivi par le médecin, et à limiter les soins redondants".

Posted by Thierry Abiven on décembre 7, 2004 at 10:48 AM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Une étude sur la médecine du futur

3toiles_2Le rapport examine l'nternet en tant qu'outil d'information et de formation (sites Internet, et surtout dossier médical partagé), et la télémédecine (essentiellement téléconsultation et téléchirurgie) qui a vocation à soigner le malade à distance en établissant un diagnostic précis.

Source : l'URL de la source a été modifié, la rendant indisponible. Mille excuses.
Je tente de retrouver ce rapport complet et je le place en pj (en format pdf).

Posted by Thierry Abiven on décembre 7, 2004 at 08:20 AM dans Dossier santé : Documents | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

lundi, 06 décembre 2004

Identification du patient

Présentation de la synthèse de l'étude menée par le Groupement pour la Modernisation du Système Hospitalier (version 1.1 en date d'Avril 2002) :

Download Identification_patient_GMSIH.pdf


Posted by Thierry Abiven on décembre 6, 2004 at 08:34 AM dans Dossier santé : Documents, Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

jeudi, 02 décembre 2004

OFFICE PARLEMENTAIRE D'ÉVALUATION DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES : rapport sur les télécommunications à haut débit au service du système de santé

Arobase_joliDans le domaine de la santé, le XIXème siècle avait connu la « révolution pasteurienne », le XXème celle entraînée par la découverte de la pénicilline, il est probable que le XXIème en connaîtra deux : la génétique et l'intégration à la médecine des nouvelles technologies de l'information qui vont bouleverser en profondeur l'organisation et la conception que nous nous faisons de la médecine

suite : http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i1686-t1.asp#P582_75198

Posted by Thierry Abiven on décembre 2, 2004 at 09:13 AM dans Dossier santé : Documents, Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mercredi, 01 décembre 2004

Le CISS se structure et désigne ses représentants

Après près de 9 ans d’existence, durant lesquelles le CISS aura porté de nombreuses propositions de réformes et permis d’aboutir notamment à la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, le CISS vit une nouvelle étape : il devient une association de la loi de 1901.   

La dynamique issue de la démocratie sanitaire a comme on le sait beaucoup de mal à avancer. C’est la réforme de l’assurance maladie qui l’a relancée puisque les projets d’arrêtés relatifs à la composition des conseils des caisses nationale et primaire d’assurance maladie prévoient la participation du CISS.

Le CISS s’est transformé jeudi dernier à l’occasion d’une assemblée générale constitutive au cours de laquelle il a procédé à l’élection de ses instances exécutives et de ses représentants au conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAMTS).

Ont été élus : Jean-Luc Bernard (Vice-Président du Lien, Président du CISS), Christian Saout (Président de AIDES, Vice-Président du CISS), Emmanuel Rodriguez (Secrétaire confédéral de la Confédération syndicale des familles, Vice-Président du CISS), Marcel Royez (Secrétaire général de la FNATH ’association des accidentés de la vie, Secrétaire général du CISS), Alain Rochon (Administrateur de l’Association des Paralysés de France, Trésorier du CISS), Pierre-Marie Lebrun (Administrateur de l’Unaf, Secrétaire général adjoint du CISS), René Mazars (Administrateur de l’Association française des polyarthritiques, Trésorier adjoint du CISS).

Ont été élus pour représenter le CISS au conseil de la CNAM : Christian Saout (Titulaire), Alain-Michel Ceretti (Président du Lien, Suppléant).

La constitution du CISS en association de la loi de 1901 est une première étape. Il s’agit maintenant que les pouvoirs publics se mobilisent pour permettre l’organisation de la représentation des usagers sur l’ensemble du territoire, en prévoyant notamment les moyens indispensables à l’organisation et à la formation de ces représentants.

Après deux ans d’attente, un espoir se concrétise en matière de démocratie sanitaire. Il est indispensable de continuer dans cette voie.

29/09/04

Posted by Thierry Abiven on décembre 1, 2004 at 11:56 AM dans Dossier santé : communiqué de presse | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Rappel des notes les plus lues en 2004 : journée de réflexion autour du DMP : partie 1/3

IB sud organisait jeudi 9 décembre 2004 à Marseille, une journée de réflexion sur le dossier patient. Plus de 170 personnes y participaient avec un parterre d'intervenants fort intéressants.

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L'assistance nombreuse et studieuse

Professionnalisme et rigueur de l'organisation

Dès l'arrivée au campus universitaire de Luminy, sur les hauteurs de Marseille, l'accueil professionnel laissait présager une organisation rompue à ce type de manifestation. Cela a été le cas du début à la fin : signalétique parfaite pour circuler dans le campus, horaires des sessions et maîtrise du temps des intervenants, organisation du déjeuner, audiovisuel dans l'amphithéâtre, tous ces aspects étaient réglés comme du papier à musique! Monsieur LENTINI, responsable de l'organisation, a su faire preuve de tact et de rigueur, afin de faire de cette journée sans couac, une réussite exemplaire.

Il était aidé par la qualité des interventions regroupées en sessions (4 intervenants par session en moyenne) : la qualité des propos étaient à la hauteur des compétences réunies. L'auditoire posait des questions pas toujours faciles qui donnaient lieu à des échanges instructifs.

Ibsud2






Votre serviteur et le Pr Cinqualbre

Des diaporamas powerpoint rébarbatifs

Les intervenants illustraient leurs exposés par des diaporamas powerpoint, projetés à l'écran. Parfois, certaines illustrations auraient méritées un temps de passage plus important afin de bien en saisir le contenu riche et dense. Il est vrai que la projection successive d'une vingtaine de diaporamas par participant finissait par lasser un peu. Il aurait été plus judicieux d'ouvrir une connexion sur l'internet, meilleure façon de démontrer certains procédés exposés, au lieu de présenter des copies écrans! Bref, tout ceci n'a rien de rédhibitoire à surmonter, surtout en cas de réédition de l'événement dans le courant de l'année prochaine, comme le suggérait certains participants.

Partie 2 : le programme  (publiée lundi prochain)

lien avec Ib Sud news : http://www.ib-sud.com/news.php

Posted by Thierry Abiven on décembre 1, 2004 at 08:55 AM dans Dossier santé : compte-rendu événement | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Rappel des notes les plus lues en 2004 : interopérabilité et DMP

InterroPoint de vue et recadrage par Thierry Abiven

Poser l'interopérabilité comme préalable au DMP, équivaut à une forme de démagogie.

Cela arrange surtout les professionnels de la santé. Et c'est bien normal qu'ils émettent des limites, conditions, demandes, voire doléances, avant la mise en place du DMP français.
Néanmoins, le DMP se conçoit avant tout comme un outil pour, par et avec le patient. La Loi est très claire à ce sujet, au même titre que les rapports (Fieschi) qui l'ont précédé.
A vrai dire, l'interopérabilité permettra sans aucun doute, d'assurer au DMP une vraie continuité dans le système d'information de la santé de ce pays (hôpital, cabinet médical, médecin de ville, infirmier, etc). Par là même, c'est la perennité du DMP qui est en jeu. C'est indiscutable!
En revanche, affirmer qu'il faut d'enblée s'assurer de ce lien si précieux avec l'intégralité des systèmes d'information exogènes, c'est aller vite en besogne. On peut tout à fait lancer le DMP tout en établissant au fur et à mesure ces liens si cruciaux.
Dans le fond,  n'est-ce pas le moyen pour les professionnels de la santé de rappeler au pouvoir politique qu'ils seront la "cheville ouvrière" du DMP. C'est vrai que jusqu'à présent le DMP dans son concept et sa mise en place, ne s'était pas (trop) soucié de leurs avis. Pour finir, il faut garder à l'esprit que ce concept et sa mise en exergue n'est pas neutre (du moins financièrement) pour certains futurs acteurs clés du DMP et par conséquent pour tous les titulaires d'un DMP.

Posted by Thierry Abiven on décembre 1, 2004 at 08:52 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Synthèse sur le "DMP" allemand

GermanycL'introduction de la nouvelle carte de santé allemande prévue au 1er janvier 2006 semble improbable vu le retard pris par le projet. Ce qui pose problème aujourd'hui, ce sont les modalités de transmission électronique des prescriptions et des actes. Les acteurs de la santé en charge de la mise en oeuvre du projet (caisses, médecins, dentistes et pharmaciens) ne parviennent pas à se mettre d'accord. Ils ont pourtant été sommés de le faire par Ulla Schmidt, ministre fédérale de la Santé.

Le problème de fond est le suivant : la transcription électronique de l'ordonnance doit-elle être contenue sur la carte ou bien transmise directement par réseau informatique aux pharmaciens. Dans le premier cas, le patient reste maître de ses infos et en particulier du choix du pharmacien. Dans le second, le titulaire de la carte se voit imposer un pharmacien (comme cela semble être le cas dans certains pays scandinaves).

Cette nouvelle carte concerne 80 millions d'individus (pour le régime général), doit mettre en réseau 200 000 cabinets médicaux, 21 300 pharmaciens et 300 hôpitaux. Elle inclut un dossier médical à trois niveaux :
- un premier niveau lisible sans terminal spécial,
- un deuxième niveau accessible aux professionels de la santé,
- un troisième niveau que seuls un code ou des données biométriques detenus par l'assuré, permettront de déchiffrer.

Le marché représenterait entre 1 et 1,7 milliard d'euros de chiffre d'affaires pour les entreprises informatiques. Celles-ci restent néanmoins gardées à distance par les professionnels de la santé qui ne veulent pas se laisser déposséder du projet.

Ulla Schmidt voulait exporter son modèle vers les autres pays européens : cela semble mal parti d'autant que les français prennent une autre orientation.

Nous semblons par conséquent assez loin d'un DMP européen...

Posted by Thierry Abiven on décembre 1, 2004 at 08:50 AM dans Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Rappel des notes les plus lues en 2004 : un nouveau document essentiel à lire et relire

ClaviernbLes orientations générales de la Direction
de l ’hospitalisation et de l ’organisation des soins en matière de systèmes d’information

Philippe CIRRE

Direction de l ’hospitalisation et de l ’organisation des soins

Bureau des systèmes d’information hospitaliers

Juillet 2004

DHOS/SI- Ph.CIRRE - Juillet 2004
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Pour une approche stratégique
des systèmes d’information (SI)

Les SI sont des instruments au service d’organisations qui mettent en œuvre des processus  répondant à des objectifs

Les acteurs de santé doivent passer d ’une approche technique à une démarche stratégique et organisationnelle

      Les SI et TIC doivent servir prioritairement :

      les processus de soins pour obtenir des gains de qualité et de productivité

      La coordination et la continuité des soins : assurer le  décloisonnement entre les acteurs de santé pour une prise en charge globale du patient

Placer les SI au service des thèmes de santé prioritaires fixés par l’Etat et déclinés régionalement

L’articulation des rôles des différents acteurs
en matière de systèmes d’informations

L’Etat :

      définit les objectifs et les orientations

      veille à l’application des lois et réglemente si nécessaire

      assure la cohérence nationale, coordonne, incite et accompagne, évalue

      assure un soutien financier sur les objectifs prioritaires (mais les hôpitaux restent libres de fixer leur dépenses de SI)

L ’assurance maladie

      co-gère le SI de pilotage commun Etat/assurance maladie

      s ’implique dans la préparation du dossier médical partagé 
   

L’articulation des rôles des différents acteurs
en matière de systèmes d’informations

Les opérateurs nationaux

      GIP CPS : système de sécurité « carte de professionnel de santé »

      GIE Sesam-Vitale : traitement des feuilles de soins électroniques

      le GMSIH : modernisation des SIH

      l ’ATIH : classifications, PMSI, outils de pilotage national ...

Les ARH et les URCAM mobilisent les divers acteurs de santé sur des objectifs de santé en veillant à garantir la cohérence des systèmes d’information

Les établissements et professionnels de santé assurent la maîtrise d’ouvrage des SI : la cohérence des actions, la mutualisation des compétences et la rationalisation des investissements doivent être recherchées

Les industriels proposent des solutions à l ’état de l ’art, interopérables et assurent la maîtrise d’œuvre des projets

Les freins à la modernisation des SI

La faiblesse des maîtrises d’ouvrage : un manque fréquent

      de précision et de standardisation dans l’expression de la demande

      de capacité à gérer le changement

      de mutualisation des compétences et des investissements

Un défaut de culture du partage de l’information de santé

Les limites de l’offre

      une couverture fonctionnelle insuffisante sur la production de soins

      un défaut d’interopérabilité et d’intégration

Le niveau trop bas d’investissement des hôpitaux sur les SI

      5% des investissements hospitaliers (150 M€/an)

      des budgets d ’exploitation (en moyenne)

      public : 1,7% (mais certains à 2-3%)

      privé : entre 0,5 et 0,8%


Les axes de travail et les leviers
pour la modernisation des SIH

Trois axes majeurs :

      Informatisation du dossier médical et des processus de soins

      Intégration, ouverture et sécurisation des SIH : un besoin d’infrastructures cohérentes pour construire un système d’information de santé

      système de gestion et de pilotage (PMSI, ENC, compta anal…)

Les leviers

      Réforme de l ’assurance maladie

      Droits du patient (loi du 4 mars 2002 et les décrets : accès au dossier, politiques de confidentialité, hébergement)

      réforme de la tarification hospitalière (T2A)

      Plan Hôpital 2007, plan cancer, plan urgences

      L’accréditation
      

Les actions engagées 1/2

Définir des référentiels et un cadre de cohérence

Développement des actions de normalisation/standardisation (AFNOR, ISO, IHE)

Définition de spécifications au niveau national (GMSIH) : urbanisation, architecture, infrastructures, composants métiers (processus de soins)

Elaboration des décrets d’application de la loi de 2002

      décret du 29 avril 2003 sur le dossier médical

      projet de décret sur les politiques de confidentialité

      projet de décret sur l ’hébergement des données de santé

Expérimentation de plates-formes de communication régionales

Les actions engagées 2/2

Soutenir l’investissement sur des priorités

Soutien au développement de la télésanté

Soutien aux échanges ville-hôpital (e-santé 2000-2002)

Volet SI du plan Hôpital 2007 (300 M€)

Inciter au renforcement des maîtrises d’ouvrage

Evolution des missions du GMSIH vers l’accompagnement

Incitation à renforcer les maîtrises d ’ouvrage d’établissement (favoriser les équipes pluridisciplinaires DIM-DSI)

Incitation à l’évolution des missions des groupements de coopération informatique vers l’assistance à maîtrise d’ouvrage

Confier la maîtrise d’œuvre aux industriels

Accélérer l ’informatisation du système de santé (SIS) : une évolution de méthode

Moderniser les SIH et construire les SIS : un chantier démesuré ?

Un besoin de méthode, d ’assistance et de régulation sur la base d ’un pilotage de l ’Etat renforcé

      définition d ’objectifs prioritaires

      mise en place au niveau national des moyens nécessaires à la spécification du SIS et à la conduite des projets (maîtrise d ’ouvrage)

      mobilisation des acteurs de santé sur le thème des SI

      accompagnement méthodologique

      soutien financier

La région comme niveau particulièrement adapté de mobilisation des acteurs sous l’impulsion des ARH et des URCAM 

Intérêts et limites de l’action
au niveau régional en matière de SI 

Un espace opérationnel particulièrement adapté : organisation, coopération, financement, tutelle

      Un relais pour le niveau national (Etat/assurance maladie)

      Mobilisation des acteurs par les ARH et URCAM sur des stratégies régionales

      Constitution de structures coopératives de maîtrise d’ouvrage

      Mise en œuvre d’outils collaboratifs (portails)

Dépasser la région pour éviter le cloisonnement et rationnaliser les investissements

      La mise en œuvre des infrastructures de SIS et des plates-formes de communication

      Les services d’hébergement des dossiers médicaux personnels

Les thèmes prioritaires de mobilisation
des établissements sur les SI

Concentrer les efforts sur des priorités :

      La mise en œuvre des services de base des SI : identification du patient, annuaires, sécurité-confidentialité (système CPS)

      Le dossier de santé électronique du patient : mise en cohérence de la production des données, du stockage, de la communication et du partage entre les hôpitaux, les réseaux, les professionnels de santé

      Les réseaux régionaux de cancérologie

      L’informatisation globale de la prise en charge des urgences

      L’informatisation du circuit du médicament

      La prescription électronique

Le dossier de santé électronique partagé

Un projet national dans le cadre de la réforme de l ’assurance maladie, piloté par l ’Etat

Un dossier de santé « hébergé » accessible par internet, fortement sécurisé, maîtrisé par le patient

l ’accessibilité aux professionnels est décidée par le patient

Une approche pragmatique pour un montée en charge progressive, conduisant à une généralisation rapide

un outil simple, peu structuré, articulé avec les SI des professionnels appelés à l ’alimenter et à le consulter (établissements de santé, réseaux, PS libéraux) : assurer l ’interopérabilité

Une partie du contenu est obligatoire et la présentation du dossier conditionne le remboursement des soins

Le dossier hébergé : des services de base (alimentation/consultation du dossier)et des services métier optionnels pour les PS

Une mise en œuvre début 2005 sur des régions pilotes

Posted by Thierry Abiven on décembre 1, 2004 at 08:20 AM dans Dossier santé : Documents | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

Rappel des notes les plus lues en 2004 : le texte de Loi sur l'Assurance maladie adopté par l'Assemblée Nationale

Ass-NatCa y est! La Loi relative à la réforme (la 18eme) de l'Assurance maladie a été adoptée hier par la représentation nationale.

En fait, ce sont les députés du parti UMP qui ont permi à Monsieur le ministre Douste-Blazy de faire passer la loi. Les députés du groupe socialiste avec certains députés du groupe UDF ont fortement critiqué le texte, notamment en insistant sur ses apsects financiers qui, selon leurs interventions, ne répondent pas sur le fond au problème posé et rejettent sur les générations futures les règlements nécessaires.

En tous les cas, le dossier médical personnel est de fait une disposition adoptée par la Loi. Il appartient désormais aux sénateurs de l'examiner avant son retour pour l'Assemblée afin d'être définitivement Loi de la République. Il sera intéressant de suivre les débats de nos sénateurs qui, sur le thème de l'Asurance maladie, auront très certainement des remarques, voire des amendements pertinents à apporter aux textes actuels.

Afin de vous faire une idée de leur contenu, notamment en ce qui concerne le dossier médical informatisé, voici le texte (tout frais de l'Assemblée) que je vous invite à examiner : en cliquant sur Download ta0315-1.pdf (attention, pour le lire, vous devez disposer d'Acrobat Reader) que vous pouvez télécharger ici : http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep2.html

Posted by Thierry Abiven on décembre 1, 2004 at 07:43 AM dans Dossier santé : Droits et Loi | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack