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dimanche, 31 octobre 2004

Les chinois aussi ...

Selon le Shanghai Daily du mois de Mai, les hôpitaux de Shanghai mettent en place un système d’enregistrement etSd’archivage de dossiers médicaux en ligne. Un pilote est en cours dans cinq hôpitaux.

Posted by Thierry Abiven on octobre 31, 2004 at 09:39 AM dans Dossier santé : environnement | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

samedi, 30 octobre 2004

Après le DMP, la photo médicale partagé

medicament_clavierLe Quotidien du Médecin du : 17/06/2004

Ce qui fait le succès de la photographie numérique, outre sa facilité d'utilisation, c'est la possibilité de la partager, dans l'instant, avec tout son carnet d'adresses électroniques.
Les médecins ne font pas autrement que leurs contemporains.
Alors que l'on ne jure plus en haut lieu que par le DMP, le dossier médical partagé, à mettre en œuvre pour chaque Français de plus de seize ans entre 2005 et 2007 (laps de temps qui suscite, soit dit en passant, la stupéfaction des milieux informatiques), les médecins de terrain inventent la PMP, la photo médicale partagée (voir notre enquête pages 6 à 8).
Un moyen simple d'éviter une visite chez le spécialiste, un transfert en urgence inutile ou de se former en discutant d'un cas difficile à plusieurs.
Un moyen peu coûteux depuis la démocratisation des appareils photos numériques et l'envolée d'Internet. Et il n'y a même pas toujours besoin du haut débit. Les médecins font cette constatation que des images de faible qualité suffiront dans la plupart des cas (une radio de fracture, comprimée en jpeg par exemple, ne pèse que quelques dizaines de Ko). Passant outre les interminables débats sur le fonctionnement de la télémédecine (« qui est responsable ? comment rémunérer l'acte » ?), ces praticiens transmettent, en pièce jointe via le Web, des photos pour avoir l'avis d'un spécialiste. Voilà du télédiagnostic de base qui marche.
Dans les réunions de concertations, chacun vient au CHU avec ses images dans une clé mémoire USB, pour les partager.
Des messageries sécurisées sont opérationnelles qui ne demandent qu'à se développer. Il n'y aura peut-être qu'à encourager l'utilisation balbutiante de la messagerie chez les médecins pour alimenter les futurs DMP agrémentés de quelques PMP.

Marie-Françoise de Pange

[email protected]

Posted by Thierry Abiven on octobre 30, 2004 at 09:36 AM dans Dossier santé : utilisation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

vendredi, 29 octobre 2004

Rappel : Marseille et une journée de réflexion autour du DMP

Disposer d'une base documentaire, c'est bien. Se confronter à l'expérience et approches d'autrui, ce n'est pas mal non plus. Cette journée marseillaise offre pour ce faire, une excellente occasion. Je vous invite à consulter le programme, à vous y inscrire et surtout à y venir.Ib_sud_1

Posted by Thierry Abiven on octobre 29, 2004 at 02:08 PM dans Dossier santé : utilisation | Permalink

Mise en place du haut conseil de la CNAM

http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/33_041028pdb.htm

Posted by Thierry Abiven on octobre 29, 2004 at 10:47 AM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

POINT DE VUE : Ne fantasmons pas sur le dossier médical informatisé, par Dominique Vadrot

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• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 23.09.04

Mon confrère Denis Labayle nous expose (Le Monde du 21 septembre) sa peur d'un monde où le fichier médical et génétique informatique des personnes serait comme une "étoile jaune" qui marquerait les poitrines de l'indignité des "tares" innées ou acquises en servant d'outil de sélection des candidats dans tous les actes de leur vie courante. Bien pire que le fichier fiscal ou bancaire, plus infamant que le casier judiciaire, plus simple et rapide à consulter que l'état des points du permis de conduire, ce dossier médical informatisé lui apparaît comme une effrayante menace pour nos libertés.

Mais s'il a raison sur un point - aucune ségrégation n'est acceptable, qu'elle soit ou non fondée sur des critères médicaux, et nous devons tous veiller à en maintenir l'impossibilité -, il se trompe en partant du principe que les médecins qui travaillent depuis des années à élaborer un tel dossier médical informatisé n'ont pas pensé à se poser les mêmes questions que lui.

La confidentialité de ce que nous savons des personnes qui se confient à nous et l'éthique de ce que nous faisons sont en effet deux de nos problèmes constants ; surtout depuis que les avancées technologiques ne cessent d'en rendre le respect plus difficile.

Quel choix aurait été proposé à la mère de Toulouse-Lautrec enceinte si l'échographie avait existé à son époque ? Depuis que l'informatique a été introduite en médecine, nous l'avons utilisée pour améliorer les performances des appareils, ou pour mener des études épidémiologiques. Mais toujours dans le sens d'une amélioration des soins prodigués aux patients. Toujours en pesant le pour et le contre, ses avantages et ses inconvénients, à l'instar de toutes les autres techniques avant elle.

Il n'en ira pas différemment pour le "dossier médical personnel", tel que le définit maintenant la loi française. Un outil au service du patient, dont les avantages sont multiples. Maîtrise des coûts, bien sûr, mais grâce à l'amélioration de la qualité des soins : moins d'examens, moins d'infections nosocomiales, moins de risques d'erreurs dans les prescriptions, moins de temps perdu. Un outil dont les inconvénients (réels ou supposés) sont parfaitement identifiés.

Nous savons depuis longtemps que le dossier idéal devra concilier deux impératifs a priori contradictoires : la disponibilité des informations pour les professionnels "légitimes" (de par leur profession) et "autorisés" (par le patient), en même temps qu'une garantie absolue de confidentialité à l'encontre d'éventuels utilisateurs indésirables (assureurs, banquiers, employeurs, etc.).

Or il se trouve que nous savons le faire. La technologie Internet nous le permet. Elle est compatible avec l'identification rapide et sécurisée des intervenants (mot de passe, carte électronique, biométrie), ainsi qu'avec le chiffrement (ou cryptage) des informations transmises. Le tout se combinant pour interdire que ces informations soient consultées par des intrus non autorisés dans le système.

Quant aux intervenants professionnels de santé, tenus, depuis toujours, par la loi, à la confidentialité (secret professionnel tel que le définit le code pénal, secret médical tel que le définit le code de déontologie), on ne voit pas pourquoi le recours à l'électronique les inciterait à y déroger plus qu'ils ne le faisaient jusqu'à présent.

Tout passera, comme avant, par la confiance des patients envers leurs praticiens ; la loi garantissant en outre aux premiers le droit d'autoriser, ou non, les seconds à accéder à leur "dossier médical partagé"; ou à une partie de son contenu.

Le cadre juridique est par conséquent très strict. Les professionnels de la santé ne pourront communiquer à d'autres professionnels de santé que les informations que leurs patients les autoriseront à transcrire et dans leur intérêt direct à propos des soins qui les concernent. Dossier informatique ou non, leurs devoirs resteront les mêmes.

Le danger potentiel que nous décrit Denis Labayle ne se trouve donc pas là, mais bien plutôt dans le risque que le patient se fasse "piéger" lui-même... "à l'insu de son plein gré".

Depuis la loi d'avril 2002 sur les droits des patients, ceux-ci peuvent en effet demander copie de leur dossier hospitalier. L'hôpital étant tenu de le leur remettre sur simple demande. Dès lors, il faudra sans doute veiller à ce qu'aucun banquier ou assureur ne puisse exiger de ses clients la production d'un tel document en échange, par exemple, d'un prêt ou d'une assurance-vie. Ce qui ne relève pas, là, de la science-fiction : on raconte que certains patients auraient d'ores et déjà obtempéré à de telles demandes. En toute légalité. Sans doute faudra-t-il changer cela. Peut-être en envisageant de mutualiser les garanties des prêts bancaires entre les bien-portants et les malades, au même titre que l'assurance-maladie mutualise aujourd'hui les cotisations sans distinguer entre ses assurés selon leur état de santé. Ce qui est juridiquement possible, voire socialement souhaitable. Peut-être finalement en interdisant, grâce au code pénal, en corrélation avec de fortes peines, à quiconque de demander des "informations médicales la concernant" à une personne donnée en dehors de sa stricte prise en charge médicale.

Restera ensuite à régler les cas exceptionnels. Tels que le droit d'accès des juges d'instruction ou des policiers qui les secondent. Ou celui des médecins-conseils de l'assurance-maladie. Tous autorisés, pour l'instant et dans certaines conditions, à consulter les dossiers médicaux nominatifs des personnes sur lesquelles ils enquêtent. Et quid des assurances-maladie complémentaires qui n'ont toujours pas pour l'instant de tels droits ?

Voilà les vraies, les grandes questions qu'il conviendra de résoudre. Mais force est d'admettre que changer la loi sur ce point est une question de société, pas de médecine.

"Dossier médical personnel" informatisé ou non, ces questions se posaient déjà. On se tromperait de débat, et aussi de siècle, en ne les soulevant que maintenant. Au risque de retarder un progrès considérable, dont l'enjeu est l'amélioration de la qualité des soins prodigués à tous.

Dominique Vadrot est professeur de médecine, chef du service de radiologie de l'hôtel-dieu (Paris), président de la commission des réseaux de soins de l'assistance publique-hôpitaux de paris (APHP).

Posted by Thierry Abiven on octobre 29, 2004 at 08:16 AM dans Dossier santé : problèmatique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

jeudi, 28 octobre 2004

Le dossier médical informatisé, une nouvelle carte d’identité ?

Le_monde

Article publié dans Le Monde du 21/09/04.

"Désolé, cher monsieur, mais, après examen de votre dossier médical, nous ne pouvons pas vous accorder ce prêt bancaire." Cette réponse, aujourd’hui, ne nous surprend plus. Le banquier ne va pas prendre le risque de prêter de l’argent à un citoyen susceptible de tomber malade ou d’être atteint d’un handicap. Une santé aléatoire rend la vie professionnelle difficile et les remboursements incertains. Cette logique financière est, dans notre société, implacable !

"Désolé, cher monsieur, mais après examen de votre dossier médical, notre directeur des ressources humaines n’a pas retenu votre candidature au poste proposé." Cette réponse-là est pour demain matin. Et en toute logique d’entreprise, que dire de ce jeune directeur dynamique qui, en refusant l’embauche d’individus susceptibles de tomber malades, ne cherche qu’à limiter l’absentéisme ? On est là dans une logique de rentabilité, on fait des affaires, et non la charité !

"Désolé, cher compatriote, nous ne pouvons retenir votre dossier d’inscription en faculté à la vue de votre dossier médical et surtout de votre analyse génétique. Certes, vous avez 20 ans, vous disposez d’un excellent livret scolaire, mais vous êtes porteur des gènes Ppa42, cb241 et Fct75 et, avec ce profil génétique, vous avez toutes les chances de ne pas atteindre la cinquantaine." Cette réponse est peut-être pour demain. Là encore, le raisonnement économique est imparable. Que reprocher à une société raisonnable qui cherche à investir sur ses meilleurs citoyens en se donnant les moyens de les sélectionner dès le début des études ? Rien, bien sûr, puisque l’argent des citoyens doit être utilisé au mieux.

Cette imperceptible évolution relève-t-elle de la science-fiction ? Pas sûr. Les restrictions exercées par les banques sont entrées dans les mœurs, et l’intrusion permanente des assurances dans le secret médical n’est remise en cause par personne. Pire, il ne suffit pas d’être malade, le seul fait de passer certains examens biologiques peut être préjudiciable. On sait que se faire faire une recherche de sérologie HIV est considéré dans certains dossiers comme preuve d’une instabilité sentimentale.

Avec le dossier médical informatisé que l’on met actuellement en place, on franchit une nouvelle étape. Certes, aujourd’hui, on nous l’affirme, le seul objectif est de lutter contre le gâchis et de réduire le déficit de la Sécurité sociale : éviter 2 échographies la même semaine ou 2 consultations de spécialistes en 3 jours. Soit, mais, demain, une fois créé, ce dossier médical très complet, puisque informatisé, ne servira-t-il qu’à cela ? Ne sera-t-il pas utilisé à des fins nouvelles, imprévues ?

Déjà, lors de la création du livret médical par le gouvernement Balladur, certains médecins avaient tiré la sonnette d’alarme sur l’utilisation abusive de ce document non confidentiel qui pouvait, dans certaines circonstances, pénaliser le patient. C’est pour cette raison que nombre de pédiatres, à l’époque, s’étaient engagés à ne pas y faire figurer certaines maladies susceptibles de porter préjudice à l’enfant dans son insertion sociale, comme, par exemple, l’épilepsie.

Avec un dossier médical informatisé obligatoire, le danger devient majeur. Qui empêchera, dans quelque temps, un dirigeant d’entreprise de connaître officieusement le dossier médical ? Quel candidat en recherche de poste s’y opposera ? Une fois inscrit, l’antécédent de dépression nerveuse ne restera-t-il pas à vie comme une preuve d’instabilité psychique ? L’on voit déjà la moue dubitative de l’examinateur du dossier. Je ne parle pas de celui qui sera traité pour une maladie chronique. Celui-là n’aura que ses yeux pour pleurer. On connaît dès aujourd’hui la discrimination à l’embauche en cas de handicap visible. Il n’y a aucune raison que la même discrimination ne s’exerce pas si le handicap invisible, par exemple le diabète, devient visible.

Et, dans l’avenir proche, lorsque nous connaîtrons notre carte génétique, rien ne sera plus simple que de l’inscrire sur le dossier médical. On nous expliquera alors que tout cela est pour notre bien, que le seul objectif est un meilleur suivi des risques, une surveillance préventive des maladies. Les arguments ne manqueront pas. Mais ce dossier médical renforcé pourra devenir non seulement une pièce d’identité, mais un moyen de contrôle et de sélection des individus dans leur vie professionnelle et privée.

Notre société sécuritaire en période de panique n’est pas en mal d’imagination. Quand on voit la multiplication un peu partout des systèmes de contrôle et de sécurité, on est en droit de s’interroger sur les risques de tout système informatisé qui nous met en carte. Pour entrer aux Etats-Unis, l’étranger ne doit-il pas, depuis peu, fournir 35 paramètres ? Les renseignements médicaux feront bientôt partie de ces paramètres, si nous n’y prenons garde. Ainsi, pour pister quelques fraudeurs, nous mettons en place un arsenal inquiétant.

Bien d’autres champs d’économies méritent d’être explorés : une meilleure gestion des soins d’urgence, une meilleure coordination des structures sanitaires et, s’il faut renforcer les contrôles, peut-être peut-on se pencher sur les indications abusives de certaines explorations onéreuses ou les coûts de plus en plus exorbitants des médicaments. Encore faut-il s’en donner les moyens avec des contrôleurs non pas tatillons, mais de haut niveau et efficaces. Je ne suis pas sûr qu’avec ce dossier informatisé notre santé aille mieux, que la Sécurité sociale améliore ses finances, mais je suis certain que notre liberté finira par être menacée.

Denis Labayle, médecin, chef de service (hépato-gastro-entérologie) à l’Hôpital sud-francilien.

Posted by Thierry Abiven on octobre 28, 2004 at 08:11 AM dans Dossier santé : problèmatique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mercredi, 27 octobre 2004

Echange et format de données

Fleches
D'ici à 2007, les informations concernant un patient devront être partagées par les professionnels de la santé. Ce qui pose des problèmes d'échange et de format des données.

Suite : http://www.01net.com/article/250943.html

Posted by Thierry Abiven on octobre 27, 2004 at 07:46 AM dans Dossier santé : utilisation | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mardi, 26 octobre 2004

Trois articles du "Monde" sur le DMP

Logo_lemonde_1
http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],36-384333,0.html

http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],36-384332,0.html

http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],36-384334,0.html

Rappel : une à deux notes nouvelles par jour sur votre weblog dédié au DMP!

Posted by Thierry Abiven on octobre 26, 2004 at 10:48 AM dans Dossier santé : généralités | Permalink

Votre dossier médical sur support papier est en perpétuel danger! Par Thierry Abiven

Papiers
Je ne parle pas de la fragilité du papier : tout collectionneur de vieux livres – j'en fais partie – sait que ce support est très fragile....

Ce que je veux dire, c'est que votre dossier médical est exposé à de multiples abîmes. D'emblée, il peut brûler (car je rappelle que le papier, ça brûle). C'est une triste réalité mais c'est comme ça! Une allumette, et tout part en fumée.... Il peut également devenir illisible à la suite d'un dégâts des eaux. Qui n'a pas eu à subir un tel désagrément? De la flotte en quantité sur un dossier et il devient inutilisable!

Après l'épreuve éliminatoire du feu et de l'eau, il y a la possibilité de perdre votre dossier médical. Vous le trimbalez avec vous partout et vous l'oubliez. Là encore, qui n'a jamais rien oublié d'important ou de précieux, à un moment donné de sa vie (des clefs par exemple ou un portefeuille)? Ce n'est pas tout, votre sacro saint dossier médical (avec tout plein de paperasses) peut faire l'objet d'un vol. Oui, d'un vol! Car il paraît que vos infos santé sont tellement importantes qu'une multitude d'intrus souhaite avidement les subtiliser (à des fins nuisibles pour vous, bien évidemment). En tous les cas, ce qui est sûr, c'est que des papiers médicaux ne sont en aucun cas protégé du vol! Sauf à les placer dans votre coffre-fort. Mais là encore, on a vu assez de films de voleurs qui percent un coffre pour douter de leur fiabilité.
Il y a aussi les enfants! Quoi de plus amusant que de déchirer, éparpiller des papiers si bien classés ou de s'en servir comme support à de charmants dessins ou encore d'en faire un feu de bois. Bon... je ne dis pas que tous les enfants sont turbulents à ce point. Ceci dit, ce que je décris là, j'en ai fait l'amère expérience et pour me consoler, je me suis dit n'être pas le seul....

Bon, pas d'affolement. Comme la plupart de mes concitoyens, je n'ai pas de dossier médical. Le jour où je vais en avoir un, je souhaite vivement le placer sur un serveur accessible. Je le fais aujourd'hui pour mes messages internet, mes disques durs, mes photos, etc. Alors, vous pensez bien que je ne vais pas hésiter pour mon dossier médical à moi, rien qu'à moi et à ceux à qui je voudrais bien donner un accès!
Oh bien sûr, le serveur hébergeant mon dossier peut imploser, être inondé, être attaqué par des vilains, voire se perdre dans les réseaux informatiques mondiaux. Et oui, comme une multitude de choses pratiques de la vie, il y a un risque! A partir du moment où le niveau de risque est acceptable (c'est à dire présente un taux de réalisation faible) pour des utilisateurs pleinement conscients, moi, ça ne me dérange pas! Il faut simplement m'avertir de la nature du risque et des ses conséquences, un peu comme au cinéma, on nous invite à vérifier que le film qu'on va voir a bien reçu un visa d'exploitation...

Et vouloir supprimer le risque, en toutes circonstances et pour chaque chose, je me pose la question si c'est vraiment sérieux?

Posted by Thierry Abiven on octobre 26, 2004 at 09:04 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

lundi, 25 octobre 2004

Le P2P appliqué au DMP

Le National Institute of Communications and Information Technology (Japon) expérimente actuellement un réseau P2P qui relie entre eux 16 hôpitaux pour permettre aux médecins et personnels d'accéder à un service de recherche, de transférer des informations sur leurs patients et de visualiser images et vidéos 3D haute résolution.
Objectif : éviter les doublons de tests médicaux et surtout conserver le dossier médical du patient, quel que soit l'hôpital où il se trouve. Le "dossier médical partagé" en P2P, en quelque sorte.

Posted by Thierry Abiven on octobre 25, 2004 at 07:33 AM dans Dossier santé : Etats-Unis | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

samedi, 23 octobre 2004

DMP : avis de la CNIL

arobase12/07/2004 - Echos des séances

Saisie par le Gouvernement du projet de loi de réforme de l’assurance maladie, la CNIL, lors de sa séance du 10 juin 2004, a admis que les assurés sociaux ne soient pas réellement libres de refuser l’accès à leur dossier médical personnel mais a demandé que des garanties appropriées de nature à préserver la vie privée des individus et la confidentialité des données entourent la mise en place de ce dossier.

Le projet de loi de réforme de l’assurance maladie prévoit l’attribution à chaque bénéficiaire de l’assurance maladie d’un dossier médical personnel qui sera hébergé sur internet et comportera les données recueillies ou produites à l’occasion des activités de prévention, de diagnostic ou de soins.

Le niveau de prise en charge des actes et prestations par l’assurance maladie sera subordonné à l’accès du professionnel de santé au dossier médical personnel.

Les données de santé parce qu’elles relèvent de l’intimité de la vie privée doivent faire l’objet d’une protection particulière. Eu égard à cette sensibilité particulière et, sauf les cas de transmissions prévues par la loi et justifiées par des intérêts de santé publique, la CNIL a toujours compté, parmi les garanties de nature à assurer cette protection, le recueil nécessaire de l’accord de la personne au partage des données médicales.

En outre, l’article L.1110-4 du code de la santé publique, dans sa rédaction issue de la loi du 4 mars 2002 sur les droits des malades, affirme le droit de toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins au respect de sa vie privée et au secret des informations le concernant. Cet article précise également que plusieurs professionnels de santé peuvent échanger des informations relatives à une même personne prise en charge afin d’assurer la continuité des soins et sauf opposition de la personne dûment avertie.

La Commission observe que, conformément aux exigences rappelées ci-dessus, le texte du projet de loi, par la référence qu’il contient aux dispositions de l’article L.1111-8 du code de la santé publique, implique que la création du dossier médical personnel repose sur le consentement exprès de la personne concernée. Néanmoins, dans la mesure où le niveau de prise en charge des actes et prestations est subordonné à l’accès du professionnel de santé au dossier, il apparaît que ce consentement n’est pas totalement libre.

En ce qui concerne les données relatives à la santé, l’article 8 de la directive 95/46/CE du 24 octobre 1995 prévoit que leur traitement est interdit sauf dérogations telles que, en premier lieu, le consentement explicite de la personne concernée. Il dispose également que, sous réserve de garanties appropriées, les Etats membres peuvent prévoir par leur législation nationale, pour un motif d’intérêt public important, d’autres dérogations.

La Commission estime que les dispositions du projet de loi instituant le dossier médical personnel et liant le niveau de remboursement des soins à l’accès du professionnel de santé à ce dossier sont justifiées par un motif d’intérêt public important qui est, aux termes mêmes du texte soumis à son avis, « la coordination, la qualité et la continuité des soins » et l’amélioration de « la pertinence du recours au système de soins », l’ensemble du projet de loi visant à sauvegarder l’assurance maladie.

Elle rappelle néanmoins qu’aux termes mêmes des dispositions de l’article 8 de la directive précitée du 24 octobre 1995, la possibilité de dérogation est subordonnée à l’introduction de garanties appropriées.

Ainsi, la Commission estime que la loi devrait être complétée par une mention particulière indiquant que les données susceptibles d’être portées dans le dossier médical personnel sont couvertes par le secret professionnel tel que celui-ci est défini par le code pénal et que quiconque aura obtenu ou tenté d’en obtenir la communication en violation des dispositions du présent article s’exposera à des sanctions pénales, de même que quiconque aura modifié ou tenté de modifier les informations portées sur ce même dossier.

Elle considère également que, dès lors qu’il serait envisagé de recourir au réseau internet pour permettre l’accès à ce dossier médical personnel, une telle utilisation, compte tenu des risques de divulgation des données, ne peut être admise que dans la mesure où des normes de sécurité extrêmement strictes sont imposées tant aux professionnels de santé qu’aux organismes appelés à héberger les données.

A cet égard, le principe de l’interdiction de toute commercialisation des données de santé directement ou indirectement nominatives devrait être posé dans la loi.

S’agissant de l’information des personnes, la CNIL rappelle la nécessité d’une information claire de la personne sur les modalités de constitution, de mise à jour et d’utilisation et de conservation de ses données médicales ainsi que des conditions dans lesquelles elle pourra elle-même accéder à ses données. Les modalités retenues pour l’identification et l’authentification, en particulier le recours à la carte de professinnel de santé, devront aussi être définies.

Posted by Thierry Abiven on octobre 23, 2004 at 08:53 AM dans Dossier santé : France, Dossier santé : problèmatique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

vendredi, 22 octobre 2004

Les lois danoise, anglaise et néerlandaise concernant l'accès au dossier médical

Europe
Au Danemark, la loi de 1998 sur le statut juridique du patient, qui s'est substituée à la loi de 1993 sur l'accès aux informations médicales, précise l'ensemble des droits des malades et affirme le droit pour chacun, à partir de l'âge de quinze ans, d'être informé de son état de santé et des possibilités de traitement, ainsi que d'accéder à son dossier médical.

En Grande-Bretagne, le droit d'accès aux dossiers médicaux est organisé différemment selon que ceux-ci sont ou non automatisés. Dans le premier cas, il est garanti par la loi de 1984 sur la protection des données personnelles, tandis que, dans le second, la loi de 1990 sur les fichiers de santé s'applique. Au cours de l'année 2001, l'ensemble de ces dispositions devrait être remplacé par celles contenues dans la loi de 1998 sur les données personnelles.

Aux Pays-Bas, la loi sur l'accord en matière de traitement médical, entrée en vigueur en 1995 et incorporée au code civil, affirme l'existence d'un contrat entre les patients de plus de seize ans et les prestataires de soins de santé, et oblige ces derniers à établir un dossier pour chaque patient.

Posted by Thierry Abiven on octobre 22, 2004 at 08:40 AM dans Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

jeudi, 21 octobre 2004

Le DMP a ses avantages...

le DMP "sera un plus pour le médecin, un plus pour la Sécu et un plus pour le patient", a estimé Philippe Douste-Blazy après avoir rappelé que chaque année, "128.000 hospitalisations sont dues à de mauvaises interactions entre médicaments".

Posted by Thierry Abiven on octobre 21, 2004 at 05:19 PM dans Dossier santé : généralités | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Le séminaire du consensus

Conclusions
La cinquantaine de participants - des syndicats de libéraux, des cadres de l'assurance-maladie, des représentants des médecins hospitaliers et des associations d'usagers - au séminaire organisé par l'ANAES (dirigé par Alain COULOMB) a plébiscité le DMP.

Leur mission : plancher sur les modalités de mise en oeuvre du DMP.

A l'arrivée, on a un document surtitré "Objectif : DMP, un dossier à partager" et intitulé "la concertation avant l'action". Il présente neuf mesures :

1°) l'approbation collective
2°) la qualité et la continuité des soins
3°) un pilotage unique (binôme usagers-professionnels)
4°) utilisation simple (ce qui suppose un contenu initial simple et une maîtrise de son évolution)
5°) sécurité, confidentialité et éthique doivent être garanties dans la plus grande transparence
6°) la mise en oeuvre de pilotes régionaux pour valider les solutions d'interopérabilité entre logiciels
7°) la proposition prioritaire d'un DMP, à partir de 2005 sur les patients en affection de longue durée (ALD), aujourd'hui pris en charge à 100 % et l'intégration des expériences régionales déjà existantes
8°) la gestion des droits d'accès, "masquage" des éléments du dossier, conditions de mobilisation des établissements et professionnels de santé et modalités de financement, coût de constitution d'un DMP (estimé à 15 euros par dossier) et origine du financement.
9°) les mots clés de la communication à mettre en oeuvre afin de promouvoir le DMP : "le DMP, c'est bon pour la santé".

Sur le document final est aussi mentionné que « la réussite du DMP reposera sur la simplicité d'utilisation du système et un enrichissement progressif du contenu ».

Ce séminaire marque la fin de la mission de concertation et de réflexion sur le contenu et le déploiement du DMP confiée par Philippe Douste-Blazy à Alain Coulomb, directeur général de l'Anaes.

Posted by Thierry Abiven on octobre 21, 2004 at 01:29 PM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Van Roekeghem donne le ton

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Les nouveaux parcours de soins sont censés produire des économies considérables dès 2005. Comment concilier cet objectif avec les exigences des syndicats sur la rémunération du médecin traitant, du spécialiste consultant ?

Le médecin traitant et les parcours des soins ne sont pas prioritairement des outils de maîtrise des dépenses mais d'amélioration de la qualité des soins. Cela dit, il s'agit effectivement que la négociation qui s'ouvre contienne des éléments permettant à la fois de soigner mieux et d'être porteurs d'économies. La mise en place de la coordination se traduira naturellement par une optimisation médicalisée des dépenses. Quand un médecin connaîtra le dossier médical du patient et pourra accéder aux examens déjà réalisés, notamment à l'hôpital, il s'ensuivra des économies. Il s'agit aussi de valoriser les missions respectives des médecins généralistes et des spécialistes, en optimisant leur intervention dans un souci de valeur ajoutée et de santé publique.


La suite : http://65.54.244.250/cgi-bin/linkrd?_lang=FR&lah=28dcd2818d8e8c330550707cfbd2fbf8&lat=1098354870&hm___action=http%3a%2f%2fwww%2equotimed%2ecom%2fjournal%2findex%2ecfm%3ffuseaction%3dviewarticle%26Dartidx%3d195526%26dnews%3d136496%26Newsid%3d20041020

Posted by Thierry Abiven on octobre 21, 2004 at 12:42 PM dans Dossier santé : interview | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Les parlementaires rendent leur diagnostic sur le dossier médical informatisé

Verrou
Par Estelle Dumout
ZDNet France
Mercredi 20 octobre 2004

Chaque assuré aura-t-il son dossier médical numérisé sur une clé USB? C’est l'une des propositions formulées par l’OPESCT. Il préconise également d’ériger en délit toute communication de ce dossier aux assureurs ou aux employeurs.

La suite : http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39178550,00.htm

Posted by Thierry Abiven on octobre 21, 2004 at 12:28 PM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Inforoute (Canada) : un joueur clé dans le système de santé de demain

Networking3_1Lien vers le site d'inforoute et vers le mot du président : http://www.infoway-inforoute.ca/newsletter/vol01_no01/index.php?lang=fr

Précision : le rôle d'Inforoute n'est pas de concevoir et de mettre en œuvre des solutions (notamment en matière de DSE / dossier de santé électronique), mais de fournir une structure favorisant et accélérant leur développement et leur adoption à l'échelle nationale.

Posted by Thierry Abiven on octobre 21, 2004 at 08:23 AM dans Dossier santé : Canada | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mercredi, 20 octobre 2004

Reflexions canadiennes

CanadaUn article très intéressant sur l'introduction des NTIC dans le domaine de la santé et leur impact sur l'organisation des systèmes de santé.

Pour le lire : http://www.hec.ca/chairetisante/mission2.html

Posted by Thierry Abiven on octobre 20, 2004 at 09:13 AM dans Dossier santé : Canada | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mardi, 19 octobre 2004

Les infirmiers pas contents

Lu dans l'Humanité (version net) aujourd'hui

La Fédération nationale des infirmiers (FNI) « est scandalisée d’apprendre que « dans un premier temps, le Dossier médical personnel sera interdit aux infirmiers ». Elle rappelle que, « sans le partage de l’information, il ne peut y avoir de coordination efficace et une qualité de soins optimale [...] ». Elle note avec regrets que seuls les médecins et les associations d’usagers ont été invités à travailler sur le DMP au cours d’un séminaire les 15 et 16 octobre.

Posted by Thierry Abiven on octobre 19, 2004 at 10:39 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

La greffe d'une puce électronique aux Etats-Unis

Drapusa

Une société américaine, Applied Digital Solutions, a mis au point une puce électronique contenant des informations médicales. Plusieurs malades se sont déjà fait implanter sous la peau du bras cette puce afin de permettre un accès rapide des médecins aux informations médicales.
Cette innovation soulève cependant une controverse aux Etats Unis, car beaucoup estiment que son usage menace la vie privée...

Posted by Thierry Abiven on octobre 19, 2004 at 09:01 AM dans Dossier santé : Etats-Unis | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

lundi, 18 octobre 2004

La commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale examine

Ass_nationale
demain (19/10) le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

L'originalité de cette Loi provient du fait qu'elle s'inscrit dans une perspective annuelle en affichant un objectif ambitieux qui suppose un impact immédiat sur les dépenses...

Elle contient la promesse d'un redressement sans précédent de la branche maladie. Le déficit devrait ainsi être ramené de 13 à 8 milliards d'euros en une année, première étape vers le retour à l'équilibre à l'horizon 2007.

Dans ce contexte, la "maîtrise médicalisée" (parcours de soins, médecin traitant, protocoles, dossier médical personel) apporterait 1 miliard d'euros d'économie.

Or le dernier rapport de la comission des comptes assure que si certaines économies peuvent être chiffrées avec un degré de précision et de certitude conséquent, "il n'en est rien des inflexions de tendance qui pourront résulter des mesures de maîtrise médicalisée, lesquelles visent des changements de comportements s'étalant sur plusieurs années". On pense bien entendu au DMP qui coûtera de l'argent avant d'en rapporter (étant donné les directions que nous avons l'air de prendre...).

Pourquoi n'a-t-on pas pensé à un DMP qui ne couterait pas d'argent, ni au patient, ni aux contribuables, ni à la Sécu.?

Posted by Thierry Abiven on octobre 18, 2004 at 10:25 AM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Une bonne synthèse pour commencer la semaine...

Grace à vie publique.fr

http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/assurance_maladie/assurance_maladie.htm

Posted by Thierry Abiven on octobre 18, 2004 at 09:11 AM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

samedi, 16 octobre 2004

Ares - Medicares - Healthweb

Ares signale que Medicares, son pôle médical, a été retenu par l'AP-HP pour un ensemble de quatre contrats de TMA (tierce maintenance applicative) sur trois ans, et par le Centre de Traitement de l'Information Médicale des Armées (CETIMA) pour son projet de dossier médical partagé (DMP) autour du progiciel Healthweb édité par Ares.

Posted by Thierry Abiven on octobre 16, 2004 at 11:20 AM dans Dossier santé : entreprises | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

vendredi, 15 octobre 2004

Une cinquantaine d'acteurs de la santé planchent en ce moment sur le DMP

Un séminaire organisé à la demande du gouvernement et sous l'égide de l'Anaes (Agence nationale d'accréditation et d'évaluation) - dont le président Alain Coulomb a été chargé d'une mission sur le DMP par M. le ministre de la santé - planche en ce moment sur le DMP.

Représentants des professions de santé libérales et hospitalières, des usagers, des administrations centrales, de l'assurance-maladie, des Ordres professionnels et expert en informatique tentent, ensemble, de définir un cahier des charges.

Les industriels ont été volontairement exclus afin de ne pas mélanger les genres : un appel d'offre doit être lancé à partir de janvier 2005.

La réunion commencée le 15 octobre doit s'achever le 16.

Posted by Thierry Abiven on octobre 15, 2004 at 05:29 PM dans Dossier santé : environnement | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Belgique : Commission Normes en matière d'Informatique médicale

Lors du Conseil des ministres du 30 mai 1997, il a été décidé, sur demande du Ministre de la Santé publique, d'ajouter des points d'action supplémentaires relatifs à la télématique au « Plan d'action coordonné 1997-1999 en matière d'informatique dans le gouvernement fédéral ».
Dans ce cadre, il a été décidé la création d'une « « Commission Normes en matière d'Informatique médicale », Images_1 chargée de soutenir le développement et la mise en oeuvre de normes nationales et internationales en matière d'information et de télématique médicale. Il ne s'agit nullement d'une commission ayant une compétence normative mais bien d'un organe technique d'avis en ce qui concerne les normes en matière de télématique dans le secteur des soins de santé. La compétence officielle de normalisation demeure en effet du ressort de l'IBN (Institut belge de Normalisation), ainsi que de celles du CEN (Comité européen de Normalisation) et de l'ISO (International Standards Organisation).

Posted by Thierry Abiven on octobre 15, 2004 at 09:28 AM dans Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

jeudi, 14 octobre 2004

Compugroup entre dans la dance...

Selon ZDNet France, Cegetel va transférer le 1er novembre, à Transpac et Atos Origin, la gestion informatique du réseau Sesam Vital dont sa filiale RSS avait jusqu'ici la charge. À la suite de quoi, elle sera reprise par Compugroup.

L'opérateur du groupe Vivendi Universal a vendu sa filiale Réseau santé social (RSS) à la société Compugroup, spécialiste des services internet destinés aux professionnels de santé (montant de la transaction non précisée).

Auparavant, la concession de service public accordée à Cegetel depuis novembre 1998, pour gérer le réseau informatique du système Sesam Vitale (et notamment les "feuilles de soins électroniques"), sera arrivée à son terme. Dès le 1er novembre, deux nouveaux prestataires prendront le relais, pour gérer le nouveau système baptisé Réseau Sesam Vitale (RSV).

Il s’agit de Transpac, l’opérateur de réseaux professionnels de France Télécom, qui se chargera de la partie connexion des organismes d’assurance maladie au RSV; et d'Atos Origin qui gèrera la plate-forme de messagerie propre à Sesam Vitale.

«L’adossement de RSS à un spécialiste du secteur médical a pour objectif d’assurer la continuité du développement de ses activités», écrit Cegetel dans un communiqué. «Elle n’aura aucun impact technique pour les abonnés qui bénéficieront d’une complète continuité de service», garantit l’opérateur téléphonique.

Selon le quotidien Les Échos, RSS a engrangé en 2003 un premier bénéfice net de 3,5 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 23 millions d’euros. La société emploie environ 50 personnes. Elle revendique 68.000 clients et affirme avoir transporté, pendant les six ans qu’a duré la concession de service public, 2,6 milliards de feuilles de soin électroniques. Olivier Hesse, directeur général de la société depuis 1999, gardera son poste au sein de RSS.

Posted by Thierry Abiven on octobre 14, 2004 at 03:34 PM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

3 MAI 1999. - Arrêté royal déterminant les conditions générales minimales auxquelles le dossier médical doit satisfaire

ImagesDate Moniteur: 30/07/99 Référence moniteur: 1999022690

Les belges montrent une avance certaine dans la réflexion qui les conduit à l'équivalent de notre DMP...

ALBERT II, Roi des Belges,
A tous, présents et à venir, Salut.
Vu la loi sur les hôpitaux, coordonnée le 7 août 1987, notamment l'article 15, modifié par la loi du 29 avril 1996, et l'article 17, modifié par la loi du 22 décembre 1989;
Vu la loi du 29 avril 1996 portant des dispositions sociales, notamment l'article 156;
Vu l'avis du Conseil national des Etablissements hospitaliers, Section programmation et agrément, émis le 8 juin 1995;
Vu l'avis du Conseil d'Etat, donné le 17 novembre 1998;
Considérant que l'arrêté soumis détermine les conditions minimales auxquelles le dossier médical doit répondre; lequel est constitué du dossier infirmier et du dossier du patient;
Considérant que le présent arrêté royal dispose qu'un dossier médical est ouvert pour chaque patient dans un hôpital, tel que prévu à l'article 2 de la loi sur les hôpitaux, coordonnée le 7 août 1987; que les travaux préparatoires parlementaires afférents à la loi du 13 mars 1985, par laquelle la définition actuelle du concept d'hôpital a été intégrée dans la disposition légale précitée, montrent à suffisance que la portée du concept d'hôpital ne se limite pas aux patients qui y séjournent, mais inclut également l'hopitalisation de jour et le traitement ambulatoire (Doc. parl., Sénat, 1984-85, 765, n° 2, p. 3); que le principe de la constitution du dossier médical s'applique donc à tous les patients visés;
Considérant que l'on peut raisonnablement s'attendre à ce que le dossier médical ou certains de ses éléments, notamment le rapport de sortie, soit tenu, conservé et transmis sous forme électronique; qu'en attendant, cette possibilité est prévue dans le présent arrêté, lequel dispose que le Ministre qui a la Santé publique dans ses attributions peut fixer les modalités pratiques concernant l'échange électronique de données provenant du dossier médical; que les modalités précitées, afférentes à l'échange électronique de données et à tous les aspects qui y sont liées, notamment la structure des données, seront fixées dans le délai susmentionné; que, pour des raisons d'efficacité et de cohérence, le Ministre sollicitera l'avis de la Commission « Normes en matière de Télématique au service du secteur des Soins de Santé », créée par l'arrêté royal du 3 mai 1999 »;
Sur la proposition de Notre Ministre de la Santé publique et des Pensions et de Notre Ministre des Affaires sociales,
Nous avons arrêté et arrêtons :

Article 1er. § 1er. Dans un hôpital, comme visé à l'article 2 de la loi sur les hôpitaux, coordonnée le 7 août 1987, un dossier médical est ouverte pour chaque patient. Combiné au dossier infirmier, ce dossier constitue le dossier du patient.
§ 2. Le dossier médical peut être tenu et conservé sous forme électronique pour autant qu'il soit satisfait à toutes les conditions fixées dans le présent arrêté. Le Ministre qui a la Santé publique dans ses attributions peut fixer des modalités pratiques concernant l'échange électronique de données provenant du dossier médical
§ 3. Le dossier médical doit être conservé pendant au moins trente ans dans l'hôpital.
Art. 2. § 1er. Le dossier médical comporte au moins les documents et renseignements suivants :
1° l'identité du patient;
2° les antécédents familiaux et personnels, l'histoire de la maladie actuelle, les données des consultations et hospitalisations antérieures;
3° les résultats des examens cliniques, radiologiques, biologiques, fonctionnels et histopathologiques;
4° les avis des médecins consultés;
5° les diagnostics provisoires et défintifs;
6° le traitement mis en oeuvre; en cas d'intervention chirurgicale, le protocole opératoire et le protocole d'anesthésie;
7° l'évolution de la maladie;
8° éventuellement le protocole de l'autopsie;
9° une copie du rapport de sortie.
§ 2. Les documents visés au § 1er, 3°, 4°, 5°, 6° et 8° doivent être signés respectivement par le médecin responsable, les médecins consultés, le médecin qui a posé le diagnostic, le chirurgien et l'anesthésiste traitants ainsi que par l'anatomopathologiste.
Art. 3. § 1er. Le rapport de sortie, visé à l'article 2, § 1er, 9°, comprend :
1° le rapport provisoire qui assure la continuité immédiate des soins;
2° le rapport complet sur le séjour à l'hôpital, signé par le médecin responsable du patient.
§ 2. Le rapport visé au § 1er, 1° est :
1° soit remis au patient à l'attention de son médecin traitant et de tout médecin concerné;
2° soit transmis au médecin traitant et à tout médecin concerné.
Ce rapport contient tous les renseignements nécessaires permettant à tout médecin consulté par le patient d'assurer la continuité des soins.
§ 3. Le rapport visé au § 1er, 2° est communiqué du médecin de l'hôpital au médecin désigné par le patient.
Ce rapport contient les éléments anamnestiques, cliniques, techniques et thérapeutiques caractérisant au mieux l'hospitalisation et le suivi nécessaire.
Art. 4. Le dossier médical, plus spécifiquement le rapport de sortie, doit être le compte rendu fidèle de la démarche diagnostique et thérapeutique.
Art. 5. L'enregistrement du Résumé Clinique Minimum visé à l'article 153, § 2, 3°, de la loi du 29 avril 1996 portant des dispositions sociales, sera basé sur les documents de l'article 4.
Art. 6. § 1er. Les dossiers de tous les patients ayant quitté le service sont classés et conservés dans des archives médicales organisées de préférence de manière centrale et électronique ou tout au moins groupées au niveau du service avec un numéro unique par patient au sein de l'hôpital.
Les dossiers doivent être accessibles en permanence aux médecins associés au traitement du patient.
§ 2. Le patient ou son représentant légal a le droit de prendre connaissance, par l'intermédiaire d'un médecin choisi par lui, des données du dossier médical qui le concernent.
Art. 7. Le présent arrêté entre en vigueur six mois après le jour de sa publication au Moniteur belge.
Art. 8. Notre Ministre de la Santé publique et des Pensions et Notre Ministre des Affaires sociales sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.
Donné à Bruxelles, le 3 mai 1999.
ALBERT
Par le Roi :
Le Ministre de la Santé publique et des Pensions,
M. COLLA
La Ministre des Affaires sociales,
Mme M. DE GALAN


Moniteur Belge
26/07/2003
Article lu 521 fois

Voir les 1 comm

Posted by Thierry Abiven on octobre 14, 2004 at 09:12 AM dans Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mercredi, 13 octobre 2004

Portalys de l'Institut Curie

Modelisation_virus_grippeL'Institut Curie à Paris utilise depuis plus d'un an, un dossier médical informatisé, appelé Portalys, accessible via internet aux médecins traitants extérieurs à l'hôpital. Les médecins partenaires peuvent consulter le dossier de leurs propres patients soignés à l'Institut Curie, l'enrichir, et dialoguer avec les spécialistes de l'Institut.
Dans le cadre des réseaux de soins, des milliers de patients et de médecins devraient être concernés à terme par ce système de consultation du dossier médical informatisé et d'échanges d'information, a-t-il précisé. Portalys permet jusqu'à 500 connexions simultanées. Ce système sécurisé a coûté près d'un million d'euros. Après plusieurs mois de tests menés notamment auprès d'un réseau de gynécologues, l'Institut Curie a commencé à informer les patients de sa mise en place. Les médecins extérieurs à l'institut ne peuvent accéder qu'au dossier de leurs propres patients et à condition que ces derniers aient donné leur accord. Le médecin utilise sa carte de professionnel de santé (CPS), ou un identifiant et un mot de passe, pour accéder au portail d'accès sécurisé Portalys. Ensuite un second système de sécurité contrôle le droit d'accès du médecin demandeur au dossier informatisé complet du patient (comptes rendus de consultations, d'examens, de soins, d'hospitalisation, radios et autres résultats d'imagerie...).
Petit bémol, les patients n'auront accès à leur propre dossier que par l'intermédiaire d'une "personne accompagnante", comme leur médecin traitant.

Lien vers leur site sécurisé : https://portalys.curie.net/html/Accueil.htm

Posted by Thierry Abiven on octobre 13, 2004 at 09:04 AM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mardi, 12 octobre 2004

Eviter d'abord les accidents médicamenteux et les actes inutiles

Medicament_clavierPour le secrétaire d'Etat à l'Assurance maladie, Monsieur Xavier Bertrand, il s'agit d'installer dans les meilleurs délais, les instances chargées du pilotage du système de santé et de commencer sans tarder, les négociations conventionnelles.
Pour le dossier médical personnel, clarté et simplicité doivent guider la mise en place. Eviter d'abord les accidents médicamenteux et les actes inutiles constituent une priorité avant de se consacrer au codage des actes et des symptômes.
Le DMP ne doit pas alourdir la charge de travail du médecin mais s'intégrer dans la pratique même de praticien. Il n'y a de DMP que partagé et compris par les médecins qui sont les acteurs essentielles de la réforme de l'Assurance maladie.

Posted by Thierry Abiven on octobre 12, 2004 at 08:38 AM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

lundi, 11 octobre 2004

NURSING data, la Suisse n'est pas à la traîne.

Le projet NURSING data a pour objectif d'élaborer un système d'information infirmier national qui permette de récolter des données infirmières dans les trois secteurs de la santé - le domicile, les établissements médico-sociaux et l'hôpital - toutes les spécialités (selon la subdivision de l'activité médicale) et les quatre régions linguistiques.
Suisse
Ce système devra être compatible avec les autres systèmes suisses et les classifications médicales et devra aussi permettre des comparaisons internationales, compte tenu de la législation sur la protection des données.

PS : j'ai trouvé cette article dans un site belge fort intéressant dont voici l'URL : http://www.sixi.be/index.php?action=rubrique&id_rubrique=250

Posted by Thierry Abiven on octobre 11, 2004 at 08:43 AM dans Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

vendredi, 08 octobre 2004

Une journée marseillaise autour du DMP

JOURNEE INFORMATIQUE MEDICALE : Technologies et interrogations autour du dossier patient

Jeudi 9 décembre 2004 à Marseille (8 h 45 - 16 h 30)

Organisée par l'Ecole Supérieure d'Ingénieurs de Luminy

Comité Scientifique : Hélène Cros – Le Gloan (Institut Paoli Calmettes); Pr Marius Fieschi (Faculté de Médecine de Marseille); Dr Bernard Giusiano (Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille); Pr Henry Kanoui (Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Luminy); Jacques Parrouffe (Médical Eye Tec); Dr Pascal Staccini (CHU Nice – Université de Sophia Antipolis)

C'est une journée à ne pas manquer pour toutes les personnes intéressées par le DMP. Le programme couvre de nombreux aspects du DMP qui méritent un développement précis. Nous sommes informés largement en avance (c'est dans 2 mois : on a le temps de prendre nos dispositions ...). En plus, c'est à Marseille !

Pour ma part, j'y serai : ce sera donc l'occasion de faire connaissance ;-)
Ib_sud

Posted by Thierry Abiven on octobre 8, 2004 at 04:48 PM dans Dossier santé : environnement | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

ACCES DIRECT AU DOSSIER MEDICAL . ANALYSE ET SIGNIFICATION

Dossier (à l'origine) destiné à l'Académie de Médecine

Questions – Réponses


1- Y a t-il une spécificité à l'accès direct au dossier patient en psychiatrie ?

Cette question posée par le Professeur Glorion a eu le mérite de relancer le débat au delà des évidences.
La psychiatrie, publique, associative et privée, représentée par le C.A.S.P.(Comité d'Action Syndicale de la Psychiatrie), s'agissant de cette question centrale, ne souhaite pas constituer une spécificité à la psychiatrie.
Dès lors que le débat assimilait accès au dossier à liberté individuelle, la question de la psychiatrie pouvait en effet être posée. Cette discipline est la seule à pouvoir réduire la liberté du sujet à travers la loi d'hospitalisation à la demande d'un tiers pour les patients ne disposant pas, momentanément, de leur libre arbitre.


La suite http://www.psychiatrie.com.fr/articles/art412.html

Posted by Thierry Abiven on octobre 8, 2004 at 08:52 AM dans Dossier santé : généralités | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

jeudi, 07 octobre 2004

Le vrai coût du DMP

Il y a de l'estimation dans l'air... 13 et 25 euros par patient et par an : voila ce que le DMP en France va couter.
Soit entre 650 millions et 1,2 milliards par an pour 50 millions de français agés de plus de 16 ans. Il s'agit là d'une hypothèse.
Quant à savoir qui payera la facture : pas d'infos pour le moment... Le patient directement, la sécu., ou l'état grâce aux économies réalisées?

PS : les chiffres précédents allaient de 5 à 35 euros. La fourchette se resserre donc...

Posted by Thierry Abiven on octobre 7, 2004 at 11:32 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Nul n'est censé ignorer la Loi!

JusticePour tout savoir sur la loi relative à l'assurance maladie : http://www.legifrance.gouv.fr/html/actualite/actualite_legislative/2004-810/assurance_maladie.htm

Posted by Thierry Abiven on octobre 7, 2004 at 08:47 AM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mercredi, 06 octobre 2004

Vu hier soir sur France 3

DousteblazyNotre ministre de la santé, Monsieur Douste-Blazy a déclaré que le DMP marchera "car il le rendra obligatoire". Il s'est ensuite étonné de fait que la France constitue l'un des rares pays à permettre la multiplication d'un même examen avec un remboursement possible pour chacun. Le DMP qui inscrira chaque type de consultation, permettra de mettre un terme à cela.
L'accès au DMP sera sécurisé : il faudra pour cela la carte de l'assuré social et la carte du médecin. Cette double entrée sécurisera le système et permettra de savoir qui est entré, a assuré le ministre.

Posted by Thierry Abiven on octobre 6, 2004 at 11:49 AM dans Dossier santé : France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

mardi, 05 octobre 2004

Assurance-vie ou prêt bancaire et DMP

Vous êtes nombreux à me poser la question de savoir si l'obtention d'un prêt auprès d'un établissement bancaire ou la souscription à une assurance vie peut être bloqué par une consultation du DMP par la banque ou l'assureur.
La réponse est NON!
Ce type d'établissement financier procédera à un examen de votre personne (sous la forme appropriée d'un bilan de santé) comme c'est le cas actuellement. En clair, il s'agit pour votre médecin de répondre à une batterie de questions sous l'éclairage de radio si nécessaire, avant de transmettre le tout à l'organisme qui l'a suscité.
La consultation du DMP ne sera pas nécessaire. De toute façon, celle-ci est subordonnée à l'autorisation expresse du patient. Si le cas échéant, de tels établissement demandaient de consulter votre DMP, nous serions TRES nombreux à les remettre à leur place! Ce qui signifie en d'autres termes, que le mieux consiste à rester vigileant... Et... à bon entendeur, salut!Main_avec_dollars

Posted by Thierry Abiven on octobre 5, 2004 at 08:37 AM dans Dossier santé : problèmatique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

vendredi, 01 octobre 2004

Des nouvelles de la Belgique

La Belgique semble pour l'instant la grande abscente quant au dossier médical partageable.
Voici un texte qui informe sur le sujet même s'il date de 1998... !!!
http://www.ordomedic.be/web-Fr/fr/a84/a084005f.htm

Posted by Thierry Abiven on octobre 1, 2004 at 09:12 AM dans Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack