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jeudi, 23 septembre 2004

Gestion médico-administrative intégrée pour le CHU de Nantes avec Clinicom (Le Journal du Net)

La gamme de solutions Siemens Health Services, basée sur l'outil Intersystems Caché, constitue le coeur du système d'information de l'établissement hospitalier, qui s'est doté d'un dossier médical unique partagé. (Mardi 26 août 2003)

On peut facilement conclure de cet article que la mise en place du DMP au niveau d'un centre hospitalier n'est déjà pas un objectif facile à atteindre... Quid de la généralisation du DMP au niveau national?

Constitué de huit établissements regroupants 3266 lits, le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes emploie 7800 agents dont 6375 appartenant au personnel non médical. 2000 postes bureautiques et 600 secrétaires dans 80 services produisent les documents relatifs aux patients.

L'établissement s'est doté dès 1999 d'un système d'information ciblé, qui devait répondre au besoin de partage d'information par échanges électroniques, partage axé autour d'un dossier médical unique partagé.

Auparavant, un système d'information très tourné vers l'administratif (gestion des admissions et de la facturation, notamment) ne touchait qu'un très petit nombre d'utilisateurs. Le projet mis en en place à partir d'avril 1999 visait, lui, quelque 4000 utilisateurs potentiels.

Une solution intégrée basée sur la technologie Intersystems
Le choix s'est porté sur la gamme Clinicom, éditée par Siemens Health Services (SHS, ex Shared Medical System), qui constituait en 1998 (soit au moment de la sélection de l'outil), "la seule solution qui permettait d'avoir un dossier médical commun avec saisie d'activité directement à la source" selon Pierrick Martin, chef de centre informatique adjoint à la DSITS du CHU de Nantes.

La solution SHS, basée sur la base de données Caché d'Intersystems, présentait en outre l'avantage d'être un outil intégré, offrant par exemple "une seule gestion des habilitations" comme le souligne M. Martin.

Le produit centralise les informations du référentiel partagé par l'ensemble des utilisateurs du système, gère les communications avec les applications "satellites", et met par ailleurs à disposition d'un entrepôt de données les informations transmises par les systèmes de production.

Mise en oeuvre sur cinq ans

Débutée en avril 1999, l'implémentation du projet a mobilisé, à son point le plus haut, environ 50 personnes (équitablement répartis entre le personnel de la DSITS et les fourniseurs - SHS et l'intégrateur Cap Gémini principalement).

Après une phase de spécifications, adaptation, paramétrage, puis une phase de tests en 2000, ainsi que la reprise des données la même année, et enfin la formation de 4000 utilisateurs entre fin 2000 et début 2001, le basculement s'est effectué en avril 2001 - six mois environ après la date initialement prévue - pour environ 1800 utilisateurs, dont 200 administratifs.

Depuis, deux compléments majeurs ont été apportés: le premier concerne la centralisation de toute la bureautique médicale (compte-rendu de consultation, par exemple), le second, intervenu au premier trimestre 2003, inclue la gestion de la psychiatrie au système d'information. Au dernier trimestre est prévu l'intégration du dossier biologique du patient, puis, au premier trimestre 2004, celle de compte-rendu issus des services médico-techniques. Au dernier semestre 2004, pour finir, est prévue l'ouverture du dossier médical électronique commun à la médecine de ville.

10 millions d'euros d'achats de licences et prestations
Une telle implantation a inévitablement suscité un "changement de culture" pour le personnel médical, ce qui a nécessité, outre la formation, une politique d'accompagnement, un renforcement de l'assistance utilisateur (notamment par un support fonctionnel via un centre d'appel) et une cellule de maintenance liée à l'accroissement des postes de travails avec l'avancée du projet (de 500 à 3000 PC). Au total, un an a été nécessaire après la mise en place pour assurer l'adhésion de tous.

Aujourd'hui, le CHU de Nantes se montre satisfait de son choix, son objectif - l'obtention d'un point d'entrée unique - ayant été atteint. L'apport de l'intégrateur Cap Gémini s'est averé crucial, permettant de réussir l'approche "big bang".

Côté éditeur, M. Martin souligne la volonté de SHS de "réussir le projet" mais affirme qu'on "ne peut pas cacher la difficulté de l'adaptation de Clinicom à l'échelle du CHU : nous avons fait évoluer considérablement le produit et parfois essuyé les plâtres ; bien sûr cela n'allait jamais assez vite et nous attendons des évolutions de la part de l'éditeur, notamment sur la prise en compte des urgences, l'intégration de l'imagerie, la prescription des soins, la gestion des lits, mais il faut dire que nous étions le premier CHU avec lequel travaillait SHS".

Dossier Travail collaboratif
Le coût du projet se monte, pour les seuls achats externes et en excluant l'effort propre du CHU, à 10 millions d'euros, dont environ 4 liés à l'éditeur et 6 à l'intégrateur. Si un retour d'investissement n'a pas été calculé, des indicateurs précis issus d'un système de pilotage développé spécifiquement ont été mis en place pour mesurer, entre autres, l'exhaustivité et la qualité de la saisie.

[Jérôme Morlon, JDNet]

Posted by Thierry Abiven on septembre 23, 2004 at 08:55 AM dans Dossier santé : France | Permalink

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